INDIE Live Expo

INDIE Live Expo 2026 – Sélection JRPGFR

26 avril 2026 Kuro 7 MIN
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L’INDIE Live Expo 2026 s’est tenue hier. L’événement japonais traverse les frontières avec des co-streameurs officiels pour nous permettre d’avoir une vue sur ce qui se prépare dans le monde de l’indépendant, surtout en Asie. Dans ce qu’on a pu voir, le RPG indépendant part dans beaucoup de directions, parfois avec peu de moyens, mais souvent avec une idée nette en tête. On y croise du tactical en pixel art, du dungeon crawler, du récit sombre, de la simulation étrange, de l’action RPG teinté de roguelite. Le genre regarde encore beaucoup vers les années 90, bien sûr. Mais les développeurs essaient aussi de trouver leur propre manière de parler aux joueurs d’aujourd’hui. Nous avons fait redescendre la pression et choisi avec soin, à froid, les titres les plus proches de notre ligne éditoriale. Bonne lecture.

Dans cette sélection, Dungeon Antiqua représente le versant le plus frontal du RPG à l’ancienne. Le jeu de Shiromofu Factory revendique ses influences Wizardry et Final Fantasy des années 80 et 90, avec des donjons à parcourir, un groupe à construire et une progression qui repose sur l’exploration répétée.

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Dungeon Antiqua 2 pousse ensuite cette base vers un dungeon hack-and-slash en 2D, avec un pixel art et des sonorités qui rappellent l’époque Super Nintendo. Il y a quelque chose de très lisible dans cette proposition. On entre dans un donjon, on avance, on mesure ses forces, on améliore ses personnages. Tout passe par la boucle de gameplay.

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STARDUST: Wish of Witch attire l’œil autrement. Kniv Studio prépare un SRPG solo en pixel art, prévu sur Steam le 28 mai 2026, autour de Star et du mage Yu, lancés sur les traces d’une étoile capable d’exaucer les souhaits. Le cadre parlera vite aux amateurs de tactical RPG : des cases, du placement, des décisions qui peuvent peser sur le combat. Ce qui intrigue davantage, c’est son habillage plus doux et féerique. Un SRPG peut vite devenir une affaire de chiffres et d’optimisation. Ici, le jeu semble vouloir donner un visage à ses unités, installer une petite chaleur autour de son groupe, puis laisser la tactique faire son travail.

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Avec Lunarium, le rythme change. Le jeu suit Ave, une chevalière en armure légère, accompagnée de Lune, une mystérieuse Starfarer. Leur voyage les pousse à sauver un monde mourant, à récupérer l’éclat perdu des étoiles à travers des combat difficile et exigeants. Le titre se présente comme un action RPG fantasy atmosphérique, avec une mise en scène qui donne envie de regarder les lieux autant que de les traverser. Ce genre de jeu dépend beaucoup de sa manière de faire respirer ses environnements. Dans Lunarium, le monde semble déjà raconter une partie du voyage avant même que les systèmes prennent le relais.

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Dreamwalker, quant à lui, prend l’allure d’un RPG narratif en vue du dessus, avec des combats de deckbuilding. On y suit un voyageur attiré par un village maudit, avant de plonger dans les rêves et les cauchemars. Le mélange peut parler aux joueurs qui aiment les RPG compacts, ceux où l’exploration trace le chemin et où les cartes donnent du poids aux affrontements. Le deckbuilding a beaucoup circulé ces dernières années. Dreamwalker devra donc faire plus que poser des cartes sur une table. Il devra lier ses mécaniques à son monde, faire sentir que chaque choix raconte quelque chose de ce village et de ses cauchemars.

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KARATE ROGUE transforme le combat martial en roguelike au tour par tour. Le joueur dépense des points d’action pour enchaîner des techniques, lit les postures adverses, prépare ses contres et construit ses combos. C’est le genre de projet qui peut donner du relief au tour par tour, car le joueur lit le corps adverse avant de choisir son action. Espérons que son univers ultra-minimaliste n’en fasse pas fuir plus d’un…

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Ved:Recure joue une carte plus méta. Le joueur incarne un adulte coincé dans le millième jeu qu’il a acheté sans jamais y toucher. Derrière la blague très actuelle du backlog infini, le titre prend la forme d’un action roguelite rapide, avec des chaînes de buffs personnalisables et des builds à assembler pour retrouver la réalité. L’idée fonctionne parce qu’elle parle directement à notre époque de joueurs. On accumule beaucoup trop de jeux. Ved:Recure transforme cette petite culpabilité en terrain de combat. Un peu cruel, scénarisé certes, mais assez juste dans le fond.

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Warota: I Live Next to The Demon King’s Castle LOL part d’un pitch volontairement absurde. Un personnage réincarné se retrouve dans un monde en ruine, juste à côté du château d’un Roi Démon idol. Le joueur reconstruit un village, récolte des ressources, fabrique des bâtiments, attribue des rôles aux habitants et défend sa base quand les concerts du Roi Démon déclenchent des vagues de monstres. Le système de classes passe par des chapeaux, avec plus de vingt rôles annoncés. La construction du village prévoit plus de trente bâtiments. Pourquoi pas !

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Annihilated est un dungeon crawler narratif qui demande de sauver un seul personnage parmi plusieurs compagnons brisés, en laissant les autres derrière. Le jeu mélange visual novel, RPG sombre et combats de cartes basés sur le timing. Cette contrainte change tout de suite le regard porté sur le groupe. Chaque compagnon devient une possibilité fragile, puis une perte potentielle. Le donjon prend alors une autre valeur. On avance avec l’idée qu’un choix va forcément coûter quelque chose. Sortie prévue sur PC en juillet 2026.

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Magical Princess renoue avec une la simulation d’éducation. Le joueur élève sa fille durant son passage dans une académie magique, choisit ses cours, ses petits boulots, ses entraînements et ses activités. Le jeu annonce plus de 30 personnages, plus de 50 fins et des combats au tour par tour contre des monstres. Derrière son apparence légère, ce type de jeu peut vite devenir prenant. Chaque semaine devient un arbitrage. On choisit une compétence, on sacrifie une activité, on tente une rencontre, puis l’avenir se dessine par petites décisions. Le RPG se déplace alors dans la gestion du temps, des priorités et des liens.

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Veritas Tales: Witch of the Dark Castle parlera aux joueurs qui ont grandi avec les livres-jeux, ou à ceux qui aiment encore lancer des dés et accepter le résultat. Le jeu de 15 Industry et Digitalis Publishing reprend la forme du gamebook numérique. On choisit entre Havelock, le guerrier, et Paneri, la mage, avant d’affronter Ingeborg, une sorcière installée dans un château sombre près de la capitale d’Erishing, frappée par la peste. Le jeu mise sur les choix, les jets de dés, les statistiques et plus de 300 illustrations réalisées par Yoshio Nishimura. Il y a une saveur particulière dans ce genre de projet. Le joueur clique, lit, calcule un peu, puis son imagination fait le reste.

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Enfin, CRYMELIGHT ferme cette sélection INDIE Live Expo avec le nom le plus visible du lot. FuRyu présente ce nouveau titre comme la prochaine entrée de sa série Dark Bishoujo Action, après CRYSTAR et CRYMACHINA. Le jeu prend la forme d’un action roguelike situé dans un au-delà inspiré d’Alice au pays des merveilles, avec Alice, la Reine, des péchés à affronter et une sortie prévue le 5 novembre 2026 sur PS5, Switch 2 et PC. FuRyu signe parfois des jeux inégaux, très marqués par leurs obsessions, avec des idées qui débordent souvent du cadre. C’est aussi pour cela que CRYMELIGHT mérite l’attention. On retrouve cette manière très japonaise de mêler jeunes héroïnes, mélancolie, action et symbolique appuyée. Le passage vers le roguelike pourrait donner un peu plus de nerf à cette formule.

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Cette sélection de l’INDIE Live Expo donne surtout envie de suivre ces jeux après le showcase, une fois les bandes-annonces rangées et les premières démos lancées. Certains titres parlent déjà par leurs mécaniques, comme KARATE ROGUE, Annihilated ou Veritas Tales. D’autres misent d’abord sur une ambiance, comme Lunarium ou CRYMELIGHT. Le plus intéressant reste cette façon de faire du RPG avec des formats plus petits, des idées parfois bizarres et des racines assumées. C’est souvent là que l’indé devient précieux. On surveille un jeu par curiosité, puis il reste en tête parce qu’il ouvre une porte différente vers le genre… Et vous ? Vous avez flashé sur lequel ? Les commentaires sont à vous.

Kuro

À 40 ans, j’ai probablement passé plus de temps une manette en main que sur les bancs de l’école. Fondateur de ce média, je décortique la pop culture avec un attrait assumé pour les pixels d’autrefois.

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