Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres ou comment se planter visuellement !

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La journée d'hier fut rude, très rude. La rédaction a pris son mal en patience pour tenter de couvrir l'intégralité des annonces et des démos proposées par nos compères de l'archipel nippon. Nous nous faisions une joie de jouer à la démo de Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres. Quelle ne fut pas notre déception à la vue des premiers visuels du jeu... Tout cela semble marquer une composante importante qu'il faut prendre en compte pour comprendre comment le jeu peut-t-il être aussi médiocre visuellement ? Nous tenterons de répondre à cette question dans cet article.

Souvent, nous accusons le support utilisé pour le jeu. En effet, la Nintendo Switch n'est pas des plus puissantes, pour autant, il existe tout de même de beaux jeux sur la console. L'optimisation est donc le travail essentiel des développeurs lorsqu'ils décident d'utiliser la dernière console de Nintendo. Prenons pour exemple un jeu de chez Capcom, Monster Hunter Stories 2, que nous considérons à la rédaction comme le meilleur JRPG de capture de monstres sur ce support (Bien au-delà de Pokémon).

Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres ou comment se planter visuellement !

La direction artistique, les couleurs utilisées, le style des personnages et les architectures font partie intégrante d'un tout qui, visuellement, peut être magnifique. La simplicité des textures, comme on peut le voir sur l'image ci-dessus, n'altère en rien l'expérience visuelle, car les artistes ont su concevoir une superposition d'éléments simples qui, une fois assemblés, proposent un univers crédible.

De plus, la segmentation des différentes zones du jeu en portions plus petites permet de réduire considérablement les temps de chargement des textures, compte tenu de leur nombre limité. C'est une idée que les développeurs semblent parfois oublier lors de la construction de leurs niveaux. Dans Dragon Quest Monsters, les zones sont vastes. Ce n'est pas nécessairement un inconvénient, mais des zones plus petites auraient pu améliorer la fluidité du jeu, ce qui est clairement une caractéristique de la démo à revoir. En ce qui concerne les textures, nous avons rencontré les mêmes problèmes que dans Dragon Quest Treasures. Elles semblaient trop plates, avec peu de détails, ce qui est bien évidemment dû à l'aspect monde ouvert du jeu.

Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres ou comment se planter visuellement !

Il est important de noter que nous utilisons une console équipée de la puce Nvidia Tegra X1, datant de 2015. Cette puce repose sur une technologie de gravure en 20 nanomètres, alors que les puces actuelles sont désormais gravées en cinq ou sept nanomètres. La seule autre machine à embarquer cette puce vieille de huit ans est le boîtier multimédia Shield TV de Nvidia datant de 2015, conçu principalement pour le jeu en streaming. Ce qui fait de la Nintendo Switch, une console quasiment obsolète. Les développeurs doivent donc prendre cela en compte avant de proposer des jeux en monde ouvert ou semi-ouvert.

Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres arbore donc des soucis de performance et de textures, car les concepteurs de chez Square Enix n'ont sans doute pas pris en compte le support, en développant un jeu avec la structure d'un soft de génération actuelle. Une histoire de sacrifice que vivent, aussi, les développeurs des derniers opus de Pokémon et leur erreur de vouloir partir sur du monde ouvert avec leur compétence inexistante en la matière. Il est difficile de faire comprendre aux studios de jeux vidéo qu'au-delà de l'aspect vendeur d'un tel choix, il y a aussi l'optimisation qui permettra aux joueurs de s'immerger.

Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres ou comment se planter visuellement !

Quoi qu'il en soit, les mécaniques de gameplay et l'histoire de ce Dragon Quest Monsters parviennent tout de même à nous séduire, en dépit des lacunes visuelles que nous avons constatées dans la démo. Espérons que, avec le temps, les concepteurs adopteront des approches plus judicieuses pour nous offrir des jeux de haute qualité. Il est indéniable que, face au nombre croissant de déceptions graphiques sur la Nintendo Switch, notre patience commence sérieusement à s'amenuiser.

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Kuro
Kuro

Enchanté, je suis le créateur de JRPGFR. Admirateur fervent de la culture pop japonaise, notamment des jeux de rôle japonais, j'ai l'ambition de partager ma passion auprès d'un public aussi vaste que possible. À l'âge de 37 ans, mon J-RPG préféré demeure Chrono Trigger ! Nous vous convions donc cordialement à nous rejoindre pour découvrir notre contenu !

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