Final Fantasy Resonance — La raison qui renoue avec le J-RPG !
Ces derniers temps, je me demandais à quoi je pouvais bien jouer. Las de chercher, je me lançai dans l’aventure de Chained Echoes. Et puis, de retour dans la rédaction, j’entends parler de la démo de Final Fantasy Resonance. N’aimant pas particulièrement la HD-2D, je me dis : « allez, tentons quand même ! »
Pas déçu du voyage et sensible à sa découverte, je sais comment vont se passer mes prochains mois et émois ! Voilà, un jeu de rôle japonais qui donne du baume au cœur, qui renoue avec mon adoration du tour par tour, et surtout qui me propulse presque 30 ans en arrière. Découvrez donc ce que je pense de cette version démo généreuse de Final Fantasy Resonance !
L’histoire de Final Fantasy Resonance
Pour vous encourager à découvrir Final Fantasy Resonance, je resterai discret sur l’histoire et son déroulement. La narration reprend les habituelles phases : père absent, destruction du palais, amnésie… Bref, tout ce qu’il faut pour nous plonger dans un bain tiède que nous saurons apprécier d’avance. Quand le gameplay rejoint la narration, on arrive déjà dans un système audacieux. Ce seront les Visions, détaillées plus bas, qui vont vous faire envie. En plus de vouloir toutes les avoir (Attrapez-les… on connaît, on connaît), elles vous plongeront directement aux antipodes de la licence, là où tout a commencé. Vous explorerez l’Histoire de Final Fantasy ! Alors, Square Enix, on cherche les plus jeunes joueurs ?
Comme vous le savez, vous entamez le récit aux commandes de Rain et Laswell. Le premier manipule le feu, quand l’autre utilise la glace. Comme deux frères — ils ont grandi ensemble —ils se chamaillent un peu comme… le feu et la glace. Justement, si l’un s’oppose à l’autre naturellement, ensemble, ils sont redoutables. C’est une essence bien reproduite dans Final Fantasy Resonance. Rien de mieux pour débuter !
Au fur et à mesure de vos pérégrinations, d’autres personnages se mêleront à cette aventure. Du moins, la démo limite, mais on peut aisément imaginer qui va se joindre à nous et qui restera aux confins de l’histoire. Un chouïa prévisible. C’est le gameplay qui va vous transporter !
Un tour par tour classique, avec des mécaniques bien huilées !
Question gameplay, Final Fantasy Resonance reprend avec le plus grand classicisme cette caractéristique avec laquelle nous avons grandi : le combat au tour par tour. Attaques classiques, aptitudes, fuite, objets, tout ça, nous connaissons. Si vous avez joué à l’excellent Blue Dragon, vous retrouverez alors cette histoire d’Ombres, mais qui, ici, portent le nom de Visions. Dans ce J-RPG, elles seront à aller chercher dans un sanctuaire dédié grâce à un jeu de questions/réponses, avec le cristal afin que la prochaine Vision vous rejoigne.
Après avoir pensé à l’équiper, ce personnage apparaît en combat, derrière vous, et vous lui empruntez simplement ses compétences. C’est que tous ces personnages ont bien existé dans un jeu Final Fantasy, et là, vous vivrez une histoire supplémentaire avec eux. Comme vos personnages principaux, ils évoluent au rythme de vos victoires. L’expérience gagnée est classique. Les Visions ont leur propre expérience, les Points de Maîtrise, qui sont moindres. Heureusement, il y a la possibilité de faire des victoires sans dégâts, de faire des carnages (comme dans Grand Theft Auto, le premier du nom) ou encore de les mettre en état de choc. Vous pourrez même cumuler les trois ! Alors les expériences et les Gils augmenteront en conséquence !
Pour en revenir aux Visions, elles peuvent s’équiper sur n’importe quel personnage. Et c’est un gros clin d’œil à l’incompréhensible Final Fantasy XIII. Pour parfaire ce clin d’œil, il y a aussi l’état de Choc, instant pendant lequel l’ennemi est sonné. Vous enchainez donc avec vos grosses compétences pour déchaîner les Enfers ! Sauf que là, l »état de Choc est explicite comparé à FFXIII. Les personnages ont des rôles prédéfinis, et les Visions également. Libre à vous de mettre les soigneurs avec les soigneurs, les défenseurs avec les attaquants. C’est L-I-B-R-E ! Là où la Princesse Grenat « se contentait » de collecter les chimères dans FFIX, là vous les collectez, vous les équipez, les faites évoluer, et vous devenez monstrueux ! Et ce n’est que le début ! Manquerait plus la magie bleue…
Il y aura, bien entendu, les pièces d’équipements pour chacun de vos artistes guerriers. Arme, armure, et deux accessoires. J’aimerais tant qu’il y ait une forge, mais je vais déjà me contenter de tout ce que Final Fantasy Resonance propose. Et il y a tout un tas de choses.
Pour vous donner envie d’être curieux, je pourrais vous parler des limites, des résonances et d’autres caractéristiques qui feront du champ de bataille un véritable exutoire d’assassins pour la paix !
Final Fantasy Resonance – Quand l’explosion artistique sublime le J-RPG !
Je vais commencer par me faire des ennemis. La HD-2D. Je n’aime pas ce style, car ça me défonce les yeux. Mais ce ne sont que les personnages qui sont modélisés ainsi. Le reste est tout simplement somptueux. J’ajoute un point d’honneur sur les explosions et les compétences élémentaires, elles sont vraiment magnifiques. Sans compter l’attaque du Héros de la Lumière qui va vous… je ne sais plus quel mot dithyrambique utiliser.
La carte du monde est complète. Il y a un sacré tour (pourquoi pas deux ?) à faire. Des points scintillants disséminés sur votre route vous rappelleront la carte du monde de Dragon Quest III HD-2D remaster. La grande surprise du chef, c’est quand même les discussions sur la route. Je ne suis tombé que sur une seule pour le moment, mais là encore, un ajout brillant, pour passer un bon moment.
Les doublages sont bien réalisés. La voix de Rain me rappelle péniblement la voix d’Edge de Star Ocean: The Last Hope. Si la modélisation des personnages me déplaît, les dessins des personnages sont très beaux. Ils font penser à la patte artistique rencontrée dans The Diofield Chronicle. Excellent. Il y a des petites expressions vocales quand on gagne un combat qui sont assez amusantes.
Un jeu Square Enix ne serait pas vraiment estampillé si les musiques ne nous emportaient pas. Les puristes reconnaîtront les notes déliées des épisodes passés. La musique victorieuse fait honneur aux épisodes Final Fantasy. Une ouïe parfaite pour un oui parfait !
N’en jetez plus, la coupe est pleine !
Square Enix a mis les petits plats dans les très grands plats. Avec Final Fantasy Resonance, les développeurs ont réussi l’exploit d’aller chercher tous les joueurs quarantenaires en reproduisant un système de jeu léché tout en incluant l’Histoire de la licence. Ainsi, ce nouveau jeu va aussi récupérer les nouveaux « RPGistes » en herbe. C’est assez évident. Comme cela l’est que ce titre est déjà un must have pour un joueur comme moi. Ils sont allés emprunter un peu de tout dans les jeux précédents pour l’ajouter dans celui-là. Bien vu, l’artiste !

Jeu… trop bien…
Bien entendu, il y a des choses qui ne me vont pas trop, mais ce n’est rien comparé à la richesse proposée. Je n’aime pas, par exemple, l’aperçu des compétences que nous acquerrons dans le futur, quand on gagne un niveau. Cet exposé est pourtant intéressant pour les Visions. Je donne un gros point d’honneur à la musique et les cinématiques qui sont exceptionnelles. Nous sommes devant un vrai chef-d’œuvre. Je vous convie d’essayer cette version démonstration avant sa sortie finale au mois d’octobre. En souhaitant que l’essai qui nous est proposé sera aussi bon et plaisant pendant toute l’intégralité du titre.
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