Test d’Octopath Traveler II Edition Switch 2 – Une aventure toujours incontournable, mais une réédition qui interroge

13 octobre 2026 Sadness 8 MIN
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Le verdict JRPGFR
8,7 Élite

Octopath Traveler II

Testé sur Nintendo Switch 2

En surface, on se retrouve un peu dans le même cas que pour Kuro lors du test du premier Octopath Traveler. À ceci près qu'Octopath Traveler II est sorti il y a déjà trois ans. On pouvait donc espérer que cette version pousse encore un peu plus loin les possibilités de la HD-2D. Après tout, c’est bien grâce à cette série que cette identité visuelle s’est fait connaître et qu’elle a gagné ses lettres de noblesse. Une direction artistique que j’affectionne tout particulièrement et qui continue de donner beaucoup de charme aux jeux qui l’adoptent.

Pourtant, il y a quelque chose que j’ai du mal à comprendre dans la politique de Square Enix. Manette en main, Octopath Traveler II reste excellent. J’avais apprécié le premier épisode, mais je lui reprochais une narration trop cloisonnée. Sur ce point, cette suite fait mieux. Les personnages partagent davantage de moments ensemble, même si leurs histoires restent assez indépendantes. Mais après Octopath Traveler 0, certes uniquement disponible en anglais, je peine à comprendre l’intérêt de ressortir cet épisode sur Switch 2, si ce n’est pour profiter de quelques améliorations visuelles et d’un meilleur confort de jeu.

Je pinaille peut-être un peu, car le jeu reste un incontournable pour les amateurs de JRPG au tour par tour. J'adore sa direction artistique, sa bande-son est excellente et les combats sont toujours aussi prenants. Bref, malgré mes réserves sur l'intérêt de cette nouvelle version, le plaisir reste intact. Si vous n'avez jamais parcouru les terres de Solistia, foncez ! Et si vous connaissez déjà l'aventure, vous savez sans doute qu'il est parfois bon de reprendre la route. Alors, jouez-y et prenez du plaisir !

Date de sortie
Éditeur
Square Enix
Développeur
Square Enix

Points forts et points faibles

Points forts

  • Son système de combat
  • Sa musique
  • Ses personnages

Points faibles

  • L'intérêt réel d'une sortie Switch 2 ?
  • Une structure narrative qui reste répétitive

Huit voyageurs, une aventure plus aboutie

Avec Octopath Traveler II, Square Enix reprend les bases du premier épisode tout en essayant d'en corriger certains défauts. On retrouve huit protagonistes aux origines et aux ambitions différentes, chacun ayant sa propre histoire. Cette fois, nous partons à la découverte de Solistia, un monde où traditions et modernité se côtoient. Entre vengeance, recherche de vérité et rêves à accomplir, les raisons de prendre la route ne manquent pas.

J'avais apprécié le premier opus, mais je lui reprochais des histoires trop cloisonnées. On avait parfois du mal à croire que nos héros partageaient la même aventure, tant leurs parcours semblaient indépendants. Cette suite fait quelques efforts pour corriger le tir, notamment avec les épisodes de groupe, qui permettent aux personnages d'échanger davantage. C'est appréciable, même si ces moments restent parfois trop courts pour vraiment développer leurs relations. J'aurais aimé que Square Enix aille encore un peu plus loin sur ce point.

J'apprécie néanmoins la liberté laissée au joueur. On peut avancer à son rythme et découvrir les différentes intrigues dans l'ordre de son choix. Chaque protagoniste possède aussi ses propres actions, qui permettent de dérober des objets, de recueillir des informations ou encore de convaincre certains habitants. Ces possibilités collent plutôt bien à leur personnalité et rendent les interactions avec les habitants plus intéressantes. Les histoires proposent par ailleurs des ambiances variées, entre passages plus légers et sujets plus sombres comme la vengeance, la manipulation ou la corruption. Toutes ne m'ont pas autant marqué, mais cette diversité évite une certaine monotonie.

Malgré ces améliorations, le problème de fond n'a pas totalement disparu. Les récits restent largement indépendants et les moments où les huit voyageurs se retrouvent réellement ensemble sont encore trop rares à mon goût. C'est dommage, car les épisodes de groupe montrent justement qu'il y avait matière à créer des liens plus forts entre eux.

Au final, Octopath Traveler II fait mieux que son prédécesseur sur le plan narratif, sans pour autant bouleverser sa formule. J'ai pris plaisir à découvrir ces différentes histoires, même si je reste un peu sur ma faim concernant les relations entre les personnages. Square Enix a corrigé une partie des défauts du premier épisode, mais j'espère que la série finira par franchir ce cap et donnera enfin à ses voyageurs davantage de raisons de vivre cette aventure ensemble.

Une direction artistique toujours aussi séduisante

Je ne vais pas tourner autour du pot, j’aime beaucoup la patte visuelle d’Octopath Traveler. Depuis le premier épisode, Square Enix a su trouver un équilibre intéressant entre le charme du pixel art et les possibilités offertes par la 3D. Une formule qui a depuis inspiré d’autres productions, mais que je trouve toujours aussi agréable à retrouver.

Avec Octopath Traveler II, les développeurs ont réussi à faire évoluer leur approche. Les décors gagnent en profondeur, les jeux de lumière apportent du relief aux environnements et les différents lieux possèdent leur propre identité. Entre les villages, les villes et les paysages naturels, on prend plaisir à parcourir Solistia. J’apprécie également le changement entre le jour et la nuit, qui modifie l’ambiance des lieux et renouvelle leur apparence. Les personnages en pixel art s’intègrent parfaitement aux décors, tandis que les effets visuels lors des combats donnent davantage de vie à l’ensemble.

Mais ce qui me plaît surtout, c’est cette capacité à nous rappeler les RPG d’antan sans donner l’impression de jouer à un titre vieillissant. Le jeu conserve un certain charme rétro tout en profitant d’effets modernes qui renforcent l’immersion. C’est une approche que j’apprécie particulièrement et qui contribue largement à l’identité de la série.

Sur Nintendo Switch 2, le titre profite d’une image plus nette et d’une meilleure fluidité que sur la première Switch. Le résultat est agréable, mais il ne faut pas s’attendre à une véritable refonte graphique. Cette version reste très proche de l’originale et mise surtout sur un meilleur confort visuel.

Au final, j’ai toujours autant de plaisir à retrouver cet univers. Solistia possède suffisamment de charme pour donner envie d’explorer chaque recoin, et le mélange entre pixel art et effets modernes fonctionne toujours aussi bien. Néanmoins, je me pose encore la question de l’intérêt de cette nouvelle version pour ceux qui possèdent déjà le jeu sur Switch. Les améliorations sont appréciables, mais elles ne changent pas fondamentalement l’expérience. Cela n’enlève rien au travail des équipes de Square Enix, même si j’aurais aimé que cette édition apporte un peu plus de nouveautés.

Un gameplay riche qui a fait ses preuves !

S’il y a bien un aspect que j’apprécie dans Octopath Traveler II, c’est son gameplay. Square Enix reprend les bases du premier épisode, mais ajoute quelques nouveautés qui viennent enrichir l’expérience. La formule reste familière, ce qui n’est pas pour me déplaire, car le système de combat fonctionne toujours aussi bien.

Les affrontements reposent sur l’exploitation des faiblesses ennemies. En utilisant les bonnes attaques, on réduit leurs points de bouclier jusqu’à les briser. L’adversaire devient alors vulnérable pendant un tour, ce qui permet de lui infliger de lourds dégâts. Il faut aussi gérer les points de Boost, qui renforcent les attaques ou permettent de multiplier les coups. On peut facilement se laisser tenter par une grosse attaque, mais mieux vaut parfois garder ses ressources pour le tour suivant. Face aux boss, cette gestion devient particulièrement importante. Certains combats peuvent d’ailleurs donner du fil à retordre si l’on ne prépare pas correctement ses actions.

Chaque personnage possède ses propres compétences et talents. Cette suite introduit également les pouvoirs latents, des capacités spéciales qui peuvent faire basculer un affrontement. Associés aux différentes classes et aux nombreuses aptitudes à débloquer, ils offrent pas mal de possibilités pour construire son équipe. C’est un aspect que j’aime beaucoup : on peut tester différentes combinaisons et adapter sa stratégie en fonction des ennemis rencontrés. On n’est pas obligé de suivre une seule approche, et c’est ce qui rend les combats intéressants sur la durée.

L’exploration propose elle aussi quelques possibilités sympathiques. Chaque protagoniste dispose d’actions spécifiques pour interagir avec les habitants. Certains peuvent dérober des objets, d’autres recueillir des informations ou recruter des alliés. Le cycle jour-nuit vient compléter le tout, puisque les actions disponibles peuvent changer selon l’heure. Il est donc intéressant de revenir dans un village à un autre moment pour voir ce que l’on peut y découvrir. La navigation permet également de s’éloigner des terres et d’explorer davantage Solistia. Il y a de quoi faire si l’on prend le temps de fouiller les environs.

Hélas, tout n'est pas parfait. Les combats aléatoires finissent par devenir répétitifs, surtout lorsqu’on veut simplement rejoindre une destination sans être interrompu toutes les quelques minutes. C’est d’autant plus dommage que les affrontements sont intéressants sur le plan stratégique. À force de rencontrer les mêmes ennemis sur un trajet, le plaisir peut finir par retomber. La structure reste aussi assez classique, même si la liberté laissée au joueur permet de progresser à son rythme.

Malgré ces quelques défauts, j’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir Solistia. Le système de combat reste l’un des grands points forts du jeu, et les pouvoirs latents apportent un petit plus appréciable. J’aurais simplement aimé que les combats aléatoires soient moins présents, car ils finissent parfois par casser le rythme de l’aventure. Pour le reste, Octopath Traveler II reprend ce qui fonctionnait déjà dans le premier épisode et l’améliore par petites touches. Et franchement, quand un système de combat donne toujours envie de lancer un nouvel affrontement, c’est plutôt bon signe.

Temps de jeu et rejouabilité

Histoire principale
60
Complétion
100

Sadness

Fan d'Animation japonaise depuis le Club Dorothée et grand amoureux de JRPG (Shadow Hearts / Lost Odyssey / Les Kiseki)

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