Test de Final Fantasy Resonance — Du grand Square Enix !
Final Fantasy Resonance
J'ai passé 80 heures sur Final Fantasy Resonance et, franchement, j'ai adoré. L'histoire m'a réservé de belles surprises, les personnages sont géniaux et j'ai pris un réel plaisir à découvrir leurs histoires.
Le système de combat est probablement ce qui m'a le plus plu. Entre les Visions, les possibilités de personnalisation et les mécaniques de choc, il y a de quoi expérimenter pendant des heures surtout à difficulté élevée.
Visuellement, c'est une réussite. Le pixel art est poussé loin... Très loin ! Certaines cinématiques sont impressionnantes et la bande originale fera des heureux, j'en suis certain.
Je suis ravi que Final Fantasy Brave Exvius ait eu droit à cette seconde vie. Final Fantasy Resonance m'a rappelé pourquoi j'aime autant les JRPG classiques, et j'espère sincèrement que Square Enix poursuivra dans cette direction.
Comme quoi, isolés du gacha, les RPG japonais mobiles peuvent devenir de grands jeux. Il n'y a qu'à voir le traitement d'Octopath Traveler 0 pour se rendre compte du potentiel de ces productions.
- Date de sortie
- Éditeur
- Square Enix
- Développeur
- Square Enix
Points forts et points faibles
Points forts
- Une histoire captivante après quelques heures
- Des personnages ô combien attachants
- Une mise en scène particulièrement réussie — surtout avec la difficulté du pixel art
- Un pixel art impressionnant
- Une bande originale remarquable
- Des combats stratégiques et dynamiques
- Une grande liberté de personnalisation
- Un système de Visions très complet
- Des mécaniques de choc gratifiantes
- 80 heures de plaisir
- Toutes les quêtes secondaires sont scénarisées
Points faibles
- Un scénario assez classique au départ
- Des mécaniques qui demandent pas mal d'investissement à haute difficulté
De la HD-2D à Final Fantasy Resonance
Cette année, j'ai eu la chance de prendre part à l'aventure Final Fantasy Resonance en avance et je remercie Square Enix pour cela. Une aventure complète qui sait mêler la nostalgie à nos habitudes de jeu actuelles. Pour ceux qui ont fait la démo, vous savez déjà à quel point le gameplay est prometteur et avec quel soin les quêtes secondaires semblent avoir été pensées. Quand on joue à Final Fantasy Resonance, ce n'est pas simplement un RPG de plus que l'on découvre. C'est aussi le fruit de huit années d'expérience dans la HD-2D, cette manière si particulière de faire revivre l'ancien sans forcément chercher à l'imiter pixel par pixel.
Au-delà du fanservice, nous retrouvons ici une sorte de recueil de tout ce que la Team Asano a expérimenté au fil de ces huit années, depuis le premier Octopath Traveler. Dans les couloirs de Square Enix, les clins d'œil et les références doivent forcément s'échanger. Des idées, des concepts et une certaine manière de structurer les aventures pour rendre leurs mondes toujours plus vivants.
À travers les informations recueillies au fil de nos dossiers, j'ai peu à peu compris que cette recette approchait aujourd'hui de la maturité. Quand on regarde la trilogie d'Octopath Traveler ou même celle de Dragon Quest, on ne peut que respecter le chemin parcouru. Comme une bifurcation dans l'histoire du JRPG, un chemin qui, à un moment donné, aurait pris une tout autre direction.
Comme si, à l'époque de la PlayStation, cette envie de 3D généralisée avait finalement laissé place à un pixel art toujours plus travaillé. Comme si Asano avait ouvert un portail vers une autre réalité. Il aura suffi d'un petit coup d'œil dans cette direction, d'un éclair de génie finalement, pour imaginer ce que ces jeux auraient pu devenir.
Octopath Traveler était encore brut de décoffrage, très grindy, mais intense dans les histoires racontées à travers chacun de ses personnages. Dragon Quest HD-2D a ensuite su faire renaître des jeux NES pour les transformer en petits bijoux colorés, bien plus accessibles, sans pour autant trahir leur héritage. D'autres titres, comme Triangle Strategy et Star Ocean The Second Story R, ont également montré que le tour par tour n'était pas toujours nécessaire pour apprécier cette esthétique et tout ce qu'elle pouvait apporter à une aventure. Final Fantasy Resonance est un JRPG qui pousse le pixel à son paroxysme. On ressent cette envie des équipes d'aller encore plus loin dans l'esthétique, avec cet élan rafraîchissant de couleurs, de lumières et de particules qui viennent flatter nos pupilles.
— Bref, passons au test !
Final Fantasy Resonance : L'aventure commence
Dans le royaume de Grandshelt, la paix repose sur le pouvoir des cristaux. Lorsque la barrière magique du Temple de la Terre commence à faiblir, Rain et son ami d'enfance Lasswell sont envoyés sur place pour enquêter. Ils y rencontrent un mystérieux chevalier en armure noire qui les terrasse avant de détruire le Cristal de terre. Sauvés par une étrange jeune femme, les deux compagnons découvrent que leur royaume est désormais menacé.
En suivant les instructions laissées par Raegen, le père de Rain, ils obtiennent le pouvoir des Visions, qui leur permet d'invoquer des guerriers issus d'autres mondes. Leur retour à Grandshelt les oppose une nouvelle fois au chevalier noir, Umbra, le Veritas des Ténèbres. Leur voyage les conduit ensuite aux ruines de Kolobos, accompagnés de Fina, une jeune femme amnésique. Ils y découvrent les expériences macabres du scientifique Lazarov, qui transforme les morts en soldats spectraux. Après avoir secouru plusieurs scientifiques prisonniers, Rain et ses compagnons apprennent que les Six Jurés se sont rendus sur le continent de Dirnado. Ils prennent alors la direction de Grandport dans l'espoir de poursuivre leur enquête.
Si l'histoire semble assez classique au début, elle prend une tout autre tournure après quelques heures. Les personnages gagnent en profondeur, notamment Fina, qui retrouve progressivement ses souvenirs et semble en savoir bien plus sur nos héros que ces derniers ne le soupçonnent. Entre les drames et les combats épiques, on retrouve aussi l'humour emblématique de la série.
Lid, une descendante de Cid, bien connu des fans de Final Fantasy, possède un sacré caractère et n'hésite pas à employer la force pour arriver à ses fins. Passionnée de mécanique, elle vit tout avec une intensité débordante. Bref, elle est passionnée tout court !
En réalité, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde au cours de cette aventure. Malgré sa réalisation en HD-2D, le jeu propose une mise en scène exemplaire lors de certaines séquences, qui ont réussi aussi bien à me faire rire qu'à susciter chez moi de la tristesse ou de la compassion.
Une base de gameplay solide
Final Fantasy Resonance propose des combats au tour par tour dont la profondeur repose essentiellement sur les Visions et le système de choc. Chaque personnage possède un rôle bien défini parmi six spécialisations : Attaquant, Soigneur, Défenseur, Briseur, Tacticien et Saboteur. La composition de notre équipe demande donc un minimum de réflexion, particulièrement lorsque les ennemis commencent à opposer une certaine résistance.
Les Visions constituent la principale mécanique de personnalisation. Ces héros légendaires, issus de différents univers de Final Fantasy, peuvent être équipés pour obtenir de nouvelles aptitudes. Libre à nous d'associer deux rôles identiques ou de diversifier les compétences de nos personnages. Un soigneur peut ainsi recevoir des capacités offensives, tandis qu'un défenseur peut développer des aptitudes supplémentaires pour soutenir ses compagnons.
Le système gagne en profondeur grâce aux rangs de maîtrise. Chaque Vision utilisée accumule des points permettant de débloquer des bonus et de nouvelles compétences. Ces dernières possèdent cependant un coût, ce qui oblige à sélectionner les aptitudes les plus intéressantes. La magilithe, récupérée pendant l'exploration ou en accomplissant certaines quêtes, permet également d'éveiller les Visions pour accéder à des pouvoirs supplémentaires.
Quelques captures d'écran
Un système de combat qui demande de la réflexion
En combat, l'ordre des actions apparaît directement à l'écran. Les adversaires possèdent des faiblesses élémentaires qu'il faut exploiter pour réduire leur jauge de choc. Une fois celle-ci vidée, l'ennemi perd son prochain tour et devient plus vulnérable aux attaques.
Mieux encore, le personnage responsable du choc bénéficie d'une action supplémentaire. Toute la subtilité consiste à provoquer un choc sur l'ensemble des adversaires pendant un même tour. Cette mécanique, appelée choc total, accorde une action bonus à chaque membre de notre équipe et permet de déclencher une Résonance, une attaque particulièrement puissante dont les effets dépendent de la Vision équipée.
Cette mécanique encourage à anticiper les actions et à sélectionner judicieusement ses compétences. Certaines attaques privilégient les dégâts immédiats, tandis que d'autres réduisent plus efficacement les jauges de choc.
Le système prend également en compte les altérations d'état, les améliorations de caractéristiques et les traditionnelles attaques Limites, dont certaines peuvent atteindre plusieurs niveaux de puissance en fonction du niveau du personnage.
Chaque personnage possède aussi ses particularités. Fina peut invoquer des Chimères qui combattent temporairement à nos côtés. Nichol dispose de Formations capables d'améliorer les capacités offensives ou défensives du groupe, tandis que Lid peut renforcer son compagnon Mécabo grâce aux matériaux récupérés sur les monstres à travers diverses quêtes secondaires.
Ce sont toutes ces options qui permettent de se constituer l'équipe qui nous ressemble. En maîtrisant les différentes mécaniques de combat, on peut également obtenir plus d'expérience, de gils ou de points pour faire progresser nos Visions.
Petite astuce
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En guise d'astuce, sachez qu'en progressant dans le jeu, certaines quêtes secondaires vous permettront d'obtenir des magilithes pour améliorer vos Visions. Certaines Visions ne peuvent d'ailleurs être obtenues que par ce biais. Ces quêtes peuvent également augmenter les statistiques des personnages directement mis en scène au cours de celles-ci.
De plus, une fois l'aéronef débloqué, n'hésitez pas à reparcourir tous les continents pour récupérer des objets et des Visions jusqu'alors inaccessibles.
Une direction artistique qui repousse les limites du pixel art
Square Enix nous montre ce qu'aurait pu devenir la série si elle avait conservé ses graphismes en pixel art. Et franchement, le résultat est magnifique. Entièrement réalisé en HD-2D, le jeu nous offre des environnements particulièrement travaillés, dans lesquels les personnages en pixel art s'intègrent à merveille.
Le travail sur les éclairages est remarquable. Les décors gagnent en profondeur grâce aux jeux de lumière et aux différentes perspectives. On prend plaisir à observer les environnements, mais ce sont surtout les cinématiques qui nous en mettent plein les yeux. Les mouvements de caméra, les animations des personnages et les effets visuels sont choisis avec soin et donnent une impression rafraichissante.
Quant aux invocations, elles nous accompagnent avec de superbes séquences qui rappellent immédiatement les grands moments de la série. Derrière ce résultat se cache un travail considérable. L'équipe a consacré près de deux ans à ses recherches visuelles, allant jusqu'à retravailler certains sprites pixel par pixel.
Un soin particulier a également été apporté aux expressions des personnages et à leur intégration dans les décors. Et ça se voit ! Final Fantasy Resonance réussit à retrouver le charme des anciens épisodes tout en proposant une réalisation bien plus moderne. Difficile de ne pas imaginer ce que pourraient donner d'autres Final Fantasy avec un tel traitement.
Une bande originale fidèle à l'héritage de Final Fantasy
Du côté de la musique, on retrouve Elements Garden, déjà responsable de la bande originale de Final Fantasy Brave Exvius, sous la direction de Noriyasu Agematsu.
Pour l'occasion, le collectif a repris les compositions du jeu mobile et ajouté 33 nouveaux morceaux, pour un total de 120 pistes. On retrouve également quelques thèmes incontournables de la série, dont le célèbre Prelude. Et quel plaisir de retrouver ces mélodies ! Les musiques des villes et des différentes régions nous replongent dans l'ambiance des anciens Final Fantasy, tandis que les thèmes de combat sont juste magiques.
On reconnaît immédiatement la patte musicale de la licence, avec des compositions qui donnent parfois envie de s'arrêter quelques instants pour simplement les écouter. Associée à la direction artistique HD-2D, cette bande originale fait véritablement son petit effet. Entre ses graphismes et ses musiques, Final Fantasy Resonance nous rappelle pourquoi nous aimons autant les épisodes classiques de la série.
Temps de jeu et rejouabilité
- Histoire principale
- 80 h
- Complétion
- 120 h
- New Game Plus
- Absent
Communauté & Soutien
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