Avec The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, Square Enix et Claytechworks mettent en place un action-RPG HD-2D qui repose autant sur son voyage à travers le temps que sur ses mécaniques d’exploration. Cette nouvelle présentation s’attarde surtout sur l’Age of Reconstruction, une époque située avant l’Age of Safekeeping d’Elliot. Là où le présent du héros bénéficie encore d’une certaine protection, cette période plus ancienne montre au contraire une humanité presque à bout de souffle, retranchée dans les ruines d’un monde plus prospère.

The Adventures of Elliot : un voyage dans les ruines et l’espoir

12 mars 2026 Kuro 6 MIN
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Avec The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, Square Enix et Claytechworks mettent en place un action-RPG HD-2D qui repose autant sur son voyage à travers le temps que sur ses mécaniques d’exploration. Cette nouvelle présentation s’attarde surtout sur l’Age of Reconstruction, une époque située avant l’Age of Safekeeping d’Elliot. Là où le présent du héros bénéficie encore d’une certaine protection, cette période plus ancienne montre au contraire une humanité presque à bout de souffle, retranchée dans les ruines d’un monde plus prospère.

Dans cet âge sombre, les humains vivent sous la menace constante des beastmen. Privés du sort de Safekeeping qui protège d’autres époques, ils survivent comme ils peuvent dans le village de Littlehope, avec peu de ressources et très peu de défenses. Le cadre est donc plus rude, plus fragile, et donne au jeu une tonalité de survie assez marquée. C’est aussi ce qui distingue cette nouvelle phase de l’aventure : on n’est pas seulement dans un voyage à travers les siècles, mais dans la découverte de civilisations à des stades très différents de leur histoire.

Le récit de The Adventures of Elliot s’articule d’ailleurs autour de quatre âges que le héros et sa fée Faie traversent grâce au Doorway of Time afin de lever la malédiction qui frappe la princesse Heuria de Huther. Le jeu passera ainsi par l’Age of Safekeeping, qui correspond au présent d’Elliot, puis par l’Age of Reconstruction, décrit comme des dark ages, avant d’aller encore plus loin vers l’Age of Magic, présenté comme un âge d’or, puis l’Age of Budding, qui renvoie aux débuts de la civilisation. L’idée est claire : chaque période doit apporter sa propre ambiance, ses enjeux et sans doute ses variantes de gameplay.

La présentation introduit aussi plusieurs personnages liés à l’Age of Reconstruction. Heurich est un aventurier de Littlehope qui se lie rapidement à Elliot. Il partage avec lui sa connaissance des ruines et des trésors découverts durant ses voyages. Son objectif personnel est de trouver un remède pour son amie d’enfance Diona, atteinte d’une maladie chronique qui la force à rester souvent à l’intérieur. Diona est décrite comme une jeune femme bienveillante, appréciée des habitants du village, mais aussi très inquiète du goût du risque de Heurich. Le troisième personnage mis en avant est l’historienne de Littlehope, amie commune de Heurich et Diona, passionnée par le passé de l’humanité malgré l’état désespéré du monde. Elle voit en Elliot un reflet de Heurich et semble jouer un rôle de guide intellectuel dans cette période du récit. On sent donc une volonté de construire un petit noyau de personnages attachés à un même lieu, plutôt qu’une simple galerie de PNJ de passage.

Sur le plan du gameplay, cette nouvelle communication détaille plusieurs systèmes. D’abord, les accessoires viennent compléter l’équipement d’Elliot en plus des armes et des magicites. Ils peuvent être changés à tout moment depuis le menu, ce qui laisse entendre une vraie dimension d’adaptation selon les zones traversées ou les ennemis affrontés. L’exemple du monocle est parlant, puisqu’il élargit la fenêtre de parade précise et devient donc utile face à des ennemis à distance ou à des boss agressifs. Le defalling charm, lui, réduit ou annule les dégâts liés aux chutes dans les pièges, la lave ou les zones à plateforme étroite. Cela montre que le jeu ne se limite pas au combat : la navigation et les dangers de terrain semblent eux aussi importants.

Les quêtes occupent également une place notable. Dans chaque âge, certains personnages pourront demander l’aide d’Elliot, que ce soit pour collecter des objets, éliminer des beastmen ou remplir d’autres objectifs. L’intérêt est double : enrichir la vie locale de chaque époque et obtenir des récompenses parfois exclusives. Le jeu précise surtout qu’une partie de ces quêtes peut devenir indisponible selon la progression scénaristique, ce qui introduit une légère pression sur le joueur et renforce l’idée d’un monde qui avance avec ou sans lui.

Autre élément de progression, les Shrines of Life sont présentés comme des structures disséminées sur la carte où les capacités du joueur sont mises à l’épreuve. Ces sanctuaires mélangent défis de combat et énigmes. À leur entrée se trouve toujours un guidepost, ce qui facilite les tentatives répétées en cas d’échec. En les terminant, on obtient des shards of life, et quatre éclats permettent d’augmenter la vitalité maximale d’Elliot. C’est un système classique, mais efficace, qui récompense l’exploration et donne une vraie valeur aux détours hors du chemin principal.

Le jeu introduit aussi un système de Bonus Drops qui encourage un style de jeu plus propre et plus agressif. En enchaînant les ennemis sans subir de dégâts, le joueur active un bonus qui augmente les récompenses obtenues. Prendre un coup met immédiatement fin à cette phase. Plus le bonus dure, plus le taux de drop s’améliore, avec davantage de tul, mais aussi des flèches, des bombes et des objets capables d’augmenter l’attaque ou la défense. Ce genre de mécanique peut apporter du rythme aux combats en poussant le joueur à jouer efficacement plutôt qu’à simplement survivre.

Enfin, Square Enix met en avant une activité plus légère avec la collection de chats. Quelle que soit l’époque visitée, le monde de Philabieldia semble rempli de félins à retrouver. Elliot peut les récupérer et les ramener à un amateur de chats en ville afin d’obtenir des récompenses en fonction du nombre collecté. L’intérêt ne s’arrête pas là, puisque les chats ramenés peuvent ensuite être nourris, apprivoisés et amenés à l’orphelinat pour jouer avec différents accessoires. Les récompenses liées à cette activité ont en plus une vraie utilité, puisqu’elles incluent des objets pour mieux repérer les chats ou pour augmenter la capacité de transport en flèches et en bombes. C’est le genre de contenu annexe qui donne un peu de chaleur à l’univers sans être totalement décoratif.

Au final, cette présentation dresse le portrait d’un action-RPG qui veut combiner récit à travers les âges, exploration, progression par équipement, défis annexes et petites activités de collection. L’Age of Reconstruction semble particulièrement important pour poser un décor plus rude et plus humain, où Elliot ne croise pas seulement des ennemis et des ruines, mais aussi des survivants qui essaient encore de croire en quelque chose. Reste à voir si le jeu saura donner à chacun de ses âges une vraie identité sur la durée, mais sur le papier, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales affiche déjà une structure solide et un vrai sens du détail.

Le jeu est attendu le 18 juin sur PlayStation 5, Xbox Series, Switch 2 et PC.

Kuro

À 40 ans, j’ai probablement passé plus de temps une manette en main que sur les bancs de l’école. Fondateur de ce média, je décortique la pop culture avec un attrait assumé pour les pixels d’autrefois.

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