Parasite Mutant – le successeur spirituel de Parasite Eve
Le studio indépendant IceSitruuna (basé à Chongqing) a décidé de ranimer la flamme d’une licence culte oubliée : Parasite Mutant s’annonce comme un JRPG horrifique de science-fiction ouvertement inspiré de Parasite Eve, le classique de Square Enix sur PS1. Annoncé fin septembre 2025, ce nouveau projet des créateurs de Frontier Hunter: Erza’s Wheel of Fortune est prévu pour 2026 sur PlayStation 5 et PC. Une initiative inattendue de la part d’un petit studio indépendant, qui intervient alors que les fans désespéraient de voir un jour revenir officiellement la série Parasite Eve. Mais IceSitruuna a pris tout le monde de court en proposant sa propre vision de ce que pourrait être un Parasite Eve moderne.
Parasite Mutant nous entraînera dans un futur lointain où l’humanité va devoir affronter ses pires cauchemars. Vous y incarnerez Nova, une agente psionique d’élite envoyée en mission sur une mystérieuse île-cité isolée et abandonnée, à la suite d’événements anormaux. Enfin, trêve de mise en contexte : que nous réserve exactement ce RPG horrifique ultra prometteur ? C’est ce que nous allons voir dans cette chronique.

Nova est dépêchée sur une île urbaine fantôme, autrefois peuplée, aujourd’hui plongée dans un silence de mort. Dès son arrivée, l’atmosphère pesante évoque les heures sombres de Raccoon City ou Manhattan en proie aux mutations : les rues brumeuses aux néons vacillants sont jonchées de voitures abandonnées, tandis que des lanternes rouge sang oscillent dans le vent. Notre héroïne avance prudemment dans ce décor post-apocalyptique aux accents japonais, tous ses sens en alerte. En tant qu’agent psionique, Nova possède sans doute des facultés extrasensorielles — un atout bienvenu pour s’adapter aux anomalies qui l’entourent. Très vite, elle ressent une présence tapie dans l’ombre, comme si quelque chose l’observait parmi les bâtiments en ruine.

Nova ne tarde pas à découvrir l’horreur qui rôde sur l’île. Surgissant des entrailles sombres d’une ruelle, un premier mutant abominable lui fait face — créature contorsionnée au regard vide, résultant d’une effroyable mutation parasitaire. La jeune femme parvient à esquiver son assaut et à riposter, dévoilant des compétences de combat. Mais ce n’est là que le début du cauchemar : plus loin, d’autres créatures grotesques apparaissent, preuve que toute la cité est infestée.

En explorant les lieux, Nova va mettre au jour les indices d’un complot scientifique à l’origine de ces abominations. Sa mission de routine se transforme en une course pour la vérité, d’autant que ce qu’elle découvrira sur l’île bouleversera complètement son destin.
Quels secrets inavouables se cachent derrière cette épidémie mutante ? Le salut de Nova — et peut-être celui de l’humanité — pourrait bien se jouer au cours de cette aventure riche en révélations terrifiantes.
Parasite Mutant puise son identité ludique dans le meilleur des années 90, tout en apportant des idées fraîches. Son système de combat ATC (Active Time Chains) s’inspire directement de l’Active Time Battle emblématique des JRPG de cette époque, en particulier de celui de Parasite Eve sur PS1.

Petit rappel, dans Parasite Eve, les combats reposent sur une jauge d’Active Time qui doit se remplir avant qu’Aya puisse agir, créant un rythme hybride entre tour par tour et action en temps réel. La vitesse de recharge de cette jauge dépend de plusieurs facteurs : les statistiques d’Aya qui évoluent avec ses niveaux, d’éventuels malus ralentissant la régénération, mais aussi l’arme équipée, certaines comme les clubs accélérant fortement le rythme tandis que fusils, shotguns ou lance-roquettes l’alourdissent considérablement. Cette mécanique impose donc de jongler entre mobilité et anticipation, puisqu’Aya peut se déplacer librement pour esquiver les attaques ennemies en attendant son tour.

Dans Parasite Mutant, chaque affrontement se déroule en temps semi-réel : une jauge se remplit en continu et vous permet d’enchaîner jusqu’à trois actions successives lorsque son segment atteint le seuil requis. Libre à vous de choisir entre attaquer dès que possible ou stocker votre énergie pour déclencher un enchaînement dévastateur (le fameux Chain Release) une fois la chaîne complète. Pendant ce temps, Nova peut se déplacer librement dans l’aire de combat pour esquiver les attaques ennemies, à l’instar d’Aya Brea dans Parasite Eve. Il faudra donc observer le pattern des monstres et frapper au moment le plus opportun.

Entre deux combats, Parasite Mutant n’oublie pas l’exploration et l’aspect survival horror hérité de ses illustres modèles. Pour progresser dans les zones de l’île, il faudra souvent résoudre des énigmes et puzzles intégrés au level design, à l’image des casse-têtes des Resident Evil ou Silent Hill d’antan.
Le titre promet également une belle variété dans son bestiaire mutant : attendez-vous à croiser des choses bien plus effroyables que de simples zombies, des abominations cauchemardesques aux allures lovecraftiennes peuplant les recoins les plus sombres de la cité. Chaque nouveau corridor exploré pourrait révéler une aberration inédite, maintenant une angoisse constante chez le joueur — pour notre plus grand plaisir.
Côté progression, Parasite Mutant embrasse pleinement son ADN JRPG. Un système d’équipement classique permettra d’améliorer armes et armures de Nova au fil de l’aventure : vous pourrez y adjoindre divers modules technologiques ou renforcer leur puissance grâce aux Points Plus récoltés en combat. Cette mécanique rappelle un peu le système de PE de Parasite Eve, modernisé ici pour offrir une personnalisation poussée de l’arsenal.

Et ce n’est pas tout : les développeurs ont d’ores et déjà confirmé la présence d’un mode New Game+. Une fois l’histoire terminée une première fois, vous pourrez replonger dans l’aventure en conservant vos améliorations acquises — les fameux Points Plus notamment — afin d’affronter de nouveaux secteurs débloqués et des défis encore plus corsés lors de ce second run. De quoi prolonger le plaisir et augmenter la rejouabilité, en proposant un endgame solide aux amateurs de challenge. Enfin, détail cosmétique appréciable, Nova pourra changer de tenue grâce à un système d’outfits à débloquer, histoire de varier les apparences de notre héroïne au gré de l’aventure.
Visuellement, IceSitruuna mise sur une ambiance hybride. Le jeu arbore un style anime pour ses personnages et créatures, le tout avec des graphismes en 3D. Mais le studio n’oublie pas de caresser la fibre nostalgique : des filtres visuels rétro pourront être activés pour recréer l’esthétique des jeux fin 90 début 2000, y compris un filtre CRT façon écran cathodique pour retrouver le grain et les couleurs de l’époque — que demander de plus ?
En résumé, Parasite Mutant a de solides arguments pour faire vibrer le cœur des nostalgiques de Parasite Eve. S’il parvient à tenir toutes ses promesses, il pourrait bien se poser en digne héritier spirituel de son modèle. Il est certes encore trop tôt pour le crier sur tous les toits, mais l’enthousiasme est bel et bien là : Parasite Mutant pourrait être la surprise de 2026 que personne n’attendait. En tout cas, nous suivrons de très près l’évolution de cette curiosité indie, prévue sur PS5 et PC l’année prochaine.
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