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Test de Demonschool - L'école c'est pas si démoniaque que ça !

Après moult reports suite à différents problèmes survenus pendant le développement, le studio Necrosoft Games nous délivre enfin son tant attendu Demonschool. Lors de son annonce, tout le monde a dû penser à un hommage plus ou moins subtil aux licences de chez Atlus, que ce soit Shin Megami Tensei ou, de manière plus flagrante, Persona. Mais qu'en est-il réellement ? Sommes-nous face à un titre avec ses propres atouts ou simplement un clone sans grande originalité ? Laissez-moi vous raconter mon expérience et mon avis sur un titre que j'attendais avec beaucoup d'impatience.

Retournons à l'école !

Comme son nom l'indique, Demonschool se déroule dans une école… enfin, pas entièrement. Je vais malheureusement être obligé de faire des parallèles avec la série scolaire d'un géant du RPG japonais, que ce soit en bien ou en mal. Ici, nous incarnons Faye, une jeune descendante d'une famille de chasseurs de démons arrivée sur l'île où se trouve l'école, avec l'envie de castagner du démon. Avant notre débarquement, nous rencontrons Namako, une future photographe en herbe. Nous allons très vite nous rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond et que des démons se sont glissés dans notre quotidien si calme d’universitaire. Au fil des discussions, nous apprendrons que notre nouvelle amie possède également des dons pour affronter les agents des Enfers. Après plusieurs heures de jeu, d'autres personnages vont venir vous rejoindre, chacun avec ses compétences et son passé que vous devrez découvrir au fil de vos interactions avec eux.

Du point de vue de l’histoire, Demonschool se distingue assez bien de Persona, nous mettant directement dans la peau de quelqu’un qui baigne déjà dans le surnaturel et qui est extrêmement loquace, ce qui est un point plus qu’agréable pour une immersion plus forte dans l’univers que tente de créer Necrosoft Games. Je ne vous en raconte pas beaucoup plus sur l’histoire car, même si elle me laisse encore un peu dubitatif sur certains aspects, notamment certains dialogues un peu niais, elle se laisse suivre sans prise de tête et offre un bon moment de découverte.

Demonschool et ses combats extrêmement plaisants !

Passons au point le plus addictif de Demonschool : ses combats ! Ici, les mouvements que vous voulez effectuer ont une vraie importance, dans le sens où ils peuvent vous amener à pulvériser vos ennemis ou, au contraire, à perdre sans le vouloir. Chaque action vous demandera des points d’action, qui sont limités par tour de jeu. Chaque attaque demande d’être à une certaine distance de votre adversaire, ou de votre allié s’il s’agit d’un soutien. Vous pourrez effectuer vos mouvements et les annuler autant de fois que vous le souhaitez tant que vous n’enclenchez pas le tour. Grâce à cela, vous aurez l’occasion de voir si vos choix sont les meilleurs ou si une alternative existe pour mettre à terre le plus d’ennemis possible. Car oui, ici, vous devrez tuer un certain nombre d’opposants pour mettre un terme au combat et sceller un portail afin de les empêcher de revenir.

Le gameplay ne s’arrête pas là, car il comporte quelques petites subtilités. Si vous prenez un adversaire en sandwich avec deux de vos étudiants, alors un combo s’exécute et inflige énormément de dégâts. Certains personnages possèdent également des compétences spécifiques, comme la capacité de passer derrière les lignes ennemies et de les paralyser, permettant à vos autres combattants de porter des coups plus puissants aux cibles immobilisées. Mais qui dit protagonistes aux compétences différentes dit également faiblesses différentes. Par exemple, Namako ne prend pas de dégâts lorsque vos ennemis sont humains, mais en prend un de plus s’il s’agit d’êtres surnaturels. À vous donc de faire attention à qui vous envoyez sur le champ de bataille et à l’endroit où il se retrouvera lorsque ce ne sera plus votre tour d’attaquer.

Les boss constituent aussi des passages assez fun dans Demonschool, avec de nouvelles stratégies à mettre en place pour les vaincre, car ce ne sont pas des démons comme les autres !

À la fin des combats, vous gagnerez des objets qui vous seront utiles pour suivre les cours vous permettant d’obtenir de nouvelles compétences. En effet, les cours coûtent des lunes et du temps. Rassurez-vous, il y a tellement de combats que vous ne devriez jamais avoir de difficultés à obtenir des compétences supplémentaires. Mais si les cours ne sont pas faits pour vous, vous pouvez toujours acheter des compétences ou les découvrir au fil de vos missions secondaires. Celles-ci ne sont là que pour vous permettre de faire une petite pause dans l’histoire principale, et parfois, cela fait également du bien.

Le système de combat étant assez dynamique, cela permet de ne pas les faire traîner en longueur, ce qui rend le tout fluide et agréable. Bien évidemment, si vous voulez passer du temps à peaufiner votre stratégie pour obtenir la meilleure note possible en fin de combat — car oui, le jeu vous note —, vous pouvez y passer du temps, mais ce n’est pas une obligation.

Demonschool

Une ambiance démoniaque !

Vous l’aurez remarqué au fil des paragraphes et des images, Demonschool se veut un hommage aux premiers Persona, et cela se ressent jusque dans l’ambiance du titre. Une ambiance assez sombre, avec des couleurs plutôt ternes, mais le tout reste vraiment beau et propre. Les designs des personnages sont soignés et tous différents ; je trouve un petit effet comics américain dans la façon dont sont dessinés les différents protagonistes de notre aventure.

En revanche, par rapport à un Persona, je n’ai jamais eu l’impression d’un véritable enjeu. Ce que je veux dire par là, c’est que les dialogues et l’intrigue ne m’ont jamais fait ressentir que quelque chose dépassait les personnages, alors même que des événements horribles se produisent. Les étudiants que nous suivons donnent, je trouve, l’impression de se moquer complètement de pouvoir mourir à tout moment : ils n’ont pas l’air de se rendre compte des folies qui arrivent.

J’aurais aimé une écriture un peu plus en profondeur et plus sombre, car les blagues et les attitudes de certains m’ont fait sortir instantanément de l’histoire. Ce n’est pas ce qui m’a empêché de jouer, mais j’avoue avoir parfois soupiré en lisant certains dialogues qui me semblaient écrits un peu à la va-vite, sans prendre en compte qu’il s’agit d’universitaires qui parlent.

La musique est assez subtile, mais nous maintient dans une ambiance macabre et mystérieuse tout au long de notre partie. Seul petit bémol concernant le son : il n’y a aucun doublage. Après, ce n’est pas un titre à gros budget, donc on ne peut pas vraiment leur en tenir rigueur, comme pour un triple A.

Demonschool

Alors, digne héritier ou clone sans saveur ?

Pour ma part, impossible à dire. Je n’ai pas envie de le comparer à la saga de chez Atlus, par peur que mon jugement ne soit faussé par mon amour pour la licence japonaise, mais en même temps, c’est difficile d’éviter l’éléphant dans la pièce.

Si on le prend comme un jeu qui existe dans un monde où Persona n’existe pas, alors c’est un très chouette jeu indépendant, avec des idées vraiment chouettes, une ambiance qu’on ne voit que trop rarement et des personnages qui, malgré leurs attitudes parfois peu réalistes, restent attachants. Maintenant, dans un monde où la licence japonaise existe, il est un très bel hommage à une série trop rarement copiée.

Je vous avoue qu’au début, je ne savais pas trop comment traiter mon test : l’image de Persona 1 et 2 ne voulait pas s’enlever de ma tête, et je me disais toujours « Ah, c’est mieux dans Persona » ou « Ils l’ont copié mais sans la même saveur ». J’étais dans le faux. Il ne faut absolument pas le voir comme un héritier, car, malheureusement, je pense que personne ne pourra être l’héritier d’une franchise devenue aussi puissante que Final Fantasy. En revanche, il est un excellent jeu qui s’inspire des vieux titres de nos amis japonais pour, peut-être, faire découvrir aux nouveaux fans de JRPG ce qu’on peut faire dans un univers rempli de démons.

Comme Expédition 33, Demonschool est un jeu qui s’inspire des meilleurs tout en essayant de mettre son propre petit truc en plus, ce qui n’est en aucun cas un mal. Si vous aimez les RPG, il serait vraiment dommage de ne pas lui donner une chance, car c’est un titre qui saura satisfaire un grand nombre de personnes de par son aspect original et ses thèmes trop peu abordés, qui sont certainement parmi mes préférés.

Demonschool sera disponible à partir du 19 novembre 2025 sur PC via Steam, PS4 et PS5, Xbox One, Xbox Series et Nintendo Switch.

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8 Demonschool

  • Date de sortie (Japon) : 19/11/2025
  • Date de sortie (Europe) : 19/11/2025
  • Développeur : Necrosoft Games
  • Éditeur : Necrosoft Games
  • Genres : Tour par tour, Tactique
  • Consoles : PS4, PS5, Switch, PC, Series, One
  • Scénario 70%
  • Technique 80%
  • Gameplay 90%
  • Plaisir 80%
  • Des combats dynamiques et intelligents
  • Une ambiance sombre parfaitement maîtrisée
  • Un casting attachant et bien écrit
  • Des dialogues parfois un peu mous
  • Une petite répétition au niveau de l'histoire principale avec les devoirs
Biobi
Biobi

Hello, je m'appelle Biobi ou Bastien de mon vrai prénom, j'ai 24ans et suis étudiant en psychologie.
Fan de la license Persona et Fire Emblem depuis que j'ai posé les mains sur le 5 et Three Houses.
J'ADOREEEE les visuals novels à l'eau de rose et les jeux avec des propositions étranges.
Me voilà maintenant pour espérer vous divertir et vous renseigner avec mes articles.

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