Mask of Idris

Code Vein II: Mask of Idris — Un DLC plus important qu’il n’y paraît

10 septembre 2026 Kuro 5 MIN
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S’il y a bien quelque chose qui m’a touché dans Code Vein 2, c’est son message sur l’existence. Avons-nous le droit d’être immortels ? Et surtout, à quel prix ? Entre un monde peuplé de vampires et de revenants et une véritable tempête émotionnelle lorsque l’on comprend les ficelles du scénario, l’aventure parvient à marquer durablement. L’envie d’aller jusqu’au bout est donc plus que justifiée, surtout lorsque l’on découvre ce que la fin nous réserve. Code Vein II: Mask of Idris arrive alors à point nommé, et nous allons voir pourquoi dans cet avis.

Mask of Idris — Une histoire touchante

Le DLC nous emmène quelque temps avant la fin du jeu. Pourtant, il faut avoir vu les deux premières fin pour pouvoir accéder à son contenu. Nous retournons à l’époque de Valentin Voda et de ses recherches sur les Tomes de Pathos. Il faudra d’ailleurs avancer dans ses quêtes pour débloquer cette nouvelle histoire.

L’intrigue nous entraîne sur l’Île Proche, où Valentin nous demande d’enquêter sur une mystérieuse faille temporelle. Sur place, nous sommes accueillis par la sulfureuse Liv… Voda ! Après un combat particulièrement soutenu, nous apprenons rapidement que notre nouvelle amie n’est autre que la demi-sœur de Valentin. Notre détermination, mais aussi le fait d’avoir, malgré nous,  attiré l’attention de Sir Valentin, vont rapidement la rendre totalement folle de nous.

Pour comprendre ce qui nous attend derrière cette faille, il faut revenir sur le rôle du Progéniteur Idris. Ce dernier travaillait sans relâche pour empêcher la Résurgence et préserver la paix, voyageant sans cesse à travers le temps pour parvenir à ses fins. Cependant, certains mondes étaient voués à disparaître et Idris refusait de les laisser continuer d’exister. Leurs vestiges subsistent aujourd’hui sous la forme de failles temporelles menant vers des mondes perdus.

C’est justement dans l’un de ces lieux que se trouve le Fuseau de Pathos, un gigantesque vortex tourbillonnant situé au cœur du Monde Oublié. Celui-ci absorbe continuellement les émotions et les passions provenant des mondes perdus à travers l’espace et le temps. Le problème, c’est que cette accumulation menace désormais de déborder. Si cela venait à se produire, le monde réel pourrait à son tour être détruit.

Voilà donc le véritable enjeu de Mask of Idris. Accompagnés de Liv, nous franchissons la faille afin de pénétrer dans ce Monde Oublié, comprendre ce qui se passe autour du Fuseau de Pathos et empêcher la menace qu’il représente de s’étendre jusqu’à notre réalité.

Bienvenue dans le Monde oublié

Le Monde oublié, celui dans lequel nous mettons les pieds dans Mask of Idris, est une immense masse constituée de Pathos. Bien qu’il s’agisse d’une faille temporelle, son ampleur dépasse largement tous les phénomènes étudiés jusqu’ici. À notre arrivée, nous devons d’ailleurs composer avec une contrainte importante. Nos PV sont réduits de moitié, le pouvoir du cœur de Lou ne suffit pas à nous ancrer complètement dans cette réalité.

Nous faisons cependant rapidement la découverte d’un mystérieux masque capable de stabiliser notre existence au sein du Monde oublié. Pour atteindre le Fuseau de Pathos, il faudra alors traverser une succession de zones de plus en plus labyrinthiques et difficiles, y vaincre les différents Seigneurs et accumuler suffisamment de Pathos pour poursuivre notre progression.

L’un des principaux intérêts de ce DLC vient aussi de l’arrivée de nombreux nouveaux objets et matériaux d’amélioration. Si la charmante Jadwiga tenait jusque-là la forge d’une main de maître, ici, il faudra se contenter d’un simple marchand de long chemin pour renforcer notre équipement.

Le hub central, lui, va à l’essentiel. On y trouve un petit espace de détente, plusieurs accès menant aux différentes zones du Monde Oublié ainsi qu’au Fuseau de Pathos et… c’est à peu près tout. L’endroit remplit son rôle, mais ne cherche clairement pas à proposer davantage.

Le plus intéressant se trouve donc dans les zones à explorer. Celles-ci semblent avoir été construites à partir d’éléments rappelant plusieurs lieux du continent principal, mais ici dans des environnements beaucoup plus condensés et labyrinthiques. Les ennemis, eux, se montrent particulièrement coriaces, tandis que de nouveaux sous-boss font leur apparition. Nouveaux patterns, nouveaux designs : certains surprennent, d’autres exaspèrent.

La difficulté est clairement au rendez-vous et il faudra rapidement optimiser son personnage avec le nouvel équipement disponible dans cette extension pour espérer tirer son épingle du jeu. Heureusement, le Monde oublié regorge de belles trouvailles, allant de nouvelles cages à de nouvelles armes capables d’afficher des rangs S ou S+ dans plusieurs statistiques. Un gain de puissance qui sera loin d’être superflu lorsqu’il faudra affronter les Seigneurs, véritables abominations régnant sur ces différentes zones.

Le hic, c’est que vous n’aurez accès qu’à deux compagnons dans les Terres Oubliées : Liv et une version de Lou beaucoup moins tendre. Cette projection de Pathos se montre bien plus froide et sèche que la Lou du monde réel, au point que je me suis surpris à particulièrement l’apprécier tant le contraste entre les deux versions est marqué.

Faut-il acheter l’extension Mask of Idris ?

J’aurais tendance à dire oui. L’extension ne se contente pas d’ajouter rapidement une nouvelle mécanique ou un simple donjon annexe. Elle cache une véritable histoire et une dizaine d’heures de jeu, mais surtout une part non négligeable du lore de Code Vein II. Les nouvelles informations viennent ainsi se mêler à celles du jeu de base avec une certaine logique, aussi bien narrative qu’émotionnelle.

Pour répondre à la question initiale, Mask of Idris pousse volontairement le joueur à découvrir les deux premières fins du jeu original, et ce n’est clairement pas un hasard. L’extension s’appuie sur ces événements pour nous permettre de comprendre plus en profondeur qui se cache derrière le masque et quel rôle il occupe réellement dans l’histoire.

La famille Voda est particulière, vous l’aurez déjà compris en terminant le jeu. Elle le sera encore davantage une fois Mask of Idris terminé.

Kuro

À 40 ans, j’ai probablement passé plus de temps une manette en main que sur les bancs de l’école. Fondateur de ce média, je décortique la pop culture avec un attrait assumé pour les pixels d’autrefois.

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