Test de Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen – Le RPG ultime ?

12 octobre 2026 Biobi 10 MIN
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Le verdict JRPGFR
8 Rare

Dragon's Dogma 2: Dark Arisen

Testé sur Nintendo Switch 2

Il est difficile de ne pas aimer un titre comme Dragon's Dogma 2: Dark Arisen lorsqu'on a été bercé depuis l'enfance par les contes de fées, les chevaliers affrontant des dragons et les aventures qui ne tiendraient même pas dans des livres. J'ai passé des heures sur Skyrim étant plus jeune, sans jamais me demander combien de temps je pouvais y consacrer, et je retrouve ici le même sentiment. Je pourrais passer des heures sur le titre. En revanche, j'ai du mal à imaginer vivre l'aventure dans son intégralité sur ma Switch 2, car j'ai l'impression de ne pas profiter pleinement de ce que je vois à l'écran et de ce que je ressens à la manette. Bien sûr, la console de Nintendo fait un travail remarquable en faisant tourner un titre comme celui-ci sans ralentissement, mais à quel prix ?

Je ne peux que vous conseiller d'essayer ce titre sur la console qui vous plaît le plus. Si vous vous sentez plus à l'aise sur Switch 2, malgré des graphismes en retrait, alors foncez, car il serait dommage de ne pas découvrir Dragon's Dogma 2: Dark Arisen, surtout si vous êtes fan de ce type d'univers. Nous avons certainement affaire à l'un des meilleurs RPG de ces dernières années, grâce à tout ce qu'il met en place pour proposer une immersion comme peu de jeux l'ont fait.

Date de sortie
Éditeur
Capcom
Développeur
Capcom

Points forts

  • Une histoire qui n'en finit pas (même sans le DLC)
  • Une immersion aux petits oignons
  • Des combats simple à prendre en main

Points faibles

  • Une version Switch 2 en dessous de ces sœurs graphiquement
  • Il est parfois un peu dur de savoir quoi faire
  • Demande souvent une connexion pour utiliser pleinement les fonctionnalités

Un titre à connaître !

J'ai l'impression que ces derniers temps, dès que j'ouvre mon ordinateur pour vous écrire un test, j'en reviens toujours à parler du même studio, à savoir Capcom. Je vous ai parlé d'un voyage dans l'espace avec Pragmata, de découper des démons dans le Japon avec Onimusha et me revoilà maintenant pour vous raconter mon épopée dans une contrée fantastique avec Dragon's Dogma 2: Dark Arisen. Sorti à l'origine il y a déjà deux ans sur consoles de salon et PC, le voilà qui nous revient avec sa version Dark Arisen, qui vient ajouter des heures de contenu dans un nouvel endroit.

Je n'avais pas joué à la version sortie il y a quelques années, mais je connaissais la licence de nom et de renom. On me parlait d'un RPG incroyable, avec un monde bien pensé et plaisant à découvrir. On m'avait raconté les différentes quêtes qui peuvent être influencées par le temps qui passe dans le titre, etc. Au premier abord, j'avais même un peu peur de me lancer dans un titre comme celui-ci, mais au final, quelle découverte ! On se retrouve plongé dans un monde qui vit avec nous, mais qui continue à vivre même si nous ne sommes pas présents partout à la fois. Les combats sont simples à prendre en main et changent de ce qu'on peut attendre d'un RPG actuel. Capcom confirme avec ce titre qu'il faut compter sur lui dans quasiment tous les styles de jeux. Laissez-moi vous raconter mon voyage en tant qu'Insurgé.

Dragon's Dogma 2: Dark Arisen et son histoire qui en fait presque trop ?

Lorsque l'on parle de RPG, on s'attend forcément à une histoire longue, capable de nous occuper pendant des heures, et Dragon's Dogma 2: Dark Arisen ne déroge en rien à cette règle, encore moins avec son DLC, qui vient renforcer ce constat. Nous commençons notre aventure dans une cellule, en tant que pion, des êtres qui voyagent entre les dimensions afin de servir d'« esclaves » aux humains. Sauf que nous ne sommes pas un simple pion, mais bien l'Insurgé, un être doté de grands pouvoirs et destiné à accomplir de grandes choses après qu'un dragon nous a dévoré le cœur. L'un de nos principaux pouvoirs réside dans notre capacité à commander aux pions. Vous devrez d'ailleurs très vite en créer un afin qu'il vous accompagne dans vos aventures. Vous aurez ensuite la possibilité d'en recruter deux autres grâce à une connexion en ligne, parmi ceux créés par d'autres joueurs. Si vous souhaitez en savoir davantage à ce sujet, je vous conseille de consulter le paragraphe consacré au gameplay.

Pour en revenir à l'histoire de Dragon's Dogma 2, il vous faudra prouver que vous êtes bien l'Insurgé, car un usurpateur a pris possession du trône grâce à des complots politiques qui arrangent certaines personnes, peu désireuses de vous voir accéder au pouvoir. Les missions vous permettront alors de vous faire une renommée et de mettre vos capacités en lumière. Je pensais qu'il fallait terminer le jeu principal pour accéder au contenu de Dark Arisen, mais ce n'est pas du tout le cas. Une fois que vous aurez suffisamment avancé dans l'histoire principale et accompli quelques quêtes annexes, aussi bien pour le plaisir que pour gagner des niveaux, vous aurez la possibilité de vous lancer dans de nouvelles missions se déroulant loin du continent principal.

Le DLC se déroule dans la région de Norgan, située très au nord. Pour beaucoup, il s'agit d'une région oubliée et sans intérêt. Pourtant, une menace est parvenue jusqu'à vos oreilles : un autre Insurgé aurait été découvert dans cette zone. J'ai pu parcourir une partie de Norgan et je dois dire que le dépaysement est total par rapport à l'aventure principale. Nous quittons les zones verdoyantes et les falaises agréables à l'œil pour découvrir la neige, le froid et la mort, qui nous suit comme une ombre. Il ne s'agit pas simplement d'une quête annexe destinée à faire payer davantage les joueurs. Nous avons ici affaire à une nouvelle histoire qui cherche à raconter quelque chose tout en enrichissant le contenu déjà immense du jeu de base.

Si je parle, dans mon titre, d'une histoire qui en fait trop, c'est parce qu'il y a parfois tellement de choses à faire que l'on peut finir par se sentir perdu. J'ai parfois eu du mal à distinguer les objectifs principaux, réellement utiles à la progression de l'histoire, des activités plus secondaires. Cela ne rend en aucun cas le récit mauvais, mais celui-ci peut se révéler un peu trop fouillis à certains moments.

Simple et efficace n'est-ce pas le combo parfait ?

Comme je l'avais expliqué dans la partie consacrée à l'histoire, l'un des points importants de notre aventure réside dans le fait que les pions nous obéissent. Au début de notre périple, nous devons créer un pion qui nous accompagnera tout au long de notre épopée. Comme pour notre personnage, nous lui choisissons un nom, une classe, une personnalité, etc. Une fois cette étape terminée, il nous suivra et combattra à nos côtés. Cependant, deux personnages ne suffisent pas pour mener une telle aventure. Nous devons donc recruter deux autres pions créés par d'autres joueurs. Il est important de privilégier des classes différentes au sein de notre équipe afin de conserver un certain équilibre pendant les combats. En revanche, comme leur nom l'indique, les pions ne sont pas jouables directement. Nous pouvons uniquement influencer leurs actions à l'aide des flèches de notre manette, en leur donnant des ordres. Attention toutefois, car il faudra régulièrement renouveler notre équipe : contrairement à notre personnage, les pions recrutés ne gagnent pas de niveaux au fil de nos aventures. Seul celui que nous avons créé progresse en expérience.

Bien évidemment, il ne s'agit pas de la principale mécanique de combat. Sur ce point, nous avons plutôt affaire à un jeu d'action dont la prise en main reste assez simple. Plusieurs commandes sont à notre disposition : attaques légères ou puissantes, garde, saut, mais aussi attaques spéciales accessibles en appuyant sur l'une des gâchettes, en échange d'une certaine quantité d'endurance. Les combats sont plutôt équilibrés et ne sont pas omniprésents. Il faut toutefois savoir que les ennemis réapparaissent lorsque nous quittons une zone et y revenons. Une information qui peut se révéler utile si nous souhaitons gagner de l'expérience en affrontant régulièrement les mêmes adversaires.

Je dois également vous parler du contenu apporté par le DLC. En plus de sa nouvelle histoire située à Norgan, celui-ci propose les Rites oubliés, qui nous mettent au défi afin d'obtenir de nouvelles armes et compétences. Il faudra toutefois réussir les épreuves pour profiter de ces récompenses. Accessibles assez tôt dans le jeu, ces défis sont recommandés aux personnages de niveau 20 afin d'éviter des affrontements trop difficiles. À l'inverse, l'aventure dans les terres oubliées nécessite un niveau avoisinant les 40, sous peine de mourir dès la première flèche décochée par un adversaire.

Dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié mon expérience de combat dans Dragon's Dogma 2: Dark Arisen. Sans révolutionner le genre, le système permet à chacun de profiter de l'aventure sans trop de difficultés et ne nécessite pas de passer des heures dans les menus de statistiques pour créer un personnage parfaitement optimisé. Mon seul petit bémol concerne la lisibilité de certains affrontements, qui peuvent parfois devenir brouillons lorsque tout le monde attaque en même temps. À plusieurs reprises, j'ai cru avoir été touché par un sort ennemi, alors qu'il s'agissait en réalité d'une attaque lancée par l'un des pions qui m'accompagnaient. Mis à part cela, les combats restent simples et dynamiques, bref, tout ce qu'il faut pour fonctionner.

La Switch 2 fait ressortir les défauts

Je n'aime pas m'attarder sur la qualité des graphismes d'un jeu que j'apprécie, mais il ne serait pas honnête de vous affirmer que la version Switch 2 est au niveau des autres. De mon point de vue, le titre n'est pas particulièrement beau sur la console de Nintendo, mais je pense que c'était un sacrifice nécessaire pour permettre au jeu de tourner sans encombre. J'ai essayé aussi bien le mode portable que le mode docké et, même s'il est vrai que l'on peut constater une amélioration graphique sur un écran, cela ne suffit pas à rivaliser avec les versions PS5 ou PC. Ce n'est pas la première fois que j'ai l'occasion de tester un jeu AAA sur Switch et de constater que, certes, il tourne à merveille, mais au prix de graphismes qui frôlent parfois ceux de la PlayStation 3.

Je suis toutefois certain que cela ne dérangera pas tout le monde, car le fait de pouvoir emporter le jeu partout avec soi, même si certaines fonctionnalités restent inaccessibles sans connexion Internet, représente un véritable avantage. Même de mon côté, j'ai pris du plaisir à jouer en mode portable, confortablement installé dans mon fauteuil. Pourtant, à plusieurs reprises, je me suis surpris à penser : « Ah, j'aimerais quand même y jouer sur PS5 ou sur mon PC. »

En ce qui concerne la direction artistique, je n'ai rien à redire. Nous avons affaire à un bestiaire plutôt conséquent, à de nombreux personnages importants et à une multitude de lieux à visiter. Le tout repose sur l'idée que les lieux et leurs habitants continuent de vivre indépendamment de nos actions. Cela favorise l'immersion : pour certaines missions, il faut revenir plusieurs jours, voire plusieurs semaines après un événement, afin de constater son évolution et les répercussions de nos actes sur la population. On a véritablement l'impression d'évoluer dans un monde vivant, en constante évolution. Même les objets de notre inventaire subissent les effets du temps. Petit conseil : ne tardez pas à cuire vos viandes et à manger vos pommes, car tout finira par pourrir et, à part vous encombrer davantage, ces denrées ne vous apporteront plus rien.

Biobi

Passionné de JRPG et membre de l'équipe JRPGFR.

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