Test de Fairy Tail Dungeons — Un bon tuto pour le débutant en deckbulding !

13 septembre 2024 Kuro 8 MIN
Ajouter à ma liste

Fairy Tail Dungeons de l’éditeur Kodansha est désormais disponible sur Steam. Ce jeu s’ajoute à la série de nouveaux titres récemment révélés, tous situés dans l’univers de Fairy Tail. Aujourd’hui, nous nous penchons sur Dungeons, où vous aurez l’occasion d’explorer des donjons en incarnant des personnages bien connus de l’œuvre d’Hiro Mashima. Développé par Ginolabo, connu entre autres pour son roguelike Soulvars, Fairy Tail Dungeons fait partie d’un projet indépendan en étroite collaboration avec le mangaka. Alors, que pensons-nous de ce roguelike mêlant tour par tour et jeu de cartes ? C’est ce que vous allez découvrir dans ce test.

Fairy Tail Dungeons se déroule à une époque incertaine, mais sans doute après la victoire contre Acnologia, car ce dernier est présent dans le jeu sans grande surprise. Natsu et Happy se retrouvent téléportés dans les sous-sols de la guilde, dans un endroit inconnu, guidés par Labby, un chat mystérieux. Ce dernier souhaite sauver Arthur, son compagnon, qui semble avoir un but précis dans la découverte du souterrain. Natsu et Happy décident donc de les aider à retrouver son ami. Le problème, c’est que ces lieux annulent toute magie. Cependant, Kanna apparaît miraculeusement. La jolie mage révèle à ses compagnons que ses cartes restent effectives même dans ces lieux. Celles-ci pourront donc être utilisées en cas d’attaques ennemies. Labby intervient et utilise l’écharpe de Natsu pour raviver ses pouvoirs. En effet, les sentiments sont très précieux dans ce donjon, et ceux de Natsu envers son père, le Dragon de feu Ignir, se révèlent à nouveau. C’est à cet instant que cette nouvelle aventure commence dans les tréfonds des grottes se trouvant sous la guilde de Fairy Tail.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

Vous l’aurez compris, le scénario n’est pas l’argument qui vous fera acheter le jeu. Il est simple, se laisse suivre et ne vous inflige pas de longueurs interminables. Cependant, l’écriture n’est pas des plus exemplaires. En effet, si nous aimons des médias comme Fairy Tail, c’est avant tout pour sa bonne dose d’humour et la complicité entre les personnages. Il y a des tentatives d’humour de temps à autre, mais celui-ci reste relativement absent de ce titre. Tout au long de notre vingtaine d’heures de jeu, nous en apprenons plus sur les personnages de Labby et d’Arthur, non canoniques à la série principale. Cependant, cela fait plaisir de voir que certains personnages peuvent exister en dehors de l’œuvre originale. Durant l’exploration des différents étages du donjon, vous aurez des moments de pause durant lesquels vous pourrez discuter avec Labby. Ces moments sont sympathiques, détendus, mais très succincts pour susciter un réel intérêt. Globalement, je dirais que le jeu arbore une narration correcte mais simpliste ; néanmoins, l’intérêt du jeu ne se trouve pas dans ce point.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

Côté gameplay, nous avons le combo classique du genre roguelike avec des mécaniques de deckbuilding. Bien que ces mécaniques apportent une bonne dose de défi, celles de Fairy Tail Dungeons se révèlent assez simplistes. Pourtant, elles fonctionnent étonnamment bien. Pour introduire le contexte avant de rentrer plus en détail, je dirais que le jeu vous enseignera le genre plus qu’il ne vous mettra au défi. Si vous n’êtes pas familiarisés avec ce type de jeu, ce dernier est sans doute pour moi la meilleure manière de découvrir le genre. Rappelons-nous, Natsu a perdu ses pouvoir. Labby confiera lui confiera donc un grimoire pour stocker les cartes récoltées durant l’exploration. Ce dernier contient les cartes d’une part, et les bonus débloqués d’autre part. Sous forme d’arbre de compétences, vous aurez accès, en échange de lacrimas, à de nouveaux bonus améliorant vos cartes ou la santé, la puissance et d’autres statistiques de vos personnages. Ces lacrimas que vous gagnerez en combat, durant l’exploration ou durant des événements que nous verrons plus tard.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

Lors de votre exploration, vous traverserez des donjons générés de manière procédurale. Les déplacements se font sur des cases, chaque mouvement coûtant un point. Lorsque ces points atteignent zéro, le Gardien du labyrinthe attaque votre équipe. Vous rencontrerez divers types de salles tout au long de votre aventure. La salle de repos vous permettra de récupérer de la santé, d’améliorer ou de détruire des cartes, et de discuter avec Labby pour obtenir des informations supplémentaires sur votre exploration. La salle de lacrimas est liée aux lacrimas, éléments essentiels du jeu, tandis que la salle de coffre vous offrira des objets de soin ou de nouvelles cartes. Vous trouverez également la salle d’événements, où vous rencontrerez d’autres membres de la guilde qui peuvent vous accorder des bonus ou des soins ; cependant, si la chance n’est pas de votre côté, vous pourriez aussi subir une perte de PV. En outre, il y a des salles d’ennemis classiques qui vous permettent d’augmenter la santé maximale de vos personnages et d’obtenir des objets ainsi que des lacrimas en cas de victoire. Les salles d’ennemis puissants, quant à elles, augmentent vos PV maximaux, offrent des récompenses et vous permettent de gagner une carte supplémentaire. Enfin, la salle du marchand propose divers articles à acheter, tels que des objets de soin et des cartes, en échange de lacrimas.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

Les cartes magiques possèdent plusieurs statistiques, telles que le coût en magie, le type (attaque, soutien, défense) et la possibilité d’être multicible. Elles sont également classées selon un système de rareté en quatre rangs, obtenus aléatoirement. De plus, à mesure que votre deck s’étoffe, vous recevrez des bonus, vous incitant ainsi à collectionner un maximum de cartes.

En ce qui concerne les combats, le jeu distribue aléatoirement huit cartes dans la pioche. Un nouveau paquet est automatiquement constitué lorsqu’il ne reste plus de cartes dans la pioche actuelle. La main, utilisée pour activer vos compétences, est composée de quatre cartes tirées de la pioche. Ces quatre cartes constitueront les compétences disponibles pour votre tour. Vous devrez sélectionner ces cartes, en gardant à l’esprit qu’elles ont un coût. Au départ, vous disposerez de seulement trois points pour utiliser vos cartes ; ce nombre augmentera au fur et à mesure de votre progression. Une fois votre combinaison choisie, vous pourrez agir et lancer vos compétences les unes après les autres. Certaines cartes peuvent initier un combo magique. Si vous avez de la chance, les cartes suivantes de ce combo seront présentes dans votre main, vous permettant de lancer les attaques avec des bonus de puissance. Plus tard dans l’aventure, si deux personnages effectuent un combo magique au même tour, un combo à l’unisson sera déclenché, multipliant par 1,5 la puissance de vos combos magiques respectifs.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

À la fin d’un donjon, si vous êtes toujours en vie, vous aurez la possibilité de sauvegarder votre grimoire de cartes. Vos personnages ne gagneront pas d’expérience supplémentaire, mais le grimoire vous permettra de repartir avec un bagage plus consistant lors de vos prochaines explorations. De plus, si vous explorez plusieurs fois les mêmes étages, vous augmenterez votre rang. Ce dernier conférera à votre équipe une panoplie d’amulettes et d’autres objets utiles pour l’exploration. Les amulettes varient en effet et peuvent accorder des cartes supplémentaires ou augmenter le nombre d’objets transportables. En tout, plus de 170 cartes et plus de 200 compétences seront accessibles à travers le jeu, offrant de longues heures de collection.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

Visuellement, en tant que fan des RPG en pixel art, je dois dire que le jeu a su tirer son épingle du jeu. Les personnages de Fairy Tail sont reconnaissables, et le style graphique leur confère un certain charme. Voir Lucy changer de tenue rapidement en fonction des attaques ou Erza changer d’armure ajoute un dynamisme appréciable lors des animations de combat. Pendant ces derniers, les attaques de l’anime sont fidèlement reproduites, tout en conservant l’esthétique du pixel art. Malgré cela, le jeu ne perd rien en fluidité, et les animations sont captivantes. C’est un véritable plaisir de constater comment le studio Ginolabo (composé d’une seule personne) a réussi à créer des personnages et des scènes en pixel art sans perdre l’essence de l’œuvre originale. Les monstres, bien que peu nombreux, sont bien représentatifs de l’univers, même si certains ne font pas partie du lore original. Cependant, bien que la bande-son soit produite par Hiroki Kikuta, connu pour ses travaux sur Secret of Mana, elle reste très minimaliste et répétitive. Enfin, la police de caractères utilisée pour les diverses localisations est relativement basique, créant un léger décalage avec le visuel global.

Test Fairy Tail Dungeon, avis

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment sur Fairy Tail Dungeons. Bien entendu, le jeu n’a pas l’ambition de révolutionner le genre. Il faut le voir comme un produit dérivé, non pas sans intéret, qui permet de vivre une aventure annexe plaisante en compagnie de nos personnages favoris. Pour les fans de roguelike et de deckbuilding, qui ont fait leur dans sur des jeux tels que Slay the Spire et Hand of Fate, vous allez très certainement rouler sur le jeu. Cependant, si le genre vous a toujours fait de l’oeil et que vous voulez commencer sur une expérience douce, je vous conseille fortement ce Fairy Tail Dungeons. Quoi qu’il en soit, si vous êtes fans de l’oeuvre originale et que vous aimez le deckbuilding, je pense très franchement que ce jeu vous plaira.

Fairy Tail Dungeons est disponible sur PC via Steam.

8 Fairy Tail Dungeons

  • Date de sortie (Japon) : 26/08/2024
  • Date de sortie (Europe) : 26/08/2024
  • Développeur : Ginolabo
  • Éditeur : Kodansha
  • Genres : Tour par tour
  • Consoles : PC
  • Scénario 70%
  • Technique 90%
  • Gameplay 80%
  • Plaisir 80%
  • Sa direction artistique en pixel art
  • Ses mécaniques de deckbuilding qui vous accueillent en douceur
  • Sa rejouabilité
  • Son scénario simpliste

Kuro

À 40 ans, j’ai probablement passé plus de temps une manette en main que sur les bancs de l’école. Fondateur de ce média, je décortique la pop culture avec un attrait assumé pour les pixels d’autrefois.

Chat en direct

Live
Initialisation...

Connexion obligatoire pour chatter

Se connecter