DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri

DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri — La démo est-elle alléchante ?

11 septembre 2026 Naturel 8 MIN
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Au diable les léchouilles d’un Bisebave ! Square Enix nous propose de nous immerger dans l’ingénuité de DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri. Que nous propose cette version d’essai ? Hé bien voyons cela ensemble. Je viens vous donner mon ressenti à propos de ma première mise en main sur cette licence qu’est Dragon Quest Monsters. En selle les Meneurs de Monstres !

Dragon Quest Monsters: Le Royaume de Boisflétri — Fané tu es, vivant tu seras !

Comme pour chaque démo, il y a rarement de quoi se mettre sous la dent en termes de scénario. Dragon Quest, comme à son habitude, va droit au but. Sauver le monde. Cette fois, un monde parallèle. Le jeu nous met aux commandes de Bianca ou Nera. Ce sont deux jeunes filles qui partagent le même but : sauver leur papa qui se meurt dans leur réalité. Pour cela, elles doivent récupérer une certaine fleur. Avec l’aide de mystérieuses créatures, aux noms amusants, elles sont propulsées dans un autre monde dans lequel elles pourront chercher la plante salvatrice.

Si c’était si simple. Elles atterrissent dans un endroit bien désertique, mais pas désert. Si la flore est bien triste à voir, la faune est bien présente et… dangereuse. Après quelques combats bien sentis, en route vers le royaume de Boisflétri pour y rencontrer le roi. Là-bas, comme une sorte de hub, vous y trouverez le gouvernant et un village bien morne. Nous pouvons deviner que ce sera le lieu central de l’aventure. Le roi est déjà en grande discussion avec une personne en proie aux mêmes fleurs que vous, pour des raisons bien différentes. Après les présentations, le roi vous confiera un arrosoir pour commencer à redonner de la splendeur à son royaume. En effet, vous pourrez arroser quelques racines flétries et, autres fleurs vous donnant des bonus de combats !

Quoi qu’il en soit, le monarque nous explique l’histoire (mais… on n’a rien demandé !) de son royaume tristounet. Une histoire d’Archaigles, de lumière, de ténèbres, de confrontations et finalement, de sort scellé. Le schéma se reproduit. L’histoire est lisible après les explications.

Il y aurait une étrange étoile noire tombée dans un donjon. C’est d’ailleurs votre objectif, détruire ces étoiles appelées « meteocites« . Elles apparaissent par les émotions négatives accumulées des villageois. Allez, on retrouve le sourire, on pense à Ni no Kuni 2 et son Royaume aux 1000 sourires. Pas de chichis, Bianca, Nera et cet autre personnage iront ensemble. Sur votre route, le gameplay !

DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri

L’histoire est très vite dévoilée. On comprend au bout de deux, trois heures, qui pourrait être le méchant et comment on va sauver le monde. À défaut de sauver le papounet dans son monde, on peut faire en sorte que celui-ci abonde. La lecture se fait un peu trop rapidement à mon sens. La redondance des récits est belle et bien là, mais c’est le cheminement qui fera la différence. DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri en impose surtout par sa jouabilité en bon J-RPG qu’il est.

La collection de monstres, c’est à la faveur du temps qu’on peut y mettre !

Des jeux dans lesquels les monstres sont au cœur du jeu, il y en a quelques-uns. Sans les citer, vous les connaissez, DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri combine les mêmes techniques connues. Combats au tour par tour, on capture le monstre directement ou nous l’affaiblissons un peu. J’apprécie que ce ne soit pas si simple dans ce cas. Bien sûr, votre guide vous dira comment recruter les premiers monstres. Les suivants viendront naturellement.

Comme une parade amoureuse, les monstres qui constituent votre équipe vont se lancer dans une démonstration de force. Chacun son tour, ils vont essayer d’intimider l’ennemi. Cette action remplit une jauge qui gonfle comme un Saint-Berneur. De zéro à cent comme un bolide, ce pourcentage déterminera la possibilité que cette créature rejoigne vos rangs. Pour les appâter, vous pourrez toujours donner de la viande, histoire de commencer la jauge avec quelques précieux points.

Les nouveaux monstres peuvent être renommés. Comme votre aventurière. Le bestiaire de Dragon Quest est et restera l’un des meilleurs que j’ai pu affronter. Il est dense, les monstres sont en nombre. Tout cela pallie au manque des combats actifs. Pour rendre cette partie un peu vivante, vous pouvez toujours donner des ordres directs et composer des tactiques en amont. Enfin, on a très vite fini d’appuyer sur R2 pour envoyer en combat automatique.

Les monstres évoluent assez rapidement. À chaque niveau gagné, ceux-ci gagnent des points automatiques dans des caractéristiques définies : magie, attaque, défense, agilité, etc… Certains niveaux vous octroient des points à attribuer dans deux arbres de compétences actives et passives. Au nombre de six par salve, à peu près tous les trois niveaux, ce sera à vous de décider où les attribuer.

Collecter tous les monstres va prendre du temps. Beaucoup de temps. En faisant la démo en ligne droite, ça dure deux ou trois heures. En capturant, on peut déjà compter le double voire le triple. Et je n’ai pas encore parlé de ce qui va être le plus séduisant : la synthèse ! Ce couplet parle de lui-même. On prend un monstre, on en prend un deuxième et paf ! Un troisième monstre survient avec les compétences des deux utilisés. Non, ce n’est pas Persona. Il y a tout de même quelques précisions que vous découvrirez.

DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri
Une synthèse Pataupe !

Je pourrais vous décrire tout ce qu’il y a à voir, mais je vais conserver cela pour le test final. Il y a bien d’autres genres de monstres. Des petits, des grands, des très grands, des batailles combinées. Ça vous intrigue, hein ? On peut même chasser les petits animaux en les arrosant, il pourrait laisser des objets en s’enfuyant ! Le farm de combats ou le farm d’objets ? Que choisir ?

Le gameplay est génial, mais DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri fait bien partie de la franchise Dragon Quest par le temps passé à compléter le bestiaire. C’est très long. Au point que ça devient lassant.

DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri — Du renouvellement, c’est possible ?

Square Enix est fort. Très fort. Dans ce sens qu’il sait réutiliser les mêmes assets d’un jeu à l’autre. Surtout quand il s’agit de Dragon Quest. Cette licence à une âme, une très belle âme. Les musiques sont envoûtantes, mais répétitives d’un épisode à l’autre. Les musiques de victoires, toujours les mêmes. On se plaît à les retrouver d’un titre à l’autre. La musique de la taverne est entraînante, mais c’est toujours la même.

Quant au chara-design et aux décors, j’ai trouvé cela un peu pauvre. Si on prend effectivement un endroit flétri pour commencer, c’est normal. Mais je trouve que ça manque un peu de richesse. La carte disponible dans cette démo de DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri est déjà assez grande. Il y a de quoi faire. Cela me semble assez annonciateur pour la suite. On retrouve toute l’essence passée et présente : les tonneaux à jeter, les livres rouges dans les bibliothèques, les bulles pour discuter et… ce bestiaire significatif et reconnaissable. Cette touche est inimitable et intemporelle.

Sur ce point c’est formidable. Je me pose toutefois la question : est-ce que Dragon Quest resterait Dragon Quest s’il y avait de nouvelles musiques, de nouveaux monstres ? À quoi s’apparente vraiment cette franchise de quarante ans d’âge ? Prenons quand même en compte que DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri est un spin-off de l’épisode V, mais en reprend la plupart des designs visuels et audio.

Après 40 ans, l’âge d’or ?

On pourrait prétendre qu’à 40 ans, beaucoup de choses commencent. Est-ce que Dragon Quest en est à l’apogée ou, au contraire, sur la pente descendante. Depuis 1986, bien sûr les jeux vidéos ont évolué. Je reste donc un peu sur ma faim avec cet essai de DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri. Le titre est quand même pourvoyeur de bonnes idées déjà exploitées. Elles sont bien présentes et on les sent bien par le temps qu’on met à accomplir les quêtes et les captures. La suite de la démo est annonciatrice de certains événements. De villes en villes, de monstres toujours plus diversifiés, de quêtes toujours plus poussées. Un vilain qui se repaît des émotions humaines. Il y a presque tout.

Les quarante ans, c’est aussi quand ça commence à dire stop. Quand le corps craque là où il ne craquait pas avant. Est-ce que Square Enix et Dragon Quest en sont là ? J’ose espérer que non. Il y a encore tellement de possibilités entre le renouvellement et les nouvelles idées. Mais peut-être ne doit-on pas toucher à l’identité ? Mais ça, c’est un autre débat. Je vous invite toutefois à vous essayer à DRAGON QUEST MONSTERS: Le royaume de Boisflétri et, ainsi, nous pourrions débattre de ce que vous avez senti. Bonnes captures, amis meneurs !

Naturel

Bonjour, Laurent dit "Naturel" ou encore "Renault". Créateur de jeux de mots et à l'humour douteux, mais toujours drôle ! J'aime faire des rapprochement entre jeux vidéos et société. Fan de la licence Final Fantasy par laquelle j'ai commencé à jouer aux RPG japonais, sans savoir que c'en étaient. Mes jeux préférés sont FFVIII et Tales of Vesperia, mais amateur de tous jeux vidéos, exceptées les simulations sportives.

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