Grand fan du délire des jeux Disgaea, je me suis dit qu’un petit jeu de plateforme dans l’univers de la licence allait apporter un petit plus à ma collection de jeux Nis America. Alors qu’ai-je pensé de ce Prinny 1, lisez la suite !

Introduction

Loin de penser que j’allais faire face à un des jeux de plateforme les plus difficiles que je n’ai jamais eu à tester durant ma vie de rédacteur.

Et c’est un petit mot ! Il faut savoir que ce premier jeu, qui sera disponible en version physique avec directement le deuxième de la série, est déjà paru en 2009 sur la première console portable de Sony.

Aujourd’hui nous sommes en 2020 et le soft, à mon grand désespoir, n’a pas changé d’un poil !

Un peu d’histoire

Etna (personnage des premiers Disgaea) exige le dessert ultime, et c’est à une légion de Prinny de le préparer ! Vous n’êtes pas sans savoir que les petits pingouins tout mignons de la série, sont des âmes pécheresses pour lesquels le maître des enfers doit décider le sort. Dans ce jeu, ils n’ont que 10 heures, 1000 vies et tout un monde d’enfer pour trouver les ingrédients de ce fameux dessert.

Ce qui manque à la légion de Prinny en termes de force, d’intelligence, de charisme et de niveau de classe, elle le compense par le nombre. Chaque fois qu’un Prinny tombe, un nouveau saute pour enfiler l’écharpe et continuer le stage, leur donnant ainsi 1000 vies avant la fin du jeu.

Un monde des enfers

Prinny est un jeu qui ne se prend pas trop au sérieux. La série Disgaea était déjà exagérée et comique dans son ensemble, donc faire un jeu entier avec le personnage se basant sur une blague de la franchise mènerait évidemment à une histoire idiote.

Dans l’ensemble, ce style fonctionne vraiment et permet d’obtenir une intrigue incroyablement légère et agréable.

Prinny 1

Cette histoire loufoque est complétée par les sprites animés, qui sont tout simplement débordants de personnalité.

Toutes les animations de Prinny sont non seulement adorables, mais elles s’inscrivent dans le ton général du jeu. De même, la musique du jeu est également agréable et enjouée.

Gameplay

Comme je l’ai mentionné plus haut, Prinny est un jeu de plates-formes avec une touche d’action. Le QG de Prinny est la plaque tournante du jeu qui vous permet de vous promener et d’accéder aux différents stages du jeu. Ce centre abrite également plusieurs secrets, ainsi que la majorité du contenu supplémentaire du jeu.

Au fur et à mesure de votre progression dans Prinny, vous accumulerez des orbes qui déverrouilleront les différents personnages qui se trouvent au QG Prinny. Ces personnages vous donneront accès à des tonnes d’objets à débloquer, comme des rapports détaillés sur les monstres du jeu, un enregistrement complet de vos données de combat, des réglages de la bande son et des prix spéciaux qui peuvent être gagnés.

Prinny 1

La sélection des stages comprend des lieux aux biomes variés. Selon l’heure de la journée à laquelle vous visitez le niveau, la structure, les ennemis et les boss seront différents.

Après chaque stage, le temps avance et la difficulté s’intensifie à la tombée de la nuit. Ainsi, les niveaux que vous choisirez en premier seront plus faciles que ceux que vous choisirez plus tard, quel que soit le niveau.

Du platformer à l’action, il n’y a qu’un Prinny (ou 1000)

Une fois que vous entrez dans un stage, vous découvrirez que Prinny a quelques astuces dans sa manche. Il peut évidemment se déplacer dans les niveaux, mais il a aussi un double saut et ses fidèles couteaux à sa disposition. Oui, les pingouins utilisent des couteaux. Ses attaques sautées sont vraiment sa seule méthode pour tuer les monstres.

Bien sûr, le saut est le point central d’un platformer et c’est là que Prinny se distingue le plus. Le saut est très précis, mais son exécution est indéniablement tenace. Comme certains platformers d’autrefois, Prinny ne permet pas d’ajuster un saut pendant le saut lui-même.

Prinny 1

Vos seules options sont de sauter à nouveau (un double saut). Sinon, une fois que vous vous engagez dans une direction, surtout lors de votre deuxième saut, vous êtes définitivement bloqué par ce choix. Même si ce n’était pas un bon choix. Cela peut sembler très “raide” aux personnes plus familières avec les platformers flexibles, mais la dynamique de saut de Prinny semble être intentionnellement choisie.

Un défi gratifiant !

Cela m’amène à l’autre élément que les développeurs avaient évidemment prévu : le défi. Prinny est d’une difficulté exaspérante et impitoyable. Cela est évident par le fait que vous commencez le jeu avec 1 000 vies.

Vers la fin du jeu, j’en étais déjà à 677, ce qui signifie que j’ai perdu plus de 300 vies au cours de ma progression.

Mais malgré les morts constantes, Prinny vous laisse le contrôle enfin … un peu de contrôle. En général, si vous mourez, c’est de votre faute et non pas du fait que le jeu est “injuste“.

En allant de point de contrôle en point de contrôle, vous commencez vraiment à vous sentir fier de ce que vous avez accompli. Chaque ennemi que vous battez ou chaque chaîne que vous accumulez dans votre combo-mètre, contribue à cette mentalité de la vieille école qui consiste à faire du platforming pour le plaisir de faire du platforming.

En conclusion

Et le fait d’avoir des combats de boss élaborés à la fin de chaque stage rajoute de la richesse à l’expérience. Bien sûr, Prinny demande beaucoup de concentration et de tâtonnements, mais ce genre de dynamique plaira aux joueurs qui désirent vraiment un défi haletant .

Même s’il y a eu des moments pendant le jeu où j’ai voulu lancer ma Switch dans le mur, je dois quand même avouer que le jeu fut exaltant. Oui, il est conçu pour pousser le joueur à ses limites, mais le gameplay est définitivement gratifiant et le style globalement humoristique, vaut certainement la peine d’être expérimenté.

 

Pour lire le test de Prinny 2, vous pouvez suivre ce lien !

N’hésitez pas à réagir à nos articles sur la page Facebook de JRPGFR !

Soutenez JrpgFR sur Tipeee

7/10

Avis de la rédaction

Plus

  • Un plateformer exigeant
  • Une direction artistique dans l’âme de Disgaea
  • Une grosse dose d’humour

Moins

  • Jeu beaucoup trop court
  • Les sauts figés
  • Aucun travail sur les graphismes depuis la version PSP