Test de Stupid Never Dies – L’amour donne des ailes… même aux zombies !

31 octobre 2026 Sadness 8 MIN
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Le verdict JRPGFR
7 Bon

Stupid Never Dies

Testé sur PlayStation 5

Alors, au final, que vaut ce Stupid Never Dies ? Je ne vais pas tourner autour du pot, j'ai apprécié cette aventure. Pourtant, le jeu est arrivé à un moment de ma vie où je n'étais pas forcément d'humeur à rire ou à profiter d'un titre aussi déjanté. Mais il a réussi à me faire passer un très bon moment.

Ici, inutile de chercher un scénario complexe ou une histoire pleine de rebondissements. Stupid Never Dies assume complètement son côté déluré. On prend Davy en main, on enchaîne les runs, on améliore notre zombie préféré et on repart affronter les monstres jusqu'à pouvoir botter les fesses de KOM. Et qui sait, peut-être que notre pauvre Davy finira enfin par conquérir le cœur de Julia !

J'ai également beaucoup apprécié l'ambiance générale du jeu, notamment sa direction artistique et sa bande-son qui m'aura particulièrement marqué. Entre son univers déjanté, ses personnages improbables et ses musiques qui passent du punk rock au jazz, le titre possède une vraie personnalité. Pourtant, quelques soucis persistent. La caméra et la répétitivité qui s'installe au fil des parties viennent parfois gâcher le plaisir, mais je lui pardonne volontiers ces quelques défauts.

Bref, si vous avez envie de vous changer les idées et de passer quelques heures avec un zombie complètement barré, je ne peux que vous conseiller de tenter l'expérience. Et si vous hésitez encore, faites au moins la démo. Après tout, qu'est-ce que vous risquez à tomber amoureux d'un zombie ?

Date de sortie
Éditeur
SEGA
Développeur
GPTRACK50 Inc.

Points forts et points faibles

Points forts

  • Une direction artistique pop-punk réussie
  • Une bande-son particulièrement variée
  • Onze transformations aux capacités différentes
  • Un humour complètement déjanté
  • Une progression personnalisable et gratifiante

Points faibles

  • Une caméra parfois capricieuse
  • Des runs qui deviennent répétitifs
  • L'absence de verrouillage des ennemis

Un sacré délire de zombies !

Amateurs d'histoires grandiloquentes qui souhaitent en prendre plein les yeux avec Stupid Never Dies, passez votre chemin. Ce n'est clairement pas l'ambition du jeu. L'aventure nous plonge dans un monde ravagé par une Grande Guerre, où les monstres ont pris le dessus et où l'humanité est au bord de l'extinction. On y incarne Davy, un zombie particulièrement faible et peureux, qui occupe les derniers échelons de la société des monstres. Son quotidien bascule lorsqu'il découvre Julia, une jeune étudiante morte de froid dans un congélateur. Contre toute attente, il en tombe immédiatement amoureux et décide de tout faire pour la ramener à la vie.

Autant dire que le scénario ne cherche pas à nous embarquer dans une grande aventure. Pour parvenir à ses fins, Davy va devoir s'aventurer dans un mystérieux donjon, accessible en passant par la cuvette des toilettes, et affronter KOM, le roi des monstres. Mais sa quête ne consiste pas uniquement à sauver celle qu'il aime. Il devra également retrouver le savoir perdu de l'humanité. Heureusement, notre zombie pourra compter sur l'aide de plusieurs personnages totalement barrés, comme le Dr Frank ou encore une sorte de chihuahua-garou. Oui, vous avez bien lu !

Vous l'aurez compris, Stupid Never Dies joue avant tout la carte du décalage et de l'absurde. Entre un zombie amoureux d'une humaine congelée, des créatures improbables et des situations pour le moins inattendues, GPTRACK50 ne semble pas vouloir se prendre au sérieux. L'humour noir et le second degré sont au cœur de cette aventure. Il ne faudra donc pas chercher ici un scénario particulièrement travaillé ou une histoire pleine de rebondissements. Le jeu préfère miser sur son univers loufoque et ses personnages hauts en couleur. Reste à savoir si cet humour saura vous séduire, mais de mon côté, le ton est donné !

Une direction artistique pop-punk qui fait mouche !

Si vous appréciez des titres comme No More Heroes ou Lollipop Chainsaw, vous devriez retrouver dans Stupid Never Dies un ton complètement décalé. Cela se ressent dès les premières minutes dans sa direction artistique. Oubliez les univers sombres et les zombies terrifiants, GPTRACK50 préfère miser sur des couleurs vives avec une ambiance pop-punk habillée par des personnages qui sortent franchement de l'ordinaire.

Comme je l'évoquais dans la partie consacrée à l'histoire, les personnages sont sans doute ce qui attire le plus l'attention. Davy possède une apparence hors du commun, à mi-chemin entre le zombie maladroit et le héros de dessin animé. Les autres créatures ne sont pas en reste, avec des designs parfois complètement dingues. Je pense notamment au chihuahua-garou, qui m'aura fait rire à plusieurs reprises tout au long de l'aventure. C'est typiquement le genre de personnage construit pour faire partie de cette aventure.

Graphiquement, le titre adopte un rendu qui rappelle le cel-shading, avec des contours marqués et un petit côté comics. On retrouve aussi cette touche pop-punk dans les couleurs et les effets visuels. Personnellement, j'accroche complètement à cette DA. Elle correspond assez bien à mes goûts, aussi bien dans les jeux vidéo que dans mes influences musicales. C'est le genre de spectre artistique qui me parle immédiatement.

On aurait pu craindre que les environnements finissent par se ressembler, mais les développeurs ont prévu plusieurs lieux à découvrir. Les décors mélangent des éléments assez classiques à des touches beaucoup plus fantaisistes. Pas toujours forcément mémorable, mais l'ensemble reste agréable à parcourir et fonctionne avec la construction du monde.

La bande-son, quant à elle, passe du punk rock à des morceaux aux sonorités beaucoup plus jazzy. J'ai particulièrement apprécié cette variété. En revanche, je regrette l'absence de doublage japonais. Pour une production japonaise, j'aurais aimé avoir le choix. On profite tout de même d'un casting anglais, avec notamment Paul Castro Jr., que l'on connaît déjà pour son interprétation de Rindo Kanade dans NEO: The World Ends With You.

Au final, entre sa direction artistique assumée et sa bande-son, Stupid Never Dies coche les bonnes cases. C'est coloré, parfois grotesque, mais surtout cohérent avec ce qu'il veut offrir. Et de mon côté, cette proposition a clairement fait mouche.

Run Baby Run !

Passons maintenant au gameplay de Stupid Never Dies, qui mélange action-RPG et mécaniques de rogue-lite. Pour ce qui est de la boucle de gameplay, à chaque fin de run, après avoir vaincu un boss ou accompli votre objectif, Davy retourne au niveau 1. Il faut donc repartir de zéro lors de chaque nouvelle expédition, même si certaines améliorations permettent de conserver une certaine progression.

Chaque run commence ainsi au premier niveau et demande de traverser les différents étages du donjon jusqu'à atteindre un boss. Les combats sont classiques : corps-à-corps, esquives et parades. Il faut apprendre à reconnaître les mouvements des ennemis et choisir le bon moment pour attaquer. Davy dispose également d'une mécanique originale, le Style Eat. En dévorant le noyau de monstres, il peut récupérer leurs pouvoirs et prendre leur apparence. Onze transformations sont disponibles, parmi lesquelles le loup-garou, la harpie, le golem ou encore le vampire. Chacune possède ses propres capacités et sa façon de combattre. De quoi varier les approches et trouver les formes qui vous correspondent le mieux.

Pour accompagner Davy dans sa progression, vous pourrez aussi compter sur notre chihuahua-garou préféré. Grâce aux équipements OmniTech, il devient possible de modifier différentes parties du corps de notre zombie afin d'améliorer ses caractéristiques et de débloquer des compétences actives ou passives. Ces modifications permettent de préparer Davy avant chaque nouvelle descente et de compenser, au moins en partie, le retour au niveau 1.

Entre deux expéditions, direction le centre commercial qui sert de quartier général. On y retrouve les différents personnages, mais aussi plusieurs boutiques pour préparer la prochaine run. Celle de Bessie, par exemple, permet d'acheter des améliorations sous forme de burgers. Attention toutefois, les bonus proposés sont générés de manière aléatoire à chaque montée de niveau. Vous pourrez ainsi améliorer une statistique, comme les chances de coup critique, ou modifier certaines compétences. Il faut donc composer avec ce que le jeu nous propose et faire les bons choix au fil de l'aventure.

Autre particularité, chaque run est limitée dans le temps. Une fois le délai écoulé, Davy retrouve son état de loque et perd progressivement de la vie. Autant dire qu'il vaut mieux ne pas traîner, car il devient alors particulièrement vulnérable et peut rapidement se faire éliminer.

Côté défauts, je regrette surtout la répétitivité qui finit par s'installer au fil des runs, même si l'aventure reste relativement courte, avec une durée d'environ 25 heures. J'aurais également apprécié de pouvoir verrouiller les ennemis. Son absence, associée à une caméra parfois capricieuse, rend certains affrontements inutilement brouillons. C'est dommage, car le système de combat possède de bonnes idées et aurait gagné à être un peu plus confortable à prendre en main.

Temps de jeu et rejouabilité

Histoire principale
20
Complétion
30

Sadness

Fan d'Animation japonaise depuis le Club Dorothée et grand amoureux de JRPG (Shadow Hearts / Lost Odyssey / Les Kiseki)

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