Spiders, le développeur de Greedfall, est de retour avec un nouveau RPG nommé "Steelrising" s'inspirant de la licence Dark Souls. Fraîchement sorti, nous avons voulu tester ce nouveau jeu du Studio. Étant donné que Greedfall ne nous avait pas réellement convaincus, nous avions tout de même envie de nous aventurer dans cette épopée qui lie la France de la révolution et le courant Steampunk. Que donne donc ce mélange aux allures savoureuses, nous allons le découvrir lors de ce test.

Un Automate doué de parole dans une France en révolution

Le personnage principal, Aegis, est un Automate chargé de protéger la reine Marie-Antoinette. Cependant, Aegis est différente des autres Automates car, pour des raisons que personne ne semble comprendre mais qui sont douloureusement évidentes dès le début, elle peut parler et penser par elle-même.

Ce dernier point est sous-entendu, et c'est le fil conducteur de l'histoire de Steelrising. Aegis, pendant la quasi-totalité du jeu, ne fait jamais rien de sa propre volonté. Elle suit toujours les ordres sans poser de questions, trahissant complètement ce qui est censé la rendre différente. Vous disposez de quelques choix de dialogue lorsque vous vous adressez à certains personnages. Cependant aucun choix ne vous est proposé. Il suffit de lire les propositions dans l'ordre pour terminer le dialogue. Ce n'est qu'en fin de partie que vous avez la possibilité de faire de réels choix, mais pour certains, l'attente peut paraître un peu longuette.

Steelrising

Votre mission principale est de trouver l'homme qui a créé les Automates pour essayer de trouver un moyen de les arrêter. Le problème, c'est que le cheminement pour y arriver est une succession de rencontres qui ont toujours le même but. Vous accédez à une nouvelle zone avec votre carrosse mécanique, vous rencontrez un personnage et lui posez la question : "Sais-tu où se trouve cette personne ?" et celui-ci vous répond ainsi : "Non... Mais je connais un ami qui peut-être le sait". Tout cela en boucle pendant une bonne partie du jeu.

La narration est parfumée de personnages historiques et d'acteurs majeurs de la Révolution française, et il est nécessaire de les connaître pour saisir leur impact sur l'histoire. Mais à force de références, le jeu perd un peu en compréhension.

Heureusement, l'histoire s'apprécie. Au fil des dialogues et des cinématiques, nous avons envie d'en savoir plus sur son issue et sur les origines d'Aegis. Même si la narration aurait pu être un brin plus structurée.

Steelrising se fraie un chemin par son gameplay

Généralement dans un Souls-like, l'histoire n'en est pas l'attrait principal. À partir du moment où le gameplay et surtout les combats sont de bonne facture, nous pouvons dire que le travail est réussi. C'est le cas pour Steelrising. Si vous avez déjà fait un Souls par le passé, vous ne serez pas dépaysés. Vous avez accès à une attaque lourde et légère, une barre d'endurance et à une esquive plutôt réussie. L'ajout non négligeable est qu'un bouton vous est accessible pour recharger votre barre d'endurance instantanément au détriment d'un malus de glace. Donc si vous l'utilisez trop souvent, vous serez immobilisés.

Steelrising

La glace, le feu et l'électricité sont les trois éléments du jeu. Quand vous infligez des dégâts de type à l'ennemi, il vous faudra remplir une gauge avant que l'effet ne puisse avoir lieu. Par exemple, sur mon Aegis, j'utilisais une arme de glace à distance pour figer les ennemis et j'allais ensuite les attaquer au corps à corps à l'aide de doubles lames. Ce qui est vraiment malin, c'est qu'il y a plusieurs possibilités de tirer parti des types dans Steelrising. Des objets de toutes sortes peuvent vous permettre de pallier les types qu'il vous manque.

Globalement, même si le jeu se veut exigeant, il n'est pas le plus difficile que j'ai eu entre les mains. Les ennemis sont assez lents et leurs patterns ne brillent pas leur difficulté. Je me suis rarement retrouvé en mauvaise posture. Bien entendu, je suis tombé plusieurs fois au combat, mais à chaque fois, c'était sur un nouveau type d'ennemi et donc, je n'étais pas encore familiarisé avec ses mouvements. Ce qui est vraiment intéressant, c'est la verticalité des zones. Il est très simple de s'enfouir pour se restaurer ou même de grimper sur une plateforme pour que les ennemis ne puissent plus vous atteindre.

Steelrising

Steelrising apporte en guise de nouveauté, une fonctionnalité qui est très attendue de la part des gens qui voudraient se tenter aux licences de FromSoftware. Il existe un mode qui vous permet de régler les dégâts infligés par les ennemis entre 0 % et 100 %, la perte de mânes (les âmes dans Souls) en cas de décès, la vitesse de récupération de l'endurance et un mode de récupération d'endurance simplifié. Bien qu'il ne s'agisse pas d'options révolutionnaires, c'est toujours appréciable d'avoir des options d'ergonomies supplémentaires pour ceux qui voudraient tenter l'expérience d'un Souls-like. En contrepartie, vous n'aurez accès qu'à une partie des trophées. Pour les collectionneurs, il faudra quitter ce mode si vous les voulez tous.

Steelrising

Pour l'exploration, disons que globalement, elle est beaucoup plus simple et plus linéaire que dans un Souls. Une boussole vous aidera à vous orienter vers une quête secondaire ou votre prochain objectif. Vous aurez accès, au fil des boss principaux, à de nouvelles fonctionnalités qui vous permettront plus aisément à vous déplacer. Un grappin, une esquive en saut, et un coup de pied fulgurant pouvant vous ouvrir la voie fermée par certaines portes spécifiques. Ces fonctionnalités vous permettront de revenir dans des zones précédentes pour débloquer de nouveaux contenus.

Graphiquement, Steelrising inspire le respect

Passer après Elden Ring, c'est compliqué. Contre toutes attentes, Steelrising arrive à faire sa place. Les décors inspirés de la France du 18e siècle sont réellement somptueux. Les jeux de lumière sont soignés et l'animation d'Aegis, ainsi que celle des ennemis, sont réellement impactantes. Je ne pensais pas, en voyant les bandes-annonces, tomber sur un soft de cette qualité de la part du studio Spiders. C'est une très belle surprise pour ma part. Je m'arrêtais souvent dans certains endroits clés pour faire une petite capture d'écran tellement le lieu dégageait une forte énergie.

Steelrising

Le souci du détail est hallucinant, que ce soit au niveau des herbages que pour les bâtiments et leurs architectures. Pour ce qui est du bestiaire, les monstres sont ce qu'il y a de plus réussi dans le soft. Même si, çà et là, il y a des réutilisations de modèles 3D, le studio arrive à les différencier avec l'ajout de couleurs et d'armes correspondant à leur type élémentaire.

Graphiquement, Steelrising est une indiscutable réussite, sa direction artistique crée l'immersion de sorte qu'on s'attache à ces lieux venus d'un autre temps. J'aurais préféré un tout petit peu plus d'éléments Steampunk pour que l'univers du titre marque vraiment son originalité dans la fusion d'une époque et d'un genre qui n'ont pas l'habitude de se croiser.

Pourquoi ça bug ?

Je me devais de parler des bugs. Rassurez-vous, il n'y en a pas énormément, mais il arrive que si vous éliminiez un ennemi, il se relève et reste statique. Le jeu le considère bien comme mort mais sa position est erronée. Cela a l'air de rien, mais vous sortez immédiatement de l'immersion. Il arrive aussi que certains ennemis (dont les boss) sortent de la zone et ne reviennent plus. Cela n'est pas grave pour les ennemis classiques, mais quand il s'agit d'un Boss, vous êtes bons pour quitter le jeu et refaire tout le combat. Espérons qu'un patch vienne régler tout cela car ce sont des bugs bloquants qui n'ont aucunement leur place dans un jeu fini et commercialisé.

Que dire pour conclure cette expérience Steelrising

Le jeu pour moi est une réussite. Ce n'est pas un chef-d'œuvre ni la claque de l'année, mais il s'en sort plutôt pas mal. Les graphismes et la technique sont de qualité. L'ambiance et l'univers sont intéressants. J'ai réellement passé un bon moment. Le fait d'ajouter des options d'ergonomie est une grande idée qui régalera ceux qui ont toujours voulu s'essayer au genre. C'est une expérience qui me restera en tête, mais le soft n'en reste pas moins perfectible.


Steelrising est disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S ainsi que sur GeForce Now.

Pour en savoir plus sur ce jeu ou cette licence, vous pouvez aussi suivre ce lien !

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Steelrising
7

"Perfectible"

  • Une DA magnifique
  • Des combats exigeants
  • Une fusion entre le Steampunk et la Révolution française
  • Une histoire intéressante dans la forme …
  • Des options d’ergonomies bienvenues
  • L’originalité du bestiaire
  • Des bugs bloquants
  • Une caméra approximative
  • Certains mouvements d’Aegis peuvent déstabiliser
  • … Mais trop redondante dans les chapitres
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Kuro Azeus

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Enthousiaste du JRPG depuis 2010, j'ai dans l'espoir de voir un jour ce genre trop peu reconnu traverser nos frontières.