Lorsqu’on avait aperçu pour la première fois Qliphah in Providence’s Shadow lors d’une conférence de l’éditeur Arc System Works, le jeu m’avait paru plutôt engageant et intriguant. Mes collègues sur le site ont même dédié un dossier à ce nouveau titre tout droit venu du Japon. J’ai eu la chance d’être missionné pour effectuer le test de ce dernier sur PlayStation 5.
Je me retrouve un peu perplexe au moment d’écrire ces lignes, car je ressors d’une expérience assez déroutante à plusieurs égards, que je vais vous dévoiler tout au long de ce papier. Laissez-moi vous raconter ce que j’ai pensé, aussi bien positivement que négativement, de Qliphah in Providence’s Shadow.
Les contres, une mécanique si intéressante que ça ?
Lorsque l’on se renseigne un peu sur Qliphah in Providence’s Shadow, la phrase qui est assez souvent mise en avant est le fait que les combats sont très axés sur les contres. Dans un premier temps, même si vous vous rendrez compte au fil de mes écrits que j’étais assez loin de la vérité, je pensais qu’Arc System Works et Unite Plus avaient voulu reprendre la formule qui avait fait le succès d’Expédition 33. Des combats qui demandent une certaine rigueur dans le timing afin d’effectuer des contres dévastateurs et de créer des combos. Eh bien, que nenni ! On se retrouve devant un gameplay de combat assez lourd et très lent, dans lequel on se demande souvent quoi faire et à quel moment. Je vais vous expliquer le fond de ma pensée.
J’aurais envie de comparer les combats à un mini-jeu de rythme, car vous avez trois touches d’attaque, enfin plutôt six, étant donné que vous avez le contrôle de deux personnages. Lorsque vous êtes en affrontement, les actions que vous sélectionnez défilent le long d’une barre et demandent un certain temps avant d’être effectuées. Il en est de même pour vos adversaires. Vous avez des compétences qui se divisent en trois couleurs : rouge, jaune et bleu, et vos ennemis possèdent les mêmes couleurs lors de leurs attaques. Afin de réussir un contre, il vous faudra utiliser une attaque de la même couleur pour contrer l’adversaire et le rendre vulnérable pendant un certain laps de temps. L’idée est, au premier abord, assez bonne, et je suis entièrement d’accord. Cependant, cela entraîne un défaut qui rend le titre plutôt ambigu. Pour faire des combats parfaits, il faut attendre de savoir quelle attaque votre adversaire va effectuer et de quelle couleur elle sera, mais cela peut être assez long et, par la même occasion, lent. Je vais essayer de m’expliquer le plus clairement possible.
Lorsque vous attendez une attaque, vous pouvez arrêter le temps afin d’avoir le temps de réagir. Le problème, c’est que si votre adversaire est seul face à vous, il n’attaque pas de manière effrénée, mais reste assez passif, ce qui rend le combat affreusement lent, car on se retrouve à attendre de savoir quand agir. Appuyer comme un sourd sur toutes les touches afin de continuer à attaquer n’est pas la meilleure option. Il est important de garder vos compétences prêtes pour parer à toute éventualité venant de l’adversaire. En plus, si vous contrez avec vos deux protagonistes, les dégâts infligés seront très puissants ! On se retrouve vite à faire des combats qui durent plus de cinq minutes pour un seul adversaire, du moins en mode normal.
Ensuite, lorsque vous affrontez un groupe, là, ça devient assez compliqué de lire clairement qui fait quoi, car les ennemis peuvent attaquer en même temps, mais avec des couleurs différentes. Vous devez alors jongler entre les différents adversaires pour effectuer les contres au bon moment. Le point positif, lorsque vous devez battre plusieurs ennemis, c’est que si vous arrivez à bien placer votre contre sur l’un d’eux, vous ne prendrez pas de coup de la part d’un autre.
Je vous avoue que lorsque je jouais en mode normal, je ne prenais pas un plaisir fou. J’ai alors diminué la difficulté afin de pouvoir profiter plus facilement de l’histoire. Et là, je n’irais pas jusqu’à dire que le titre devient agréable dans les combats, mais le fait que leur durée soit raccourcie grâce aux dégâts plus importants rend le titre d’Arc System Works bien plus digeste. En mode histoire, la prise en main me semble plus simple, car le jeu devient moins exigeant sur le timing de vos contres. Si vous souhaitez vous concentrer davantage sur l’histoire, c’est vraiment le meilleur choix à faire.
Qliphah in Providence’s Shadow – Une histoire qui se vit comme une enquête !
L’histoire de Qliphah in Providence’s Shadow se déroule au Japon et plus précisément à Tokyo, en 2030, où l’on pourrait penser que les enfers sont sortis de sous terre afin de prendre totalement possession de notre monde. En plus de cela, une drogue fait des ravages dans les rues nippones : la Véritalis. Une drogue qui, en plus d’être, comme toutes ces substances, très mauvaise pour la santé, s’avère également plutôt mortelle dès son ingestion. Celle-ci transforme les êtres humains en de véritables monstres de chair amalgamée et de sang. C’est vraiment l’histoire qui donne envie de rester sur le titre, car elle se vit comme une enquête afin d’essayer de comprendre ce qui se cache derrière tout cela.

Nous jouons une jeune femme qui a la capacité de tuer les aberrations liées à la Véritalis : Rena Hizuki, une sorte d’hybride qui porte en elle des pouvoirs encore assez incompris, même d’elle-même. Alors qu’elle est en mission, elle découvre qu’un jeune homme du nom de Souma Hoshigami a survécu à une attaque et qu’il est maintenant porteur d’une marque dans le même style que la sienne, alors que lui non plus n’a jamais consommé de Véritalis. Il devient alors, bien malgré lui, l’acolyte de Rena et va lui aussi essayer de comprendre ce qu’il est devenu, tout en luttant contre les dangers qui prolifèrent dans Tokyo.
Le récit est un peu comme un visual novel, car lorsque nous ne sommes pas en combat, nous sommes souvent sur une carte de la mégalopole japonaise et nous nous déplaçons entre le jour et la nuit, à différents endroits que nous sélectionnons et qui nous permettent d’en découvrir davantage au cours de notre enquête. Il est même essentiel de trouver des indices et des documents, car cela vous permet également, contre des points d’enquête, d’apprendre de nouvelles compétences pour vos combats.
Je ne vais pas spoiler plus que nécessaire, mais sachez que l’histoire se laisse suivre sans trop de difficulté, même s’il faut se mettre dans une position active afin de bien la comprendre. Car oui, vos personnages étaient là avant que vous ne preniez la manette en main et, donc, vous ne connaissez pas tout de leur parcours. C’est à vous de remettre les pièces du puzzle dans l’ordre afin d’obtenir toutes les informations dont vous avez besoin. Ce que je pourrais reprocher à l’histoire n’est pas réellement lié au récit, mais plutôt à l’aspect visual novel, car nous revoyons très souvent les mêmes arrière-plans ou visuels lorsque les personnages parlent.
Peut-être que mes attentes étaient trop grandes ?
Comme je pense que vous avez pu le comprendre au travers de mon test, je me retrouve un peu bête devant Qliphah in Providence’s Shadow, car j’étais très enjoué à l’idée de faire ce test. Le titre m’attirait énormément depuis son annonce, mais me voilà « déçu » en y jouant. Il est assez difficile de vous faire ressentir ce que je pense du titre sans que vous n’ayez la manette en main, mais j’aimerais prévenir ceux qui souhaiteront lui donner une chance.
Il est possible que vous soyez le public cible de ce type de jeu, car je suis convaincu que chaque jeu a son public et que la critique des uns n’empêchera pas les autres d’y jouer et de l’apprécier.
Sachez toutefois que vous serez face à un titre dont le système de combat n’est pas vraiment comparable à celui des autres jeux ou, du moins, peut-être ne suis-je pas assez calé en la matière pour vous en citer un. Mais pour ma part, même si l’histoire m’a séduit, car je suis fan de l’univers, les combats sont vraiment mon point noir et font que je n’arrive à y trouver du plaisir que lorsque je passe le titre en mode histoire, afin de pouvoir profiter au mieux de cette dernière.
Encore une fois, cela m’embête de ne pas forcément dire du bien d’un jeu, mais c’est aussi pour ça que vous nous lisez et que vous nous faites confiance. C’est donc également à nous de vous dire quand nous trouvons un jeu moins bon que les autres.
Qliphah in Providence’s Shadow sera disponible à partir du 24 septembre sur Nintendo Switch, PlayStation 5 et PC via Steam.
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Qliphah in Providence's Shadow
- Date de sortie (Japon) : 24/09/2026
- Date de sortie (Europe) : 24/09/2026
- Développeur : Arc System Works
- Éditeur : Arc System Works
- Genres : Action
- Consoles : PS5, Switch, PC
- Scénario 80%
- Technique 70%
- Gameplay 60%
- Plaisir 70%
- Une histoire sous forme de visual novel qui tient bien la route
- Quasiment entièrement doublés pour plus d'immersion
- Disponible en français
- Un système de combat qui me laisse de côté
- Souvent les mêmes images lors des dialogues

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