Sortie le 24 avril 2020 sur PC et PS4, Predator: Hunting Grounds  est un jeu multijoueur développé par Illfonic. Le jeu, développé sous Unreal Engine arpente la dure loi des FPS/TPS. Bien que l’idée de base soit agréable, on se rend vite compte qu’une fois en jeu, ce n’est plus du tout le cas.

Condition de test :
Le test suivant a été réalisé sur la version PS4 du jeu. Il est possible que certains points rapportés ne soient pas présents sur la version PC voir PS4 Pro du soft. Je ne ferais pas de comparatif entre la version PS4 et PC.

A propos

Après un retour fracassant dans Mortal Kombat X, notre chasseur d’exception a décidé d’avoir sa propre production. Predator: hunting grounds est donc une inspiration venant du film Prédator de 1987.

Le principe de Prédator (le film) reste simple, un commando débarque dans une jungle luxuriante pour sauver les survivants d’un crash d’avion. Une fois sur place, ils découvriront qu’ils ne sont pas seuls et que quelque chose les traques, les décimant un par un. Le film est également connu pour sa réplique culte “S’il peut saigner, on peut le tuer !“.

À l’instar de ses prédécesseurs tel que Friday the 13th ou encore le célèbre Dead by Daylight, Predator: hunting grounds ne fait pas l’unanimité. Sans plus attendre, voici le test attendu.

Le Scénario

Predator: hunting ground ne brille clairement pas son scénario quasi inexistant. Cependant, dans son unique mode de jeu disponible, vous aurez le choix d’incarner un commando ou le fameux Predator. Pour les commandos, les “missions” sont relativement basiques bien que différentes selon l’endroit avec un bref briefing au début. Plusieurs petites missions, par sessions de 15 minutes sont présentes. Concernant le Predator, elle est encore plus simple, récupérer le plus de trophée possible.

La condition de victoire des commandos est l’accomplissement pur et simple de vos objectifs, avec la mort du Predator. Ce dernier, une fois tué et son auto-destruction désamorcée vous donnera accès à une “mission secondaire” en guide de conclusion. Pour le Predator, rien de plus simple, il suffira de décimer le groupe de commando.

Le commando

Predator: Hunting Grounds

En tant que commando, vous débarquez donc à un endroit choisi par les membres de votre équipe, par un vote. Vos objectifs, allant d’une récolte de données à une destruction d’installation, vous seront indiqués sur votre carte. La plupart de vos avancés seront entrecoupés par la venue des guérilleros, sortis de nulle part, indiquant un peu plus facilement votre position au Predator.

Une fois votre “mission” terminé, vous devrez inéluctablement tuer le Predator pour pouvoir être exfiltré et concluant ainsi votre mission. Tuer le Predator est loin d’être compliqué, surtout si vous restez soudé. En effet, le commando a une force de frappe largement plus puissante que le “terrible” Predator. Une fois ce dernier tué, deux choses sont possibles : fuir ou désamorcer son auto-destruction. L’un est plus facile que l’autre, je vous laisse deviner lequel. Fuir se montre bien plus simple que le désamorçage, c’est d’ailleurs ce que les joueurs feront le plus souvent.

Désamorcer l’auto-destruction est d’un casse-tête sans précédent. Absolument aucune info ne vous est transmise à ce sujet. Pour bien faire, il faut faire concorder les séries de codes entre elles. Le procédé peut avoir des allures simples mais une fois devant vous ne saurez pas comment faire avant une bonne dizaine de tentatives, le temps de comprendre. Malgré mes essais et échecs, je n’arrive toujours pas à savoir si je dois faire correspondre le code du bas, avec celui du haut, ou inversement.

Toutefois, si vous y arrivez, votre objectif principal sera modifié. Au lieu de vous enfuir en hélicoptère, vous devrez sécuriser le corps du Predator le temps que l’extradition se fasse. Pour couronner le tout, les guérilleros tenteront de vous en empêcher afin de voler votre butin.

Le Predator

Predator: Hunting Grounds

La mission du Predator est relativement “simple”, il a pour but de tuer les membres du commando et de récupérer le plus de “trophées” possible. Pour ce faire, il va falloir traquer vos cibles mais également l’IA afin d’en prendre les trophées. Ceci étant, faite tout de même attention car, lors de la “récolte” de votre trophée, vous êtes vraiment très vulnérable.

Le gameplay

Alors là, soyez confortablement assis car il y en a des choses à dire. Si lors de vos premières parties le plaisir et là en tant que chasseur ou commando, le plaisir prendra vite fin au bout de quelques heures à peine. Le déséquilibre présent entre les deux est tellement grand que vous aurez tendance à beaucoup plus jouer le commando que le Predator. Ce fameux “chasseur” censé inspirer la peur dès qu’il est aperçu, ne vous surprendra plus tellement tant vous aurez de la facilité pour le tuer.

Le Predator, de son côté, bien que doté d’un attirail sympathique se retrouvera vite limité lors des affrontements. Équipé d’une vision thermique et d’un lanceur plasma, tout est en place pour instaurer la peur, du moins sur le papier. Sa capacité à se camoufler vous aidera grandement mais là encore, elle est facilement détectable si vous êtes très observateur, normal me direz-vous.

Manette en main, le jeu reste jouable et un tantinet fluide. On constate cependant, du moins, sur PS4, que niveau FPS, le jeu est loin d’exceller dans le domaine. En effet, il n’est pas rare que votre jeu se mette à ralentir, sans raison apparente, rendant l’immersion, surtout en vue FPS, quasi injouable voire même vomitif. On sent clairement que le jeu a du mal à tourner avec seulement 30 FPS, ne comptez clairement pas en avoir plus.

De plus, le jeu ne vous prendra jamais par la main. Le maigre tutoriel n’est basé que sur le Prédator et là encore, il pèche à être correct. Des fonctionnalités essentielles à votre traque, comme l’utilisation du canon à plasma, ne vous sont même pas expliquées. Concernant les commandos, leurs fonctionnements est plus ou moins similaire à celui du Predator. Quelques détails changent mais les touches restent en général les mêmes.

Les graphismes

Predator: Hunting Grounds

Si Predator: Hunting Grounds à bien un gros défaut, c’est celui-là. J’aurais souhaité ne pas en venir à ce fait-là mais il est quand même trop important pour passer à côté. Bien que je pense que l’image se suffit à elle-même, parlons-en un petit peu.

En plus de n’être que rarement à 30 FPS, il possède des graphismes dignes des débuts de PS3 et encore. Les textures ne sont pas jolies et je ne vous parle même pas de l’aliasing. Les différents spots lumineux ont des éclairages quasiment opaques, les textures scintillent et la direction artistique n’est pas fabuleuse. Certes, le titre ne profite pas du même budget qu’un triple A mais tout de même.

D’autres soucis peuvent aussi survenir lors de vos parties et pas des moindres. Des bugs vous empêchant d’attaquer votre cible en tant que chasseur rendent le jeu particulièrement amer. Cela se comprend, un chasseur ne pouvant pas chasser … ne sert plus à rien ! Certains bugs vous obligeront également à relancer votre jeu, comme si ce n’était déjà pas assez pénible comme ça.

Quant au matchmaking, il semble relativement capricieux, surtout en tant que Predator. Les temps d’attentes, affichés lors de la sélection, ne sont clairement pas respectés. Pour exemple, lors d’un test hier, j’ai dû attendre plus de 10 minutes (contre 4 annoncés) afin de trouver une partie. A contrario, en tant que commando, vous mettrez environ 2 à 4 minutes pour avoir une partie.

En conclusion ?

Pour conclure ce test, je dirais que Predator: Hunting grounds n’est clairement pas exempt de défauts. Bien que ce dernier mette en avant deux camps contraires, le manque de cartes et de contenus se fait sentir et ça dès les premières heures de jeux. Hormis l’aspect de personnalisation, qui suscite de l’intérêt pour le jeu, on se retrouve vite lassé par ce dernier. Quant à la personnalisation, bien que correcte, une bonne partie ne sert pas à grand-chose. Les classes, qui semblent intéressantes ne sont en fait qu’un simili de la classe principale. Certaines vous permettront de courir plus vite, d’autres d’être plus lent mais résistant et ça quel que soit le camp que vous allez choisir.

Un système de lootbox est également présent afin de vous aider à débloquer les différentes variantes de tenues ou d’armes. Vous en obtiendrez une à chaque monté de niveau mais elles sont aussi achetables pour le prix de 500 véritanium (la monnaie du jeu). Cette monnaie s’obtient lors de la montée en niveau ou la récupérant pendant votre mission.

Au final, vous vous rendrez vite compte que 3 cartes, c’est peu et que l’on en fait très vite le tour, chasseur comme commando. Il est dommage et regrettable que l’action principale de Predator: Hunting Grounds ne se focalise que sur le tout premier Predator (le film de 1987). Espérons tout de même, durant les semaines ou mois à venir, que des mises à jour correctives ainsi que du nouveau contenu puissent voir le jour assez rapidement et ce, gratuitement.

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5/10

L'avis de la rédaction

Plus

  • La bande-son tirée du film
  • La personnalisation des personnages
  • Les nombreux clins d’œil au film de 1987.
  • Partie assez courte (10 min en moyenne)

Moins

  • FPS généralement en dessous de 30
  • Prise en main pas évidente
  • Seulement 3 cartes à jouer
  • Graphisme digne d’une PS3 à sa sortie
  • Le temps d’attente entre chaque partie