Test de Dragon Quest Heroes: Torneko’s Mystery Dungeon — Une vieille recette toujours aussi addictive
Sorti exclusivement au Japon, Torneko no Daibōken: Fushigi no Dungeon débarque enfin chez nous après plus de 30 ans. Square Enix offre ainsi aux joueurs occidentaux la possibilité de découvrir ce titre sans passer par l’émulation. Et je ne vais pas y aller par quatre chemins : c’est simple, efficace et surtout terriblement addictif ! Bref, place au test !
Test réalisé sur Switch 2
Torneko, le marchand qui voulait devenir le meilleur
Pour les non-connaisseurs, Torneko est à l’origine l’un des personnages les plus attachants et atypiques de Dragon Quest IV. Dans ce spin-off qui pose les bases d’un tout nouveau genre, nous retrouvons notre bon vieux marchand alors qu’il décide enfin de se poser. Fraîchement installé dans un paisible village avec sa tendre épouse Tess et leur jeune fils Popolo, Torneko aspire à une vie tranquille, mais pas dénuée d’ambition. Son objectif ? Devenir le plus grand marchand de la création et ouvrir la boutique d’armes la plus extraordinaire qui soit.

Le scénario, simple mais terriblement efficace, démarre lorsqu’une rumeur parvient à ses oreilles. Loin du village se trouverait un lieu mystérieux appelé le Donjon Mystère. La légende raconte que cette immense crypte abrite des trésors inestimables et des reliques perdues. Mais quiconque y entre risque de se retrouver piégé par une magie changeante. Poussé par son courage et son flair de commerçant, Torneko prend la route. C’est ici que vous, le joueur, prenez les commandes.
Alors oui, l’histoire ne vend pas du rêve et ne va pas forcément vous faire frétiller ou pleurer. Mais ce simple pitch suffit à donner une raison de s’aventurer dans le Donjon Mystère. Beaucoup connaissent aujourd’hui ce genre grâce à Pokémon Donjon Mystère ou Shiren the Wanderer. Ici, le principe reste très simple : entrer dans le donjon, récupérer des objets et tenter de devenir le plus grand marchand de tous les temps. Et rien que ça, personnellement, ça m’a donné envie.
Un lifting qui fait largement le café
Si l’on revient un peu sur l’histoire du jeu, celui-ci était sorti à l’époque sur Super Famicom. Le voir arriver aujourd’hui sur nos consoles modernes pose donc forcément une question : Square Enix a-t-il fait le nécessaire pour lui donner un petit coup de jeune ?
La réponse est oui, même si cela ne va évidemment pas nous faire tomber de notre chaise. Le lifting reste assez léger, mais il fait largement le café. Le titre conserve son charme rétro tout en profitant d’une présentation plus propre. Et au vu du prix proposé et de la rejouabilité du jeu, je trouve déjà le travail effectué plutôt appréciable.

Côté musique, c’est du Dragon Quest. On retrouve les sonorités que les fans connaissent, ainsi que ces petits bruitages qui font immédiatement plaisir. Le tout conserve cette fameuse identité Dragon Quest, avec une présentation remise au goût du jour. On reste toutefois loin du travail réalisé sur les remakes de Dragon Quest I & II.
Et pourtant, tout cela fonctionne. Testé sur Switch 2, le jeu se prête parfaitement à la portabilité. On ne cherche clairement pas ici le plus beau jeu de la console. On cherche surtout le plaisir d’entrer dans un donjon, de lancer une partie et de se dire que l’on va simplement faire « un dernier étage ».
Terriblement addictif
Dragon Quest Heroes: Torneko’s Mystery Dungeon est un peu le papa du genre « Mystery Dungeon », qui a fait pas mal d’émules au fil des années. Le gameplay est donc assez simple. Vous allez devoir explorer différents donjons générés aléatoirement, récupérer des objets, affronter des monstres et surtout essayer d’en ressortir vivant. À chaque nouvelle partie, les salles, les ennemis et les objets changent de place. Cela donne forcément envie de repartir pour voir ce que le prochain donjon va nous réserver.
Le système de déplacement se fait case par case et chaque mouvement compte. Lorsque Torneko avance, les ennemis en font de même. Il faut donc réfléchir un minimum avant de se déplacer, surtout lorsque plusieurs monstres commencent à nous entourer. Les combats restent simples, mais une mauvaise décision peut rapidement vous coûter la vie. Cela m’est d’ailleurs arrivé plus d’une fois alors que j’étais rempli d’argent et d’objets. Et croyez-moi, ça fait mal !
C’est justement là que le jeu prend tout son intérêt. Il ne faut pas seulement être fort. Il faut aussi savoir quand avancer, quand combattre et surtout quand prendre la fuite.

L’autre élément important concerne évidemment les objets. Torneko étant marchand de profession, il récupère énormément de choses au cours de ses explorations : armes, boucliers, potions et autres objets utiles. Le problème, c’est que l’inventaire n’est pas infini. Il faut donc faire des choix et apprendre à conserver ce qui peut réellement nous servir. Certains objets peuvent également être revendus afin de récupérer de l’argent et d’améliorer progressivement notre équipement.
Et c’est finalement cette boucle qui rend Torneko’s Mystery Dungeon aussi addictif. On entre dans un donjon, on récupère quelques objets, on prend des risques pour aller toujours plus loin et, si tout se passe bien, on revient avec un beau butin. Mais attention, car la mort peut faire très mal et nous faire perdre une bonne partie de notre progression.
Le jeu ajoute également quelques éléments qui viennent pimenter l’aventure. Il faut notamment surveiller la faim de notre cher Torneko. Vous pouvez très bien traverser plusieurs étages avec seulement une miche de pain et ne rien trouver pour vous nourrir. Il faudra alors réfléchir à vos déplacements et ne pas perdre trop de temps.

Même si les donjons sont générés aléatoirement, le tout reste terriblement prenant. On apprend de ses erreurs. On comprend quelle arme utiliser contre tel monstre ou quel bouclier porter pour éviter le poison. Petit à petit, on progresse et on prend de meilleures décisions.
On se prend donc au jeu, on meurt, on ramène de l’argent à sa chère femme, le magasin s’agrandit, Torneko devient de plus en plus connu et on recommence. Encore et encore. C’est cette boucle toute simple qui m’a finalement complètement accroché.
Torneko, le vieux pot qui m’a surpris
Je ne m’attendais franchement à rien. J’avais même en horreur le genre Mystery Dungeon. Je pensais que sa boucle de gameplay serait trop simple pour rester intéressante sur la durée. Et puis, manette en main, j’ai fait mon premier donjon. Je suis mort. Je suis revenu. J’ai compris. J’ai appris.
Ensuite, j’ai parcouru encore et encore les différents étages, sans vraiment me rendre compte que le temps passait. Le jeu m’a finalement offert ce que l’on attend d’un bon titre : le plaisir de voyager, de se couper du monde qui nous entoure et de simplement prendre du plaisir à jouer.
Ce petit shadow drop, même si son prix peut faire grincer des dents, mérite clairement qu’on lui laisse sa chance. Pour les fans de Dragon Quest, c’est même une belle occasion de découvrir un morceau perdu de l’histoire de la série.
Personnellement, je n’attends désormais qu’une chose : que les suites arrivent chez nous. Et qui sait, peut-être que Yangus pointera lui aussi le bout de son nez un jour…
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ragon Quest Heroes: Torneko’s Mystery Dungeon
- Date de sortie (Japon) : 09/09/2026
- Date de sortie (Europe) : 09/09/2026
- Développeur : Square Enix
- Éditeur : Square Enix
- Genres : Tour par tour
- Consoles : PS4, PS5, Switch, PC, Series
- Scénario 60%
- Technique 70%
- Gameplay 70%
- Plaisir 90%
- Pour la première fois en anglais
- Une boucle addictive
- Un lifting propre
- Pas de traduction française
- On en voudrait encore...

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