Square Enix a beau manier la nostalgie comme personne, il y a quelque chose de singulièrement touchant dans Dragon Quest VII Reimagined. Le remake s’annonce moins comme un simple dépoussiérage que comme une réécriture douce du temps, un jeu qui cherche à réconcilier passé et présent, pixel et mémoire.
La grande nouveauté du jour, c’est le retour de Kyllian — l’ami du héros, celui qui, dans l’original, quittait l’aventure bien trop tôt. Dans cette version, on le retrouve adulte, plus massif, plus grave aussi, comme s’il portait sur les épaules le poids de son départ. Square Enix ne dit pas tout, mais les premières images laissent deviner une séquence d’infiltration, de nuit, où l’on épaulera Kyllian dans une mission à la fois politique et personnelle. Il combat désormais à vos côtés, maniant objets et compétences spéciales, et il est difficile de ne pas voir dans cette relecture une envie de donne un souffle de vent nouveau à ce titre : et si Dragon Quest VII, en se réimaginant, voulait aussi réparer ses propres absences ?
Mais l’essence de DQVII reste la même : un monde morcelé, qu’il faut littéralement reconstruire morceau par morceau. Les fameuses tablettes de pierre font leur retour, comme autant de fragments de souvenirs perdus à rassembler pour redonner forme au monde. On parcourt des donjons, on terrasse des boss, on déniche des éclats de roche que l’on replace dans des autels colorés. Chaque tablette complète ouvre sur une nouvelle île et une nouvelle tragédie à résoudre. Dans un RPG contemporain, l’exploration est souvent synonyme d’expansion ; ici, elle évoque la guérison.
Square Enix promet de fluidifier la narration de ce remake, avec des transitions resserrées et surtout une manière plus intuitive de suivre la quête sans se perdre entre les époques. Le Sanctuaire des Mystères, gardé par une fée pluriséculaire invoquée par les « instances supérieures » — comprendre : on ne sait pas trop ce qu’elle fait là, mais elle sert clairement de fil rouge pour l’histoire. On y revient régulièrement pour y déposer des fragments de tablettes, véritables clés ouvrant la voie vers de nouvelles îles et autant de chapitres à recoller dans le grand puzzle du monde.
Et c’est sans doute là que Dragon Quest VII Reimagined touche quelque chose de juste. Le jeu parle de réparer, de recoller, de redonner forme à ce qui a été perdu — et Square Enix applique à sa propre œuvre le même principe.
Sortie mondiale prévue le 5 février 2026 sur toutes les plateformes, du PC à la Switch 2.
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