La dernière production de la licence emblématique de Nippon Ichi Software, Disgaea 7, nous a donné beaucoup de satisfactions. À travers ses nouvelles mécaniques et son respect des anciens opus, ce nouveau RPG tactique, nous a plus que convaincu. Je vous délivre, à travers ce test, mes impressions sur le jeu et j'aime autant vous dire qu'il y en a beaucoup.
Bienvenue à Hinomoto
Disgaea 7 est un JRPG tactique qui vous transporte au cœur du Sous-monde d'Hinomoto, un lieu autrefois mystérieux et diversifié. Cette aventure vous conduit à travers divers Sous-mondes, tels que les sources thermales, le Sous-monde des Sardines, et les marées du Shicroaku, chacun renfermant ses secrets et légendes. Dans ce monde en constante évolution, de nombreux démons avaient autrefois choisi de suivre le code du Bushido, malgré leur nature démoniaque, aspirant à la vertu et à l'honneur. Cependant, l'arrivée du Grand Amiral Expandor et de son armée a tout bouleversé en instaurant un code de Destruction qui a transformé la vie des démons d'Hinomoto. Accompagnant le démon Fuji, connu pour sa cruauté, sa cupidité et sa paresse, vous rencontrerez également Pirilika, une demoiselle de bonne famille originaire du Sous-Monde de la Paix, vouant un culte au Bushido et croyant en la bonté intrinsèque de tous, même des démons. Disgaea 7 vous plonge dans un monde riche en personnages hilarants, où le bien et le mal s'entremêlent dans une histoire légère qui véhicule des messages positifs. Serez-vous en mesure de résister à l'oppression de l'Amiral Expandor ou succomberez-vous à son code de Destruction ? Le destin d'Hinomoto repose entre vos mains.

Franchement, ce jeu m'a fait rire plus souvent que je ne l'aurais cru. Les scénaristes de Disgaea excellent dans la création de personnages à la fois hilarants et touchants, ce qui est particulièrement évident dans ce dernier opus. Bien que je n'aie pas été particulièrement attiré par Zed du jeu précédent, en raison de son statut de mort-vivant, Fuji, malgré son apparence de personnage idiot, a réussi à gagner mon affection grâce à son développement. De plus, Pirilika, bien qu'elle puisse sembler agaçante au début, arrive à provoquer un sourire lors de ses interactions avec Fuji. Les personnalités contrastées de ces deux personnages, l'une maléfique et l'autre joyeuse, ajoutent une touche humoristique aux dialogues, en plus de l'humour habituel de la franchise. Ce que j'ai particulièrement apprécié dans les scènes de Disgaea 7, c'est que chaque personnage a une histoire à raconter. Pour résumer, c'est l'un des scénarios les plus réussis de la série.
Plus de contenus, Mec !
Comme à son habitude, la licence Disgaea ne cesse de nous offrir des heures de contenu presque infinies. Tout ce qui compose le jeu vous plonge dans des heures de batailles addictives et de longues sessions d'optimisation de personnages. En résumé, dans le jeu, au stand de recrutement, nous engageons des dizaines de personnages à travers 45 classes (un chiffre en hausse par rapport à l'ancien opus). Ces personnages possèdent tous des affinités et des statistiques d'utilisation d'armes. Vous pouvez obtenir ces armes soit en les gagnant en récompense de quêtes, soit en les achetant, soit en les volant, soit en les récupérant grâce à des points PR dans la machine à Gacha de l'Hôpital. Il va sans dire que la même variété s'applique également aux équipements classiques et aux objets utiles en combat. Une fois votre petite équipe constituée, c'est le moment de partir combattre du démon.

La structure de Disgaea 7 demeure similaire à celle des opus précédents. Chaque chapitre de l'histoire est subdivisé en plusieurs stages, ponctués par des scènes mettant en avant les protagonistes du jeu. Lorsque le combat commence, vous êtes transporté sur une grille de combat. La sélection et le déplacement des personnages se font case par case, une unité à la fois, à la manière des jeux de rôle tactiques classiques. Il va sans dire que le positionnement de vos personnages joue un rôle crucial.
En effet, leurs compétences et leur zone de déplacement auront un impact direct sur votre progression sur le terrain, en fonction de la disposition des unités ennemies. De plus, Disgaea 7 propose des fonctionnalités de déplacement originales, comme la possibilité de soulever un autre personnage et de le lancer pour étendre sa portée de mouvement. Une fois positionnés, assénez vos coups et voyez le résultat. De plus, le jeu vous laisse la possibilité d'exécuter les compétences immédiatement (ce que j'ai fait la plupart du temps), ou de toutes les lancer à la fin de votre tour. Je suis certain qu'il doit y avoir une explication à cela, sans doute pour certains enchainements qui nécessitent qu'une action soit déjà exécutée avant d'en lancer une seconde.
Les zones d'affrontement dans Disgaea 7 sont particulièrement riches en diversité. On y trouve des coffres, des géocases, des ennemis, et même des éléments de verticalité. Ces éléments ajoutent une dimension de dépaysement qui différencie ce jeu des autres RPG tactiques, où souvent, seules quelques variations de hauteur influencent le positionnement des attaques. La possibilité de lancer les personnages à différents étages, par exemple, facilite le placement stratégique des archers, augmentant ainsi leur efficacité. Les géocases quant à elles, apportent des bonus ou malus à vos personnages en fonction de leur activation ou de leur présence sur le terrain. Il est essentiel de réfléchir à l'ordre d'activation ou de désactivation pour éviter de subir des malus qui affectent toute la zone (comme cela m'est déjà arrivé, ndlr).

De plus, chaque ennemi est doté de ses propres statistiques et d'affinités élémentaires. Pour être tout à fait honnête avec vous, ce n'est que dans le post-game que ces données deviennent réellement cruciales. Pendant les affrontements, je n'ai pas rencontré de grosses difficultés, car la plupart du temps, je refaisais une dizaine de fois des chapitres antérieurs pour niveler mes personnages et ainsi progresser plus facilement. Cependant, si vous accordez de l'attention à tous ces détails, vous parviendrez à avancer plus rapidement.
Quoi de neuf dans Disgaea 7 ?
Les nouveautés de ce Disgaea 7 sont nombreuses, je vais tenter brièvement de définir ce qu'elles apportent. À travers le mode Mégamax, vos personnages peuvent devenir gigantesques, leur conférant ainsi la capacité d'effectuer des attaques n'importe où sur la carte. Leurs attaques normales se voient dotées d'une portée étendue, vous permettant ainsi de nettoyer instantanément une zone contenant plusieurs ennemis regroupés. De plus, chaque personnage débloque son propre Mégaléfice. Ces Mégaléfices offrent des bonus variés, tels qu'une augmentation de 20 % des dégâts infligés ou une récupération de 20 % des points de vie à la fin du tour. Les Mégaléfices affectent l'ensemble des personnages sur la carte, d'où l'importance cruciale d'utiliser le Mégamax sur vos personnages. Pour ce faire, vous devez attendre que la jauge de rage augmente. Celle-ci se remplira plus ou moins rapidement en fonction de vos actions ou du nombre de pertes dans vos rangs. Attention tout de même, car les ennemis aussi peuvent l'utiliser. Une fois plusieurs personnages alliés ou ennemis entrant dans ce mode, vous allez pouvoir assainir des coups puissants aux autres géants pour tenter de les éliminer et donc d'éliminer leurs Mégaléfices de la zone de combat.

De plus, certains personnages remplissent une jauge luciférienne en combattant. Une fois cette dernière remplie, elle vous donne accès au mode luciférien. En l'activant, toutes les statistiques du personnage augmentent et il devient capable d'utiliser des capacités spéciales. Les unités génériques ne sont pas capables d'entrer dans ce mode spécifique, seuls les personnages rencontrés à travers l'histoire peuvent le faire. C'est pourquoi il est intéressant de remplacer progressivement vos recrutements classiques par des personnages de l'histoire.
Une autre fonctionnalité qui m'a réellement aidée dans mon amélioration de personnage est l'intelligence maléficielle. Pour commencer, vous pouvez utiliser les réglages IA de base sur les personnages. Ensuite, vous pouvez utiliser les démonicodes pour enregistrer différentes séquences d'actions et de réactions. Il est également possible d'effectuer des combats automatiques en utilisant de l'infernol sur un niveau que vous avez déjà terminé. De plus, vous pouvez utiliser de l'infernol pour sauter les combats et simplement récupérer les points d'expérience et les récompenses la fois suivante d'un niveau déjà terminé. Enfin, pour obtenir plus d'infernol, vous devez terminer les niveaux présents dans le monde des objets. Dans ce dernier, vous pourrez effectuer des combats sous la forme de chapitre comme dans le mode histoire, l'avantage, en plus de gagner de l'infernol, vous pourrez récupérer de nombreuses armes et objets à équiper.

Deviens plus fort et tais-toi !
La progression dans Disgaea, et plus particulièrement dans ce septième opus, est au cœur du jeu. Une multitude d'installations, débloquées au fil de l'histoire, sont présentes dans votre Sous-monde, la base centrale du jeu. Différents PNJ vous proposent des services qui s'amélioreront progressivement au fil de votre aventure. Chaque affrontement vous octroie une certaine quantité d'Hells (la monnaie du jeu), de Mana (je pense que tout le monde comprend) et d'expérience. Ces ressources seront utilisées dans les différentes installations disponibles. Par exemple, la Buvette vous permettra de faire progresser vos personnages en utilisant l'expérience ou le Mana supplémentaire gagné en récompense de combat. D'autres ressources vous donneront également la possibilité d'améliorer chacune des statistiques de vos personnages, allant des PV à l'intelligence, en passant par l'attaque et la défense. C'est un excellent moyen de maintenir votre équipe à jour, surtout lorsque certaines de vos unités ne sont pas très actives lors d'un combat. Une autre installation que j'apprécie particulièrement est l'assemblée démoniaque. Moyennant une somme de Mana provenant d'un personnage, vous avez la possibilité d'activer des bonus temporaires ou permanents sur ce personnage ou sur toute votre équipe, voire d'améliorer certaines fonctionnalités du jeu, comme la vitesse des combats.

En plus de cela, des installations telles que le Spirite, qui permet d'améliorer les compétences et d'ajouter des maléfices au personnage (apportant des bonus), l'Armurerie, le Comptoir de Triche où vous pouvez ajuster les pourcentages de gains d'expérience ou de Mana, ainsi que le Tableau des Missions, seront des atouts très utiles, voire indispensables, pour progresser plus facilement dans le jeu (n'oubliez pas de compléter toutes les missions, leurs récompenses vous seront d'une grande aide !).
Un dernier point que j'ai apprécié, c'est l'Hôpital, où vous pouvez soigner vos unités. Ce n'est pas tant l'odeur du désinfectant qui m'a donné envie d'y passer du temps, mais plus vous y allez, plus vous gagnez une devise supplémentaire appelée PR. Celle-ci vous permettra de faire des tirages dans une machine de Gashapon. Plus vous effectuez de tirages, plus vous augmentez la qualité des objets obtenus. Même à travers la mort, il y a de l'espoir dans Disgaea. Il n'y a pas à dire, que ce soit à travers les combats ou le temps que vous passerez dans votre base, tout est construit pour vous donner une entière satisfaction de vos actions. Il existe une telle cohérence entre tous les éléments du jeu qu'il est difficile de mettre de côté une fonctionnalité au détriment d'une autre.

Dans les nouveautés qui concernent l'optimisation des personnages, nous héritons de la réincarnation venue de Disgaea 6, ainsi que la réincarnation d'objet. Cette dernière vous permettra de conserver les statistiques de l'objet pour une obtenir un bien meilleur sur plusieurs générations.
En outre, le jeu introduit une toute nouvelle fonctionnalité appelée le tourisme endiablé, où vous pourrez explorer toutes les zones de combat que vous avez déjà parcourues, rencontrer des PNJ en quête d'aide ou de confrontation, et si vous triomphez de ces adversaires, ils se joindront à votre groupe. De plus, deux nouveaux mini-jeux sont inclus : le Tsumeshogi satanique, où vous devrez manipuler les Démonicodes de vos alliés sur la carte pour résoudre des énigmes le plus rapidement possible, et le tournoi de Hinomoto, qui vous mettra en compétition avec sept autres équipes. Il va sans dire que ces deux mini-jeux seront extrêmement généreux en matière de récompenses.
Disgaea 7 intègre toutes les caractéristiques les plus appréciées qui font le charme et la cohérence de la série. J'ai passé de nombreuses heures à naviguer entre le monde des objets, les chapitres de l'histoire, l'armurerie et la buvette pour améliorer mes personnages. Jouer à Disgaea demande du temps, mais ce septième opus permet à chacun de mettre en place des mécanismes pour progresser plus rapidement. Plutôt que de dire que le jeu abandonne sa niche, je dirais simplement qu'il la rend plus accessible et confortable pour un public plus large.
Disgaea, This DA !
Je suis toujours ravi de discuter de la direction artistique de cette franchise. Les couleurs, l'aspect mignon avec une touche de coquinerie, le charme de la mignonnerie n'a jamais été aussi prononcé. Bien que le passage à la 3D dans le sixième volet de la série m'ait légèrement déçu, l'influence japonaise apportée à cet opus m'a profondément enchanté. Le choix des palettes de couleurs, les détails des environnements, les animations des attaques en combat, et la musique exceptionnelle qui vient sublimer l'ensemble me comblent de joie. Si je suis autant attaché à cette série, c'est en grande partie grâce à son esthétique unique. Même en étant en 3D, Disgaea 7 a réussi ce que Disgaea 6 avait tenté à l'époque. J'apprécie énormément le design des personnages, chacun avec leur propre palette de couleurs (que vous pouvez personnaliser), leur expression faciale, et leur apparence chibi, qui est la marque de fabrique de la série. La direction artistique de Disgaea 7 semble sans défaut dans ce que j'ai eu la chance de découvrir.
Hinomoto c'est chez moi !
Il est évident que j'ai été enchanté par Disgaea 7. Ses nouvelles fonctionnalités, son esthétique, et son engagement à offrir toujours plus de contenus sont les raisons pour lesquelles je vous encourage vivement à y jouer. Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est sa capacité à accueillir les nouveaux joueurs de manière équilibrée. Il offre davantage de marges de manœuvre et même la défaite, d'une certaine manière, est gratifiante. Malgré cela, le jeu conserve sa difficulté, mais une fois de plus, c'est votre propre style de jeu qui influence l'expérience, et non l'inverse. La brillante conception du jeu de Disgaea 7 transcende le genre au point où il n'a pas besoin de vous expliquer pourquoi il est si divertissant.
https://youtu.be/jELRHh87Hvs
Disgaea 7 : Vows of the Virtueless sera disponible à partir du 6 octobre 2023 sur Nintendo Switch, PS4, PS5 et Steam.
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Disgaea 7
- Date de sortie (Europe) : 06/09/2023
- Développeur : NIS America
- Éditeur : NIS America
- Genres : Tour par tour, Tactique
- Consoles : Ps4, Ps5, Switch
- Scénario 85%
- Technique 90%
- Gameplay 92%
- Plaisir 93%
- Sa direction artistique
- Sa musique
- Son aspect permissif dans l'optimisation des personnages
- Sa durée de vie (40 heures, sans compter le post-game)
- Le Mégamax, Mec !
- Le personnage de Fuji
- Son ouverture aux nouveaux joueurs
- Le système de combats automatiques remanié
- Bien qu'il bataille pour toucher le plus grand nombre, Disgaea 7 reste tout de même niché.




