Test de The Legend of Zelda : Tears of The Kingdom - Une belle mise à jour !

test Tears of The Kingdom

Link est de retour sur les terres d'Hyrule avec son fameux planeur, entamant ainsi une nouvelle aventure dans The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom. Cette suite tant attendue du jeu à succès The Legend of Zelda: Breath of the Wild, sorti en mars 2017 sur Switch et Wii U, continue de captiver les joueurs qui explorent les diverses contrées d'Hyrule depuis maintenant 6 ans. Mais qu'en est-il de ce nouvel opus, beaucoup parle du GOTY 2023... À la rédaction, nous sommes bien moins convaincus par l'efficacité globale du soft.

Une aventure 2.0 dans les terres d'Hyrule

Après la victoire de Link et Zelda sur Ganon dans Breath of the Wild, Hyrule se retrouve une fois de plus plongé dans le danger. Le château d'Hyrule, désormais libéré de la maléfique emprise de Ganon, redevient accessible. Cependant, il reste des cavernes et des tunnels inexplorés dans ses profondeurs. Link et Zelda décident naturellement de les explorer et y découvrent une momie maintenue en place par un bras bleu lumineux et insubstantiel. La momie se réveille soudainement et se révèle être Ganondorf, le Roi Démon. Qu'il soit lié ou non au précédent Ganon, il est une puissance maléfique presque invincible, nourrissant depuis des temps immémoriaux l'ambition de régner sur Hyrule. Les actions involontaires de Link et Zelda l'ont réveillé...

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Cet événement provoque un bouleversement dans le royaume, entraînant l'ascension du château d'Hyrule et de plusieurs masses terrestres dans les cieux. Les monstres réapparaissent et hantent la terre, Zelda disparaît et l'Épée de Légende (ainsi que le bras droit de Link) se corrompt. La simple proximité de Ganondorf suffit à drainer presque toute la force vitale accumulée par Link dans Breath of the Wild, le laissant avec seulement trois cœurs et une seule jauge de stamina. Quel retournement de situation !

Il est évident que malgré la mise en scène habile et la narration vocale, nous sommes confrontés à un raccourci scénaristique audacieux, avec quelques facilités un peu dérangeantes. Le grand méchant enfoui sous terre, car les terres d'Hyrule ont déjà été explorées en profondeur. Cependant, l'ajout d'îles dans le ciel est une idée intéressante, qui apporte une nouvelle dimension d'aventure et d'épopée dans un Hyrule désormais morcelé.

Des idées sympa, une progression répétitive...

Que dire si ce n'est que les quatre premiers donjons principaux suivent un schéma similaire. Bien que le jeu offre un aspect bac à sable avec d'innombrables possibilités, il peut également sembler répétitif tout au long de l'aventure. Néanmoins, le jeu propose des défis intéressants grâce aux nouveaux pouvoirs de Link. Avec le pouvoir de l'Amalgame, il est possible de fusionner différents éléments pour créer des armes sur mesure. De plus, l'Emprise permet de construire des véhicules en utilisant des ressources variées. En utilisant la Rétrospective, il devient possible d'inverser le mouvement des objets, offrant ainsi de nouvelles perspectives. Enfin, grâce au pouvoir d'Infiltration, il est maintenant possible de traverser les plafonds, franchissant ainsi des barrières autrefois infranchissables.

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En effet, ces nouveaux pouvoirs offrent une dimension intéressante au gameplay, même si les changements s'inscrivent dans la continuité du premier opus. Les idées créatives incitent les joueurs à expérimenter de multiples combinaisons pour surmonter des affrontements ou des énigmes complexes. Cependant, un système aussi brillant se voit limité par un monde qui ne lui rend pas justice. Tears of The Kingdom éprouve des difficultés à offrir une expérience adaptée à chaque proposition faite au joueur. Par conséquent, accomplir certaines actions nécessite une patience extrême, au point de mourir à de nombreuses reprises...

En revanche, ce qui m'a particulièrement impressionné, c'est la maîtrise de la physique proposée par les développeurs. Ils ont créé un système de construction extrêmement élaboré qui réveillera vos talents d'ingénieur aéronautique. En effet, vous pourrez construire toute une variété de véhicules, allant de simples charrettes en bois à des engins volants. C'est véritablement impressionnant !

Par contre, un aspect problématique qui retient mon attention est la durabilité limitée des armes de mêlée, des arcs et des boucliers, qui a été vivement critiquée par presque tous les joueurs de Breath of the Wild. Et devinez quoi ? Ce système est à nouveau présent dans Tears of The Kingdom et fait partie intégrante de la gestion des équipements. Celui qui utilise une arme puissante contre des ennemis faibles risque de le regretter plus tard lorsqu'un ennemi redoutable se présente. Heureusement, le nouveau système de craft vient partiellement résoudre ce problème en permettant de combiner divers objets trouvés. Cependant, les arcs sont exclus de ce système, bien qu'il soit possible de fabriquer des flèches en utilisant des objets récupérés sur le sol ou sur des ennemis.

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En combat, Link affronte de nombreux ennemis de toutes sortes. Les combats se déroulent de manière similaire au précédent opus, en utilisant les armes déjà mentionnées. Les esquives et le blocage sont utiles lorsque le danger fait rage. Les attaques précises visant la tête ou les yeux sont souvent conseillées et ont pour but de désorienter momentanément les créatures plus imposantes. Pour ajouter des fonctionnalités aux flèches, on peut accéder à l'inventaire pendant le tir à l'arc et utiliser des flèches enflammées, explosives ou fumigènes si l'on a les ingrédients nécessaires dans notre sac. Cela devient presque indispensable lors des combats plus difficiles, car au début du jeu, Link ne peut encaisser que quelques coups tout au plus.

Il est recommandé de renforcer les armes de mêlée avant le combat, contrairement aux flèches qui nécessitent un renforcement pendant le combat lui-même. Coller du métal supplémentaire à l'épée entre les attaques et les esquives peut être stressant. On se demande pourquoi toutes ces améliorations ne peuvent pas être gérées facilement à tout moment dans l'inventaire. Surtout que les pouvoirs de link, les différentes armes et les actions classiques utilisent déjà toutes les touches de la manette, ce qui demande aux joueurs d'être constamment attentifs...

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Dans l'ensemble, je dirais que l'expérience proposée n'est rien de plus qu'une extension des mécaniques déjà présentes dans le premier opus. L'ajout de quêtes de remplissage et de fonctionnalités, certes inventives mais extrêmement chronophages, ne parvient pas à me convaincre dans l'idée que Tears of The Kingdom est une véritable révolution et mérite le titre de jeu de l'année décerné par la presse grand public. Cependant, prenons un instant pour aborder les aspects graphiques et techniques afin de compléter cet avis.

Tears of Aliasing

En moins de 20 minutes, j'ai pu constater des problèmes d'optimisation flagrants dans Tears of the Kingdom, qui semblent encore plus prononcés que dans son prédécesseur. Les textures sont floues et les contours clignotent, ce qui nuit considérablement à l'esthétique visuelle du jeu. De plus, il y a une surabondance d'aliasing partout, ce qui soulève des interrogations quant à la légitimité du support imposé au développeur en 2023. Bien que nous soyons sur Nintendo Switch, une console considérée comme étant bien moins performante que ses concurrentes de nouvelle génération, il est difficile de passer outre des jeux qui offrent un rendu bien supérieur à celui de Tears of the Kingdom. Des titres tels qu'Astral Chain, Immortals Fenyx Rising et Deamon X Machina, sortis il y a déjà quelques années, ont démontré un travail d'optimisation exemplaire. Ironiquement, Nintendo persiste à proposer des mondes ouverts gigantesques malgré les limitations techniques de sa console...

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Cependant, je tiens à souligner la qualité de l'ambiance musicale qui, à mon sens, est un véritable point fort du jeu. Les partitions emblématiques de l'univers de The Legend of Zelda sont adaptées avec soin pour correspondre au mieux aux nouvelles thématiques abordées, ce qui est très appréciable. En ce qui concerne le doublage, il mérite également des éloges. Bien que Link, en tant que personnage muet, ne bénéficie pas de voix, les doubleurs français ont accompli un travail remarquable pour donner vie aux autres personnages. Cela mérite d'être salué et reconnu.

Pour conclure

En conclusion, The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom offre une aventure intéressante dans ces nouvelles terres, mais ne parvient pas à rendre hommage à la licence en contournant ce qui a déjà été fait grâce à des modifications de gameplay et des raccourcis scénaristiques. De plus, le jeu souffre de lacunes telles que la répétitivité à travers la progression et les problèmes d'optimisation flagrants qui remettent en question la légitimité du format proposé. En effet, le monde ouvert est un genre qui a du mal à s'adapter à l'hybride de Nintendo, ce qui entraîne des baisses de fréquence d'images et un rendu inacceptable en 2023. Tears of the Kingdom est un jeu qui a des qualités pour nous faire rêver, mais qui manque de moyens pour les concrétiser pleinement. Ajoutez à cela la frustration de la durabilité limitée des armes, et vous obtenez un jeu qui se prolonge principalement par des sessions répétitives de craft. Malgré cela, l'ambiance musicale et le doublage français méritent d'être salués. Enfin, il est décevant de constater l'hypocrisie de la presse grand public qui embellit les aspects positifs en ignorant délibérément les aspects plus problématiques qui définissent réellement le jeu. En fin de compte, The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom peut procurer du plaisir aux fans de la série, mais pour ma part, il reste une itération avec de bonnes idées desservies par un support médiocre qui ne l'aide pas à s'élever.

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[ 8 ] The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom

  • Date de sortie (japon) : 12/05/2023
  • Date de sortie (Europe) : 12/05/2023
  • Développeur : Nintendo
  • Éditeur : Nintendo
  • Consoles : Switch
En résumé, The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom propose une aventure intéressante dans de nouveaux territoires, mais échoue à rendre hommage à la licence en évitant les éléments déjà explorés. Le jeu souffre de lacunes telles que la répétitivité de la progression et des problèmes d'optimisation qui remettent en question sa légitimité. Le format en monde ouvert peine à s'adapter à la console hybride de Nintendo, ce qui entraîne des problèmes de performances visuelles. Malgré ses qualités qui invitent à rêver, le jeu manque de ressources pour les concrétiser pleinement. La frustration causée par la durabilité limitée des armes contribue à des séances de jeu répétitives axées sur l'artisanat. Néanmoins, l'ambiance musicale et le doublage français sont salués. Il est regrettable de constater l'hypocrisie de la presse grand public qui embellit les aspects positifs tout en ignorant les problèmes réels du jeu. En fin de compte, Tears of the Kingdom peut plaire aux fans de la série, mais pour ma part, il s'agit d'une itération avec de bonnes idées desservies par un support médiocre qui entrave son essor.
  • De nouveaux pouvoirs
  • Plus de points d'intérêt
  • Un grand nombre de combinaisons possibles
  • Des raccourcis scénaristiques gênants
  • Une technique qui laisse à désirer
  • Une progression répétitive
  • La durabilité des armes
  • Trop similaire au premier opus
  • Des quêtes secondaires oubliables