Me voici déjà de retour devant mon écran pour vous écrire un nouveau papier sur un titre dont, avant de commencer cette critique, je n’avais jamais entendu parler. Je me demande encore comment cela peut être possible ! Ce test porte sur le nouveau jeu du très respecté, mais également plutôt controversé, Kazuma Kaneko, l’homme à qui l’on doit une bonne partie du chara design si spécial de la série Shin Megami Tensei. Je veux vous parler de Tsukuyomi, ou de son nom complet Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi, un rogue-like deckbuilding. Essayons de passer au-dessus de la controverse liée à l’intelligence artificielle et parlons du jeu en lui-même. Suivez-moi pour devenir un Tsukuyomi.
Encore un rogue-like ?!
Oui, c’est peut-être l’un des styles de jeux que nous voyons le plus revenir en ce moment, avec de bonnes comme de mauvaises idées. Ici, je dois vous avouer qu’il n’y a pas vraiment de révolution dans le gameplay. Nous jouons un Tsukuyomi, un agent d’une organisation gouvernementale chargé de lutter contre des fléaux venus d’un autre monde grâce à l’aide de nos cartes, les Jinmas. Jusque-là, vous en conviendrez tout comme moi, il n’y a pas de grandes nouveautés. Cependant, je dois avouer que, si l’on aime l’univers si particulier de la série d’Atlus, qui n’est absolument pas liée à ce titre, il est assez plaisant de jouer à un deckbuilder avec des cartes nous rappelant les démons des SMT.
Ici, pour progresser dans l’histoire ainsi que dans les combats, nous avançons dans des couloirs qui se ressemblent plus ou moins tous, la seule différence étant l’emplacement des différents ennemis ou des événements aléatoires. Vous aurez l’occasion de jouer quatre personnages différents, chacun possédant un style de deck propre pour les affrontements. Ensuite, à vous de créer des synergies avec les nouvelles cartes que vous débloquerez, soit en les achetant dans les boutiques lorsque vous en croiserez une dans un couloir, soit grâce à un personnage vous proposant de nouveaux Jinmas pour étoffer votre main, ou bien encore via une dernière solution : l’éveil.
Après avoir effectué un certain nombre d’actions, votre personnage va s’éveiller et, lors de ce dernier, vous aurez la possibilité de créer de nouvelles cartes grâce à l’aide d’une divinité qui souhaite vous aider et voit vos efforts. Mais je trouve que cette partie n’est vraiment pas nécessaire et coupe le peu d’immersion qu’il est déjà difficile d’avoir lors de notre déambulation dans les étages. C’est d’ailleurs cette partie qui, lors de la sortie du titre sur téléphone, utilisait l’intelligence artificielle et, malheureusement, même si la version Switch qu’il m’a été donné de tester n’en contenait plus, on ressent encore sa présence. Le dialogue avec la divinité sonne très faux et on a vraiment l’impression que les cartes créées par cette dernière ont été réalisées avec une aide extérieure, bien que toujours fort proches du style si spécifique de Kazuma Kaneko.
Pour en revenir au gameplay, il est plutôt simple à prendre en main (du moins si l’on parle anglais) et les différentes mécaniques utilisées selon les personnages apportent un certain renouvellement. Pour ma part, je suis surtout très fan des decks permettant d’augmenter les dégâts de nos cartes afin de réaliser des attaques surpuissantes. Il est également à noter que vous disposez de quatre cristaux, qui symbolisent vos actions. Chaque carte possède un coût d’activation et vous demandera donc de bien réfléchir, car une fois la carte jouée, elle part dans votre défausse, et cette dernière n’est mélangée que lorsque vous n’avez plus de cartes dans votre deck, au début de votre prochain tour. Cela donne parfois des situations où il est impossible de se protéger des attaques ennemies si vous n’avez plus de cartes possédant des attributs défensifs, car, comme dans énormément de jeux de deckbuilding, vos Jinmas possèdent des points d’attaque et/ou de défense ainsi que des effets selon la manière dont ils sont utilisés.
Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi possède-t-il une histoire ?
Comme dit un peu plus haut, nous jouons un Tsukuyomi, un agent d’élite envoyé dans un immeuble, l’Hashira, dans un Tokyo futuriste. Voilà les premières informations que nous obtenons lorsque nous lançons le titre. Arrivent ensuite, au fil des parties, des éléments permettant de mieux comprendre pourquoi cette tour si imposante se retrouve désormais coupée du monde et remplie de Jinmas, dont nous et nos collègues sommes les seuls à pouvoir venir à bout. Je ne dirais pas que le scénario est fabuleux, mais il permet néanmoins d’obtenir une sorte de récompense à la fin, après avoir affronté un boss, en plus de monter en niveau.
L’ambiance n’est pas vraiment le point sur lequel le titre arrive à se démarquer, car, même si nous avons le plaisir de retrouver un chara designer de génie derrière le projet, mis à part les personnages et les démons, le reste du titre est bien plat. C’est notamment dû à un mode de déplacement à la première personne rappelant le premier Persona, mais ici, nous sommes constamment dans les mêmes couloirs, qui n’ont quasiment aucune différence entre eux.
Alors qu’est-ce que j’en pense au final ?
Eh bien, je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à me positionner. Je trouve que Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi est un bon rogue-like deckbuilding à qui il ne manque pas grand-chose pour vraiment pouvoir se mesurer aux cadors du genre. Qu’on soit pour ou contre l’IA, j’ai ici l’impression qu’elle a été utilisée d’une manière un peu flemmarde et qu’elle n’apporte pas grand-chose. J’aurais vraiment préféré un jeu plus abouti et possédant des designs uniques, même si cela aurait voulu dire un prix peut-être un peu plus élevé. Au moins, le titre aurait pu compter sur des fans pour lui apporter leur soutien.
Ici, malheureusement, nous nous retrouvons face à un titre qui, à cause des polémiques mais aussi d’une qualité simplement dans la moyenne, ne trouvera probablement pas son public pour le sauver. Moi qui, dans un premier temps, pensais pouvoir l’aider car je suis assez demandeur de ce type de jeu et de designs particuliers, je me retrouve bien embêté de vous dire qu’à part si vous êtes un fan absolu du bonhomme et que vous aimez les deckbuilders, ce titre n’est sûrement pas celui qui vous fera plonger dans le genre.
Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi est disponible depuis le 23 avril 2026 sur Nintendo Switch et PC via Steam (du moins si vous n’êtes pas belge), car, à cause des achats intégrés présents dans la version PC, nous ne pouvons pas y avoir accès en Belgique.
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Kazuma Kaneko's Tsukuyomi
- Date de sortie (Japon) : 23/04/2026
- Date de sortie (Europe) : 23/04/2026
- Développeur : COLOPL
- Éditeur : COLOPL
- Genres : Tour par tour
- Consoles : Switch, PC
- Scénario 50%
- Technique 60%
- Gameplay 70%
- Plaisir 60%
- Facile à maîtriser et fun à pratiquer
- Des personnages aux designs qui fonctionnent
- Un rogue like trop générique
- Une immersion assez absente
- Une IA dont on sent encore les défauts

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