On veut ces REMAKES ! Édition PS1
Et voici ici que l’équipe de rédaction se lance dans un travail d’imagination et de vouloir : « On veut ces Remakes ! ». La console PlayStation, première du nom, proposait moult JRPG. Nous vous proposons ici les jeux, chacun notre tour, dont nous estimons un retour en remake. C’est personnel, c’est générationnel, c’est qualitatif et inventif, c’est JRPGFR !
Tail Concerto – L’essence de la franchise Little Tail Bronx
Tail Concerto, sorti en 1998 sur la PlayStation de Sony, se présente comme une bouffée d’oxygène au milieu des déceptions du jeu vidéo de l’époque, ravivant le brillant narratif et l’originalité que certains jeux semblaient avoir perdus.
La réalisation du jeu, bien que datant de l’ère PlayStation, se distingue par son esthétique d’animé japonais et son utilisation judicieuse de cinématiques pour renforcer l’immersion. Les décors colorés et détaillés captivent le regard, tandis que la bande-son, soutenue par un doublage japonais de qualité, enveloppe le joueur dans une réalisation qui embrasse les codes de l’animation japonaise des années 80-90. Cette dernière n’est pas sans rappeler Meitantei Holmes, la série animée de 1984 produite par le Studio TMS Entertainment (une série que je vous recommande vivement).

L’histoire de Tail Concerto se déroule dans le paysage enchanteur du pays de Prairies, un monde où deux anciennes civilisations se sont livrées à une guerre acharnée pour le contrôle des îles flottantes. Au centre de ce conflit, une arme ultime, le géant d’acier, a été forgée pour mettre fin à la boucherie. Cependant, sa puissance incontrôlable a menacé de plonger le monde dans un nouvel abîme de terreur. Seuls quelques rares survivants ont réussi à désactiver cette menace, mais leur paix précaire a été rapidement menacée par le gang des chats noirs, déterminé à réveiller le géant d’acier pour réaliser leurs plans.
Incarnant Waffle, un chien policier anthropomorphique, nous sommes entraînés dans une mission pour contrecarrer les plans des chats noirs. L’univers du jeu est un hymne à l’originalité et à l’imagination, plongeant les joueurs dans un monde empreint d’humour et charme. Waffle peut sauter, se suspendre à des corniches, voler en jet pack, tirer des bulles et attraper des objets. Plus tard, la capacité de tirer des bulles est remplacée des missiles.

Malgré ses nombreux atouts, Tail Concerto n’est pas exempt de défauts. Le gameplay, qui mélange action, plateforme et éléments RPG, offre une expérience divertissante, mais est entravé par des problèmes de caméra frustrants qui ralentissent la progression. De plus, la faible difficulté et la durée de vie relativement courte du jeu peuvent laisser certains joueurs insatisfaits, malgré les quêtes annexes qui offrent une légère prolongation de l’aventure.
Avec la sortie récente de Fuga: Melodies of Steel 2 (2023), de la franchise connue sous le nom de Little Tail Bronx, celle-ci mériterait d’être découverte par un public plus large. En effet, les thèmes abordés et l’originalité artistique de la série offrent un potentiel remarquable pour un magnifique remake du premier volet. En proposant davantage de quêtes annexes et une personnalisation plus poussée du robot de Waffle, le tout dans une technologie moderne offrant des combats en 3D fluides, le jeu brillerait d’un nouvel éclat. Cela permettrait également de corriger les problèmes de caméra qui ont réellement entaché l’expérience du titre original. De plus, il est à noter, fait rare, que le jeu était déjà entièrement localisé en français sur PlayStation, ce qui représenterait un gain de temps considérable pour l’équipe de CyberConnect 2.
The Legend of Dragoon – Un RPG qui a tout d’un grand !
The Legend of Dragoon, un RPG sorti le 19 janvier 2001 sur PlayStation, est passé inaperçu pour beaucoup, alors que pour d’autres, il est peut-être l’un des meilleurs jeux de la console. Il a été maintes fois comparé à tort à la série Final Fantasy qui était à l’époque la série phare pour les fans de RPG japonais, et pourtant…
L’histoire débute avec Dart, se rendant dans sa ville natale lorsqu’il est attaqué par un dragon. Il est sauvé par Rose, qui lui révèle que l’armée de Sandora a attaqué la ville. À son arrivée, il découvre que la ville a été détruite et que son amie d’enfance, Shana, a été emmenée dans une prison.
Bien que l’histoire puisse sembler assez simple à travers ce résumé, elle n’en reste pas moins très agréable à suivre, avec de nombreux rebondissements auxquels on ne s’attend pas. De plus, le jeu a eu la chance d’avoir un doublage en français, qui, personnellement, m’a beaucoup plu. Certes, The Legend of Dragoon est bien plus agréable à jouer dans sa version américaine en raison des 60 Hertz qui rendent le jeu plus fluide, comme nous le verrons lorsque nous aborderons le système de combat.

The Legend of Dragoon est un RPG en 3D avec des décors précalculés, à l’instar de titres comme Final Fantasy IX. Les combats se déroulent de la manière suivante : attaquer, utiliser des objets et se transformer en Dragoon. Ce qui est intéressant dans ce système, c’est le fait qu’à chaque attaque, il y a une sorte de QTE : deux carrés bleus apparaissent à l’écran et commencent à converger. Si le joueur appuie sur un bouton lorsque les carrés se chevauchent, le personnage poursuivra l’attaque et infligera davantage de dégâts en criant un fameux « Coup Double » pour Dart par exemple. Et c’est là qu’on voit la différence entre le 50 hertz et le 60 hertz pour l’époque, le jeu étant moins fluide, beaucoup n’ont pas apprécié ce système de QTE car il était trop difficile à appréhender. Il en va de même pour les attaques en forme de Dragoon. En se transformant pendant un combat, le personnage bénéficie d’une augmentation de ses dégâts et de sa résistance, et ses commandes d’attaque, de garde, d’objets et de fuite sont remplacées par Attaque de Dragoon et Magie de Dragoon.

Certes, The Legend of Dragoon n’est pas exempt de défauts et il n’est pas le plus grand RPG de la console, mais il a ce petit quelque chose qui le rend unique. Tout d’abord, le fait de pouvoir se transformer en Dragoon et une histoire très bien écrite avec des musiques qui restent dans nos têtes. De plus, il a essayé autre chose qu’un simple mode de combat où l’on ne faisait qu’attaquer, utiliser la magie, des objets, ou invoquer par exemple. Je ne dénigre pas les autres titres, loin de là, mais une remise au goût du jour de The Legend of Dragoon sur les consoles de nouvelle génération ne serait pas un mal, surtout qu’une grosse fanbase attend avec impatience la possible joie de retrouver Dart, Meru, Rose…
Révélations : Persona – Le début d’une saga qui va entrer dans la légende !
Lorsqu’on évoque les Persona aujourd’hui, on pense souvent à la trilogie débutant au troisième volet. Cependant, il ne faudrait pas oublier les origines de cette saga, qui ont commencé avec Révélations : Persona, sorti en 1996 sur Playstation. Ce premier épisode est en réalité un spin-off d’une autre série d’Atlus, Shin Megami Tensei if, avec pour concept la création d’un jeu se déroulant dans un environnement scolaire.
Dans Révélations : Persona, nous découvrons les prémices de ce qui caractérisera les Persona que nous connaissons aujourd’hui. L’intrigue suit des lycéens confrontés à des phénomènes paranormaux au sein de leur établissement, l’école St. Hermelin. Chaque membre du groupe développe la capacité d’invoquer une Persona, grâce à l’aide de Philemon. Une fois de plus, le destin du monde repose sur nos épaules. Le système de combat, déjà basé sur le tour par tour, et la possibilité de créer de nouvelles Persona pour nous assister dans les affrontements.

Contrairement aux Persona actuels, Révélations ne propose pas encore de système de lien avec les membres du groupe. Malgré cela, l’histoire conserve son charme, avec une tonalité plus sombre et des accents de science-fiction. Les protagonistes explorent une ville parallèle, conséquence des expérimentations d’une entreprise cherchant à créer un accélérateur de dimensions.
Ce jeu présente des difficultés d’adaptation aux normes actuelles. Le système de jeu, vieillissant, nécessite des explications. Les déplacements en vue à la première personne à l’intérieur des bâtiments peuvent être désagréables, donnant l’impression de heurter les murs. Les combats sont plus exigeants et moins tolérants aux erreurs. Bien que des combats plus ardus puissent être appréciés, il est essentiel de proposer des niveaux de difficulté adaptés à tous les joueurs.
Un remake de Persona pourrait permettre aux joueurs, en particulier à ceux qui ont découvert la série avec le cinquième opus, de suivre son évolution au fil des années et des épisodes. Ce jeu, qui a eu une influence significative sur le genre du JRPG, est ressorti en 2009 sur PSP sans réelle évolution depuis sa sortie initiale en 1996, à l’exception d’une quête qui n’était auparavant disponible que pour les joueurs japonais. Une histoire plus sombre et mature au sein de la saga pourrait insuffler un nouvel élan à la licence, montrant qu’Atlus n’a pas perdu son esprit rebelle des années 90. Cela permettrait également de renouer avec une partie du public qui n’a pas nécessairement adhéré à certaines fonctionnalités proposées dans les nouveaux opus, telles que la partie romance ou la gestion de la vie scolaire.
Personnellement, je pense qu’Atlus devrait sérieusement envisager un remake de son premier Persona. Étant donné la popularité actuelle de la série, avec des ventes par millions, il serait logique que la firme japonaise offre aux joueurs la possibilité de découvrir ou de redécouvrir le jeu qui a lancé la saga qui aujourd’hui est considéré comme un classique du JRPG avec des titres comme Persona 5 Royal ou maintenant Reloaded.
Naturel – Final Fantasy VIII – La suite logique après FFVII Remake ?
Square Enix peut se targuer d’avoir une ou plusieurs licences phares à son actif. Les succès de FFVII Remake et de FFVII Rebirth ne sont plus à présenter, et pourtant, dans nos âmes de joueurs nous en voulons toujours plus. Même si Final Fantasy VII et Final Fantasy VIII ne se suivent que numériquement et que ce dernier est particulièrement boudé par la communauté des joueurs, il n’empêche que je jette mon dévolu sur ce remake éventuel.
Sans vous représenter son histoire, je vous propose le découpage de FFVIII en me basant sur la trilogie actuelle de FFVII. Imaginez seulement l’introduction, Liberi Fatali avec des graphismes actualisés, mais on ne touche pas à la musique ! La bataille entre Squall et Seifer retravaillée, la scène de bal et son feu d’artifice, la scène dans l’espace et toutes celles que j’oublie. Les cinématiques de l’époque tiennent encore bien la route, alors dans l’imaginaire, c’est une régalade !
Mon découpage se ferait ainsi, toujours en se basant sur une trilogie. Le premier jeu vous ferait découvrir Balamb Garden University, en suivant l’histoire originale dans ses grandes largeurs. La chasse aux premières G-Force pour aller jusqu’à Deling City et la première rencontre avec Edéa. La clôture du remake pourrait se faire ici ou en allant jusqu’à l’envol de l’université vers Horizon. Le cliché de l’objet volant vers le soleil couchant, et ainsi démarrerait le jeu suivant.
Le deuxième opus de cette trilogie se consacrerait exclusivement à l’exploration des biomes du jeu. Toujours cette chasse aux G-Force avec comme point d’orgue le combat contre Odin, sans oublier les redoutables Pampa Senior ou Tomberry. Laguna, Kiros et Ward auront leurs moments. La conclusion de ce deuxième titre pourrait se situer à Esthar City juste après la magnifique scène dans l’espace avec deux routes possibles : Avoir sauvé Linoa et ne pas y avoir réussi.
Le troisième jeu conclurait donc ce projet se dédiant principalement à la Citadelle d’Ultimécia. Bien entendu, nous retrouverons l’Hydre et ses possibilités de voyages rapides et quelques quêtes annexes à conclure. Évidemment, dans l’imaginaire, nous conserverions le tour par tour, les Limit Break de chacun, en revisitant certaines mécaniques toutefois. Encore une fois, la Limit Break de Selphie « The End » serait formidable avec de nouveaux graphismes. Envisager également une revisite du crafting des armes et des équipements, voire l’approfondir.
Maintenant, pourquoi vouloir un tel remake ? Côté personnel, c’est pour voir revivre ce jeu, même si je prends en compte que d’autres Final Fantasy pourraient en bénéficier avant, et surtout, sont bien plus « fantasy » que le huitième opus. J’aimerais vraiment voir et revoir Squall, Zell, Linoa, et tous les autres sous des couleurs nouvelles, avec un doublage, il va sans dire ! Sur le plan technique, je crois également que les cinématiques actualisées feraient un vrai boom ! Les G-Force aussi, améliorées avec les technologies d’aujourd’hui seraient sensationnelles. Oui, FFVIII devrait avoir son remake.

Quel avenir pour Final Fantasy VIII ? Son remaster étant très insuffisant, une reviviscence serait une suite logique dans la numérotation de la licence. J’ai proposé un découpage, à vous maintenant de nous faire parvenir vos plus belles idées !
Maintenant, vous connaissez les envies de remake de l’équipe de rédaction. Nous souhaitons connaitre vos avis et vos envies aussi. Les idées les plus folles, les plus saugrenues aux plus cohérentes, tout est bon à prendre. Et sait-on jamais, cela pourrait donner des envies à des développeurs ! Ces quatre jeux sont de minuscules pavés tant la PS1 proposait de jeux de rôle, et bien d’autres jeux pourraient nécessiter une telle actualisation. Faites-nous en part en commentaire ou sur les réseaux sociaux !
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