On va se poser deux minutes et regarder ce que SEGA nous a réellement mis dans l'assiette pour ce Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties, parce que le dernier dossier de presse est plutôt massif.
L'aventure de Kiryu à Okinawa s'étoffe avec des substories qui, comme d'habitude, font le grand écart entre le mélo et le grand n'importe quoi. On nous annonce que notre Dragon de Dojima va devoir faire l'hôte improvisé au Stardust sous le pseudo de Kazzy-chan pour dépanner des clients venus d'Hokkaido, ou encore courir après Mame, le chien de l'orphelinat, qui a eu la bonne idée de déterrer un magazine de charme sur la plage. C'est du remplissage, certes, mais c'est l'ADN même de la série depuis l'époque PS2, et il faut avouer que ce genre de respiration un peu absurde entre deux drames familiaux reste une masterclass de rythme narratif.

L’aspect social et technique du jeu s'affine aussi avec l'introduction de LaLaLa Loveland, une plateforme sociale in-game gérée par Lala Aizawa. On nous vend un système de "Red Thread of Fate" qui permet de se lier avec d'autres utilisateurs de téléphones à clapet pour débloquer leurs profils et dénicher des Loveboxes éparpillées entre Downtown Ryukyu et Kamurocho. C’est là que le jeu devient vraiment cool sur ses systèmes : le téléphone devient un objet que l’on customise avec des straps, des antennes et des fonds d’écran. Ce qui est intéressant pour le joueur exigeant, c’est que chaque élément apporte des bonus de statistiques réels — un peu comme on peaufinait son build dans les RPG de l'ère 32-bits.

Le volet musical, toujours piloté par l'indéboulonnable Ryosuke Horii, s'annonce comme du caviar pour les oreilles. On aura droit à Pararirai: Happiness Blooms, un morceau aux sonorités okinawaïennes à chanter avec les gosses de Morning Glory, et Kamurocho Rhapsody, un titre beaucoup plus rock 'n' roll qui tranche avec les habituelles ballades enka. La générosité est au rendez-vous puisque Haruka, Majima ou encore Akko-san pourront s'inviter derrière le micro.
Parallèlement, le système de combat s'enrichit avec les Reapers, une faction d'ex-membres du clan Tojo expulsés pour leur mauvaise conduite. À la demande de Kashiwagi, Kiryu devra les traquer et les corriger, ce qui promet quelques joutes musclées et des récompenses financières bien senties pour financer ses tenues, qu'il s'agisse de chemises kariyushi pour chiller au soleil ou de looks plus party animal pour briller sous les néons de Kamurocho.

Enfin, nous nous attardons sur Mine et son mode Dark Ties. Le système de Damage Control de Kanda nous propose des quêtes de rédemption assez variées, allant du sérieux — avec la traque d'un tueur en série à Kamurocho — au plus décalé, comme cette histoire de cosplayers pirates et de faux yakuzas complètement ivres. On y suit la progression sociale de Mine à travers le Charisma Rank, qui nous fait partir du statut de Déchet total pour viser celui de Dieu vivant.

Et pour couronner le tout, le voir chanter Baka Mitai avec la voix de Shido Nakamura, c'est le genre de moment de vulnérabilité qui fait tout le sel de la série. Techniquement, SEGA ne rigole pas avec les play spots : entre le bowling, le Print Club et surtout l'inclusion de la Game Gear jouable avec Pac-Man, Mappy et Galaga ’91, on est face à une compilation de luxe.

Reste à espérer que le soft tourne correctement sur Switch 2 parce que personnellement, il me tarde de partir à l'aventure en mode nomade.
Le jeu sortira sur PC (Microsoft Windows), PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2 le 12 février 2026.
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