Test d’Aniimo — Un monde de créatures qui mérite presque qu’on s’y attarde

28 septembre 2026 Kuro 1 MIN
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Le verdict JRPGFR
6,6/10 Commun

Aniimo

Testé sur PlayStation 5

Avec Aniimo, Pawprint Studio s'attaque à un genre qui attire de plus en plus de développeurs et qui n'est autre que le RPG de capture de monstres. Disponible gratuitement depuis le 16 septembre 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series, puis sur mobiles depuis le 23 septembre, le titre propose d'explorer un vaste monde peuplé de créatures que l'on peut capturer, faire évoluer et même incarner.

Les comparaisons avec Pokémon, Palworld et Genshin Impact sont inévitables. On retrouve d'ailleurs plusieurs mécaniques familières aux amateurs de ces licences. Pourtant, son système de fusion donne à Aniimo une identité intéressante et transforme progressivement la manière dont on aborde l'exploration.

Derrière son apparence colorée se cache également un jeu particulièrement généreux, parfois même un peu trop. Entre son modèle économique, ses nombreux systèmes de progression et une histoire qui peine à démarrer, Aniimo présente quelques défauts qui méritent qu'on s'y attarde.

Date de sortie
Éditeur
Pawprint Studio
Développeur
Pawprint Studio

Points forts

  • Une DA remarquable
  • De bonnes idées pour le combat
  • Un titre généreux pour un free-to-play
  • Des énigmes sympathiques

Points faibles

  • Un modèle économique difficile à comprendre
  • Des menus complexes qui compliquent la gestion des ressources
  • Bugs de collision, freezes et chutes de framerate sur consoles
  • Une histoire qui tarde à devenir intéressante
  • Des activités avancées trop frustrantes en F2P
  • Une stabilité encore plus problématique en multijoueur

Bienvenue sur le continent d'Idylle

L'aventure nous emmène sur Idylle, un continent où les humains cohabitent avec d'étranges créatures appelées Aniimo. Nous y incarnons un Nomade qui rejoint l'Institut Polaris, une organisation scientifique chargée d'étudier ces créatures et leur environnement.

Les premières heures nous permettent de découvrir cet univers et ses particularités. Après avoir créé notre personnage, nous faisons connaissance avec l'Institut et les différentes missions qui nous attendent. Notre objectif consiste à parcourir le continent pour recueillir des informations sur les Aniimo et comprendre les phénomènes qui perturbent leur habitat. L'histoire introduit également deux créatures légendaires associées au soleil et à la lune.

Leur existence semble étroitement liée à l'équilibre du monde, tandis que plusieurs événements mystérieux viennent progressivement compliquer les recherches de l'Institut. Sur le papier, cette introduction possède suffisamment de matière pour éveiller notre curiosité. Malheureusement, le rythme constitue rapidement l'un des principaux défauts de la narration. Le jeu multiplie les présentations et les explications, avec des dialogues qui s'éternisent parfois sans véritable raison.

Les personnages affichent également un enthousiasme presque permanent. Leurs réactions manquent alors de naturel et certaines conversations deviennent franchement difficiles à suivre jusqu'au bout. L'univers possède pourtant quelques bonnes idées. Chaque région dispose de ses propres traditions et certaines quêtes s'intéressent aux relations entre les habitants et les Aniimo.

La première grande région propose notamment une intrigue autour des couleurs et des parfums, deux éléments particulièrement importants dans la culture locale. Ces histoires secondaires sont parfois plus intéressantes que la campagne principale. Elles nous permettent de découvrir les préoccupations des habitants, leurs habitudes et la place qu'occupent les créatures dans leur quotidien.

Certaines situations parviennent même à nous surprendre, là où les premières missions principales peinent encore à susciter notre intérêt. Heureusement, la narration finit par aborder des enjeux plus sérieux. Les mystères entourant les créatures légendaires prennent progressivement de l'importance et quelques révélations nous donnent enfin envie d'en apprendre davantage.

Encore faut-il accepter de nombreuses heures de mise en place pour atteindre ces passages.

L'autre problème concerne la progression. La campagne nous impose régulièrement d'atteindre certains paliers avant de pouvoir accéder à la suite de l'histoire. Ces interruptions nous poussent à explorer le continent, à capturer de nouvelles créatures et à participer aux différentes activités proposées. Si cette approche encourage la découverte, elle finit aussi par casser le rythme du récit.

La fusion change la manière d'explorer

Le gameplay constitue certainement l'argument le plus intéressant d'Aniimo. Dès les premières heures, le titre dévoile un monde ouvert particulièrement vaste, rempli de créatures sauvages et d'activités à découvrir.

Pour faire simple, les Aniimo vivent librement dans leur environnement et peuvent être obtenus à l'aide d'objets appelés Aniipods. Plusieurs méthodes permettent d'augmenter les chances de réussite. Il est notamment possible d'affaiblir une créature pendant un affrontement, de la surprendre par-derrière ou même de profiter de son sommeil.

Les espèces les plus communes rejoignent assez facilement notre collection, tandis que les créatures particulièrement puissantes demandent davantage de préparation.

La présence de nombreuses variantes permet heureusement d'entretenir notre intérêt. Certaines créatures apparaissent uniquement dans des conditions particulières. La météo, le moment de la journée et les phénomènes environnementaux influencent directement leur apparition. Une région déjà visitée peut ainsi révéler de nouvelles espèces lors d'une prochaine exploration.

Les formes Prismana ajoute aussi un objectif supplémentaire pour les joueurs qui souhaitent compléter leur collection avec des versions plus rare qui bénéficie d'une attaque supplémentaire dû à leur statut. Avec plus de 200 Aniimo disponibles au lancement, les possibilités sont déjà importantes.

La véritable particularité du gameplay repose cependant sur la fusion. Cette mécanique permet de prendre directement la forme d'un Aniimo capturé pour utiliser ses capacités.

Grâce à cela, nous avons la possibilité de planer au-dessus des vallées, de plonger ou creuser pour atteindre des passages dissimulés. Les obstacles rencontrés sur le continent deviennent autant d'occasions d'utiliser les particularités de notre équipe.

Un Aniimo de feu peut, par exemple, brûler les ronces qui bloquent un passage. Une créature aquatique permettra d'explorer la surface de l'eau. Ces interactions encouragent à constituer une équipe dont les aptitudes correspondent aux particularités du terrain. Plusieurs configurations d'équipe sont d'ailleurs prévues dans le menu pour pouvoir passer de l'une à l'autre.

Encore faut-il que le titre dans son état actuel permette de parcourir le monde sans bug.

Quelques restrictions viennent malheureusement ralentir cet élan. La jauge d'endurance nous limite assez rapidement au début et les possibilités de déplacement demandent parfois une progression supplémentaire avant de devenir pleinement intéressantes.

Les environnements regorgent également de petites énigmes et de défis facultatifs. On retrouve notamment des épreuves qui rappellent les sanctuaires de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Leur fonctionnement demeure généralement assez simple, mais elles offrent des récompenses de progression ô combien nécessaires.

Des combats qui demandent davantage de maîtrise

Le système de combat reprend naturellement le principe de fusion. Les affrontements se déroulent en temps réel et permettent d'utiliser directement les capacités de nos Aniimo.

Chaque créature possède ses propres attaques et certaines spécialisations élémentaires. Les affinités entre les différents éléments influencent les dégâts, ce qui encourage à adapter régulièrement son équipe.

La possibilité de changer rapidement de créature permet également d'enchaîner différentes capacités pour exploiter les faiblesses adverses. Le fonctionnement général demeure accessible et les premiers combats servent surtout à comprendre les particularités de chaque compagnon.

Les affrontements contre les Aniimo Alpha sont plus difficiles. Ces adversaires possèdent des attaques spécifiques qui demandent de surveiller leurs mouvements et de maîtriser les esquives.

Les sensations manquent cependant parfois de puissance. Certains coups donnent une impression de légèreté et les affrontements ordinaires deviennent assez répétitifs lorsque notre équipe possède un niveau suffisamment élevé.

De plus, l'évolution permet d'accéder à différentes formes et certaines espèces proposent plusieurs branches. Cette mécanique encourage à réfléchir à la composition de son équipe et à rechercher des spécimens possédant de meilleures caractéristiques.

Aniimo propose également différentes activités multijoueurs. Le mode Chasse aux œufs invite trois joueurs à parcourir des donjons pour récolter des œufs. Il existe aussi le Nexus de Holo-combat, qui demande à quatre joueurs de vaincre des Alpha possédant plus d'une dizaine de barres de vie.

Enfin, une série de Nomades jonchent les chemins du monde ouvert. Ces PNJ vous proposeront des combats d'abord très accessibles, pour ensuite tester vos configurations d'équipe les plus optimisées en échange de récompenses et de ressources.

Un monde ouvert convaincant — Sauf sur console

Visuellement, Aniimo est une belle surprise. J'ai particulièrement apprécié sa direction artistique colorée, la variété des environnements et, surtout, le travail réalisé sur les créatures. Leurs animations leur donnent une véritable personnalité et certaines sont franchement adorables.

Malheureusement, la partie technique est encore loin d'être convaincante sur consoles. Malgré plusieurs correctifs, j'ai rencontré des freezes récurrents sur PS5 et même subi un plantage de la console sur Xbox Series X. L'ergonomie pose également problème. L'héritage mobile se ressent dans les nombreux menus, dont la navigation à la manette devient rapidement pénible.

Côté sonore, les musiques accompagnent agréablement l'exploration, sans qu'aucune composition m'ait particulièrement marqué. Les doublages sont corrects et le jeu propose heureusement une interface et des sous-titres en français. C'est assez frustrant, car j'ai réellement pris plaisir à explorer Idylle, mais les problèmes de stabilité et une interface peu adaptée aux consoles viennent régulièrement gâcher l'expérience.

Un modèle économique très présent

Aniimo est un free-to-play dont les créatures s'obtiennent principalement en explorant le monde. L'acquisition du bestiaire repose donc sur la capture et plusieurs mécaniques de progression accessibles gratuitement.

Le jeu comprend néanmoins des achats intégrés et différents systèmes de récompenses saisonnières. Certains objets permettent notamment de faciliter considérablement la capture, tandis que d'autres servent à obtenir des variantes rares ou des créatures possédant de meilleures caractéristiques.

Cette organisation soulève naturellement des questions concernant l'équilibre entre les joueurs gratuits et ceux qui souhaitent investir de l'argent. Les systèmes probabilistes associés aux formes rares peuvent également demander un investissement important en temps.

L'interface multiplie les récompenses à récupérer, les menus de progression et les activités quotidiennes. Cette accumulation devient parfois fatigante, particulièrement lorsqu'on souhaite simplement explorer le continent.

Le système de logement apporte heureusement une activité plus reposante. Chaque joueur dispose d'un camping-car et peut développer son propre espace grâce à différentes constructions. Il est possible d'y installer ses Aniimo et de cultiver des ressources ou d'incuber des œufs.

À ce jour, impossible de déterminer l'agressivité du modèle économique compte tenu du fait que quasiment toutes les ressources sont trouvables en nombre dans le jeu. Ce qui est sûr, c'est que certaines mécaniques, comme l'obtention de Prismana, requièrent du temps, beaucoup de temps, qu'il est très simple de réduire avec de la monnaie premium.

Une formule intéressante qui doit encore mûrir

Aniimo possède suffisamment de qualités pour intéresser les amateurs de RPG de capture de monstres. La fusion donne une véritable utilité aux créatures et encourage à découvrir les différentes régions du continent. Le nombre important d'espèces disponibles et leurs possibilités d'évolution offrent également une durée de vie considérable aux collectionneurs.

Son histoire demande davantage de patience. La progression parfois artificiellement ralentie et les personnages encore assez convenus empêchent la campagne de susciter immédiatement l'intérêt. L'interface particulièrement chargée constitue également un défaut difficile à ignorer.

Le système de fusion démontre toutefois que le genre peut encore évoluer en proposant de nouvelles interactions entre les créatures et leur environnement. Avec son modèle gratuit et les nombreuses activités déjà disponibles, Aniimo possède une base suffisamment solide pour attirer durablement les joueurs. Reste à voir comment Pawprint Studio développera cet univers, équilibrera progressivement ses mécaniques économiques et à quelle vitesse il corrigera les nombreuses instabilités du titre.

Temps de jeu et rejouabilité

Histoire principale
70 h

Kuro

À 40 ans, j’ai probablement passé plus de temps une manette en main que sur les bancs de l’école. Fondateur de ce média, je décortique la pop culture avec un attrait assumé pour les pixels d’autrefois.

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