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Sakura Wars, quand la drague est mieux gérée que le passage à l’action !

Sakura Wars

Sakura Wars est peut-être le meilleur jeu en style anime auquel j’ai joué. Il existe de nombreux jeux basés sur des animés populaires, oui, mais lorsqu’il s’agit de se sentir partie prenante d’une aventure épisodique remplie de personnages excentriques, d’action dramatique et de mélodrame, Sakura Wars a tout pour plaire.

Introduction à Sakura Wars

Sa structure, son casting charmant et son histoire tourbillonnante contribuent à le distinguer des autres aventures colorées inspirées par l’animation et, tout comme les personnages dont il raconte l’histoire, il parvient à surmonter nombre de ses défauts pour devenir une expérience très plaisante jusque la fin.

Pour les non-initiés, l’ensemble du concept de Sakura Wars est plutôt décalé. Ce jeu est un semi-reboot d’une série de jeux japonais du même nom, qui se déroule dans un autre Japon des années 1940, où les machines à vapeur ont rapidement dépassé l’électricité et où l’histoire a pris un chemin très différent.

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Les nations du monde, plutôt que de s’affronter lors de guerres mondiales, ont pris les armes contre des envahisseurs démoniaques avec des armées de robots de combat à vapeur. Oh oui, et ces armées opèrent également de manière semi-couverte sous forme de troupes de théâtre dont les membres sont principalement des jeunes femmes. (Vous me connaissez sans doute à travers mon amour pour les animés et pour les personnages féminins, je vais, donc, m’efforcer d’être le plus objectif possible … ^^.)

C’est beaucoup à assimiler, et cela est d’autant plus vrai qu’un seul autre jeu Sakura Wars a fait le voyage vers chez nous, bien que certains médias connexes (comme les adaptations d’animés et de manga) aient vu le jour ici. Cependant, si vous ne connaissez pas du tout le concept et les mythes de Sakura Wars, vous risquez d’être un peu perdu, surtout si des références aux titres précédents apparaissent.

Un brun de scénario

Sakura Wars trouve cependant un moyen de vous faciliter la tâche. Vous incarnez Seijuro, un vétéran militaire déshonoré qui a été écarté pour diriger la Revue de combat du Théâtre impérial de Tokyo … Une équipe composée pour la plupart de débutants inexpérimentés qui ne savent ni jouer ni se battre. Ils sont si mauvais qu’ils ne peuvent même pas protéger correctement Tokyo contre les forces démoniaques qui ont recommencé à multiplier leurs attaques.

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De plus, un énorme tournoi international se déroule parmi les revues de combat des autres grandes villes, et toutes les équipes perdantes seront obligées de se dissoudre. Vous devez donc renverser la vapeur pour la Revue impériale de combat, détruire les démons et peut-être trouver une romance dans le cours de votre histoire.

Sakura Wars présente son histoire sous forme d’épisodes, avec des “entractes” pratiques aux moments clés de chaque épisode et des avant-premières de style “coming-up-next” une fois que l’une des mini-sagas est terminée. Chacun des neuf épisodes du jeu contient des séquences qui mélangent l’histoire et l’interaction des personnages pour accompagner les parties d’action. Dans la plupart des épisodes, le premier a toutefois une priorité considérable sur le second, car vous passez du temps à vous connecter avec l’équipe hétéroclite du Théâtre Impérial et de la Revue de Combat.

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C’est dans ces parties chargées d’histoire que la beauté du jeu, un Tokyo anachronique et steampunk du début du XXe siècle, parvient à briller. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de lieux dans Sakura Wars, ils sont tous distincts et vivants, donnant l’impression d’un lieu familier mais étrange, hors du temps. Les dessins des personnages ajoutent également à l’ambiance particulière du jeu. Outre les jeunes femmes sont toutes d’origines différents, Londres, Shanghai, Allemagne,…  Chacune ayant ses propres particularités et un style visuel attrayant qui évoque l’imagerie de leurs nations respectives.

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Chacune de ces cinq femmes est différente, tant par son apparence que par sa personnalité. Leur conception visuelle (fournie par le créateur du manga Bleach, Tite Kubo) est magnifiquement rendue et bien animée tout au long de l’histoire, même si parfois la capture de mouvement peut sembler un peu exagérée. La voix japonaise fait également ressortir l’expression des dialogues.

Les liens sociaux dans Sakura Wars

L’interaction avec les personnages est l’élément clé de Sakura Wars. Au cours des conversations, on vous présente souvent un choix d’options de dialogue, mais il y a un revers à la médaille : ces interactions sont chronométrées, et le fait de prendre trop de temps pour trouver les bons mots peut affecter la confiance que les autres personnages ont en vous. Seijuro s’est-il retrouvé dans une situation délicate en entrant dans la loge à un mauvais moment ? Vous feriez mieux de trouver une bonne explication, tout de suite ! Et si vous essayez d’être quelque peu pervers, vous allez très vite repousser les femmes avec lesquelles vous vous battez. Vous devez donc apprendre à bien traiter chaque personnage.

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Une fois que vous avez atteint un certain point de confiance avec les cinq principales combattantes, vous pouvez commencer à poursuivre une relation plus intime. Vous aurez peut-être la possibilité de parler et d’interagir en tête à tête dans un cadre privé, à la première personne, où elle commencera à divulguer des sentiments et des inquiétudes plus personnelles, avec des auras scintillantes, des joues rougissantes et des visages parfois très, très rapprochés. C’est le meilleur moment pour conclure.

Cependant, vous finirez par atteindre des points dans chaque chapitre où le combat doit avoir lieu, soit par un portail ouvrant sur le royaume des démons, soit par une invasion démoniaque aléatoire à petite échelle, soit par un duel de démonstration contre l’une des autres Revue de combat mondiale. Les liens que vous avez tissés tout au long de l’histoire entrent en jeu ici, car le moral de l’équipe a un impact direct sur les combats de tous les membres en termes de dégâts infligés et reçus.

Les combats moins bons que la partie drague

Cela devrait être un petit bonus sympa, mais malheureusement, le combat de Sakura Wars n’est pas le meilleur point du jeu. Ce n’est pas une mauvaise expérience, mais ce n’est pas non plus une expérience particulièrement prenante. En prenant le contrôle de l’un des Meccha, vous progressez à travers des vagues d’ennemis avec des variations de combo d’attaque prédéfinies, en esquivant parfois avec un timing précis pour passer en mode contre-attaque au ralenti ou en lançant une compétence surpuissante lorsqu’une jauge spéciale est pleine.

Les combats restent très faciles si vous avez de l’expérience dans les jeux d’action, peu de combats représentent une réelle menace, à part les combats où vous êtes obligé de vous battre en solo, même ceux-ci, ne sont pas si difficiles.

En fin de compte, les combats sont plaisants mais il ne relatent l’expérience du jeu, mais plutôt une excuse pour mettre en scène les personnages autour d’une notion de danger pour qu’ils puissent se développer à travers le pouvoir de l’amitié.

Pour conclure, belle histoire, récit passionnant !

Sakura Wars est un premier épisode de 20 à 25 heures, mais il est assez facile de rejouer certaines scènes avec des résultats différents, de trouver des interactions que vous avez peut-être manquées au départ ou d’essayer de créer des liens avec différents personnages. J’ai pris plaisir à rejouer le jeu pour courtiser un nouvel amant, bien qu’il n’y ait pas d’options New Game+ plus substantielles comme des niveaux de difficultés avancés pour les séquences de combat.

Le temps que j’ai passé à jouer à Sakura Wars a reflété la façon dont la Revue de combat s’est développée et a changé au fil du jeu. Tout comme Seijuro voyait son équipe pour la première fois, j’étais sceptique quant à la capacité du jeu à atteindre ses objectifs. Mais quand le rideau est tombé, j’ai remercié toute l’équipe de développement avec l’enthousiasme qu’elle mérite. Les défauts de Sakura Wars sont évidents, bien qu’en mettant l’accent sur le mélodrame et le spectacle, il soit beaucoup plus facile de faire abstraction des points faibles du jeu. Il n’y a rien de comparable à Sakura Wars, et si vous vous accrochez, il y a de fortes chances que ce groupe de personnages attachants se fraye un chemin jusqu’à votre cœur.

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7.5/10

L'avis de la rédaction

PLUS

  • Chara-design magnifique (Merci Tite Kubo)
  • Univers hors du temps, un véritable ovni !
  • Un jeu de drague pointu.
  • Des personnages ultra attachants !
  • Doublages japonais très bien joués
  • Découpage épisodique structuré comme un animé.

MOINS

  • Des combats trop simples
  • Graphismes jolis mais datés.
  • Musiques sublimes mais redondantes.
  • Très court (20-25h si vous êtes lents)
Catégories Action, Critique, Japon, PS4, Test, Visual Novel

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