Nous voilà de retour, pour le chapitre III de l’histoire du RPG Japonais. Toujours en 1984, The Black Onyx (Bullet-Proof Software), dirigé par Henk Rogers, est sorti sur le PC-8801 au Japon. Il est devenu l’un des jeux les plus vendus à l’époque. Il a été élu Jeu de l’année par Login, le plus grand magazine de jeux de l’époque.

Oui, mais pourquoi ? Lis la suite !

Cyberpunk, un genre déjà prisé des créateurs de RPG Japonais

Le jeu est ainsi crédité d’avoir attiré l’attention sur les jeux de rôle sur ordinateur dans le pays. Début 1984, Mugen no Shinzou (Heart of Fantasy) présentait un grand monde ouvert. Le cyberpunk RPG, Psychic City, sorti en 1984 sur la FM-7 et le PC-8801, s’est écarté du thème fantastique commun à d’autres RPG de l’époque (comme Hydlide et The Black Onyx) au profit d’une intrigue de science-fiction, se déroulant dans une ville post-apocalyptique dévastée par la troisième guerre mondiale et où le protagoniste se bat en utilisant des capacités psychiques/télépathiques. Le jeu a ensuite servi de base au RPG Hoshi wo Miru Hito de la NES de 1987.

Le succès de Dragon Slayer a conduit à son deuxième volet en 1985 : Xanadu. qui est devenu le jeu PC le plus vendu au Japon. C’était un véritable RPG avec des statistiques sur les personnages et une quête épique, avec des combats basés sur l’action qui le distinguaient des autres RPG, incluant à la fois le combat en mêlée et les attaques magiques par projectiles.

L’ancêtre du Metroid-Vania

Le jeu inclut aussi une vue plateforme à défilement latéral pendant l’exploration et une vue aérienne pendant la bataille. Xanadu propose également des mécanismes de jeu innovants tels que l’expérience individuelle pour les objets équipés. Mais aussi un système de moralité, où le compteur de karma du personnage du joueur s’élève s’il commet un péché, ce qui affecte la réaction du temple à son égard.

Il est également considéré comme un jeu “proto-Metroidvania”. Car il s’agit d’un RPG Japonais vu de coté, ce qui permet aux joueurs de courir, sauter, collecter et explorer.

Dragon Slayer II, la source de beaucoup de JRPG

D’abord, la façon dont la série Dragon Slayer a retravaillé l’ensemble du système de jeu de chaque épisode a eu une influence sur Final Fantasy. Selon GamesTM et John Szczepaniak (de Retro Gamer et The Escapist), Dragon Quest d’Enix a également été influencé par Dragon Slayer et a défini à son tour de nombreux autres RPG. Falcom allait bientôt devenir l’un des trois plus importants développeurs de jeux de rôle japonais dans les années 1980, aux côtés d’Enix et de Square.

Quand la morale s’en mêle !

Ensuite, Hydlide II : Shine of Darkness en 1985 comportait un compteur de moralité, où le joueur peut rejoindre la justice, la neutralité ou l’immoralité. Ce qui est affectée par le fait que le joueur tue des monstres maléfiques, des monstres bons ou des humains. Ce qui affecte à son tour les réactions des habitants de la ville envers le joueur.

Gameplay de Hydlide II : Shine of Darkness

The Screamer de Magical Zoo (PC-8801) en 1985, est un des premiers RPG basé sur un jeu de tir. Se déroulant après la troisième guerre mondiale, le jeu comportait également des éléments de science-fiction post-apocalyptique ainsi que des thèmes cyberpunk et de bio-horreur. Cette même année, Square a également sorti son premier RPG, qui était un RPG de science-fiction futuriste pour PC-8801, Genesis.

Enfin, Parmi les RPG de science-fiction de1985, on peut citer The Earth Fighter Rayieza d’Enix et le jeu MSX Cosmic Soldier de Kogado Studio. C’est lui qui a introduit un système de recrutement d’ennemis. Comme dans le plus célèbre Shin Megami Tensei, un des RPG japonais, le plus méconnu de notre époque.